*g6 . , ENF
cette fille, il s'enflamma d'aincur. Dès qu'onlui parle de cela, il s’enflamme de colère.
Enflammé, es. participe.
ENFLÉCHURES. s. f.pl. Terme de Marine.Cordes qui traversent les haubans, et qui ser-vent d’échelons pour monter aux hunes, auhaut des mâts.
ENFLER, v. a. Rempli de vent ou d’autrechose qui donne une plus grande extensionqu’à l’ordinaire, qui fait excéder la grosseur oula mesure ordinaire. Enfler un ballon. Enfle:une cornemuse. Enfler la jouc.Eiïfler les joues.Enfler les voiles. L’hydropisie enfle le corps.Les pluies ont enflé la rivière.
On 'dit figurément, Enfler le cœur , enflerle courage , pour dire, Augmenter le courage.Cela lui a enflé le courage. Ce bon succès a en-flé le cœur aux troupes. Par leurs promesses ilsenflaient ses espérances.
On dit aussi quelquefois, Enfler , pour dire,Enorgueillir, donner de la vanité. La prospé-rité l’a extrêmement enflé. Cela Va tellementenflé, que Von ne peut plus vivre avec lui. Etabsolument, La science enfle.
On dit figurément et familièrement d’Uiiglorieux, qu’/ï est enflé comme un ballon.
On dit aussi figurément, Enfler son style ,pour dire, Écrire d’un style ampoulé.
On dit aussi figurément, Enfler le cahier ,enfler les rôles, pour dire, Y mettre des chosesinutiles afin de les grossir.
On dit aussi, Enfler la dépense , pour dire,Y employer de fausses parties pour la grossir etla faire monter plus haut.
On dit dans le meme sens, Enfler un mé-moire, un compte.
Il est aussi neutre, et dans le propre et dansle figuré. Les venins font enfler le corps. Lesjambes lui enflent à -nue d’œil. La rivière, enfletous les jours.
Il s’emploie avec le pronom personnel aupropre et au figuré. La rivière & enfle. Ses jam-bes commencent à s'enfler. Il s'enfle d'orgueil.Il ne faut pas s'enfler des bons succès.
Enflé, Ée. participe. Un corps enflé.
On dit absolument, d’Un liydropique, qu’71est enflé.
lOn dit figurera. Un rôle enflé, un style enflé.
ENFLURE, s. f. Tumeur, extension, gros-seur , bouffissure qui survient extraordinaire-ment en quelque endroit du corps. L'enflure deVhydropisie. Une enflure qui vient d’unefluxion ,d'un coup reçu , ou de la morsure d’une bêlevenimeuse.
On dit figurément, L'enflure du style, pourdir ( e, Le vice d’un style enflé.
On dit aussi figurément, L’enflure du cœur,pour dire, L orgueil, la vanité.
ENFONCEMENT, s. m. Ce qui paroît dejjus éloigne, de plus reculé dans un lieu en-foncé. Dans Venfoncement de la vallée il yavoit un ruisseau. Un enfoncement dans laperspective , dans la peinture. Un bel enfonce -ment. Voilà un beau tableau; on voit dansRenfoncement de ce théâtre, un Palais , unecampagne, etc.
ENF
Il signifie aussi L’action S’enfoncer, de rom-pre , de briser. L'enfoncement d'une porte ,d'une barricade.
ENFONCER, v. a. Mettre au fond, pousservers le fond, faire pénétrer bien avant. Enfon-cer un vase dans l’eau. Enfoncer des pieux.En foncer des pilotis. Enfoncer un clou dans lamuraille. Enfoncer le burin dans le cuivre.Enfoncer un poignard dans le sein. Il lui en-fonça son épée jusqu’aux gardes.
On dit, Enfoncer son chapeau dans la tête ,pour dire, Faire que la tête entre plus avantdans le chapeau.
Enfoncer , signifie aussi, Rompre , briser.Enfoncer une porte. Enfoncer un cabinet. Ihenfoncèrent k plancher. La bombe enfonça lavoûte de la cave. Enfoncer une côte.
On dit, Enfoncer un bataillon , enfoncerun escadron , enfoncer les rangs, pour dire,Les percer, les rompre, les renverser en don-nant dedans.
Enfoncer. v. n. Aller au fond. La nacelleenfonça dans Veau . Un cheval qui eiifonce dansla bouc jusqu’au pcrilrail.
s’enfoncer. Pénétrer bien avant vers lefond , vers le bout. S’enfoncer dans le bois.S'enfoncer dans une caverne. S'enfoncer dansle lit.
Il se dit figurément avec le pronom person-nel , pour dire, Se donner tout entier à quel-que chose. Cet homme s’enfonce dans l'étude ,dans la débauche , dans le jeu.
On dit proverbialement de quelqu'un, qu’/lenfonce une porte ouverte. Yoyez Enfonceub.
Enfoncé , ée. participe,
Cn dit, Avoir les yeux enfoncés dans latête, pour dire, Avoir les yeux creux.
Et on dit figurément d’Un homme épais etstupide , qu 'Il a Vesprit enfoncé dans la ma-tière; et d’Un homme profondément occupé,qu’/l est enfoncé dans ses méditations .
ENFONCEUR. s. m. U n’est guère d’usageque dans cette manière de parler proverbiale :En fonceur de portes ouvertes, pour signifier,Un homme qui se vante d’avoir fait une chosetrès-facile, comme si elle eût été fort difficile.
ENFONÇUKE. subst. f. collect. Toutes lespièces qui font le fond d’une futaille, d’untonneau , etc. Toute l'enfonçure de ce muid-làne vaut rien.
Il se dit aussi De l’assemblage des aïs quel’on mot au bois d’un lit pour en soutenir lapaillasse, les matelas. Une enfonçure de lit.
ENFORCtR. v. a.Rendre plus lort.Enforcirun mur. La bonne nourriture a en for ci ce che-val. Il est de peu d’usage en parlant Des per-sonnes.
Il est aussi neutre, et signifie, Devenir plusforl. Ce cheval en forcit tous les jours. Cet enfanta enforci de moitié.
Il s’emploie ‘dans le même sens avec lepronom personnel. Il s’enforcira. Ce vin s'en-forcit à la gelée.
Enforci, ie. participe.
ENFOUIR, v. a. Cacher en terre. Enfouirun trésor. Enfouir de l’argent.
ENF
On dit aussi, Enfouir du fumier, enfouirdes plantes , des arbres , pour dire, Les - mettreen terre, les couvrir de terre.
On dit figurément, qu’/l ne faut pas enfouir,le talent que Dieu nous a donné; et absolu-ment, qu’/l ne faut pas enfouir le talent, pourdire, qu’il ne faut pas laisser inutile le talentqu’il a plu à Dieu do nous donner.
Enfoui, ie. participe.
ENFOURCHER, verb. act. Monter à chevaljambe de-çà, jambe de-là. Cette femme enfourcheun cheval comme feroit un cavalier. Il n’estque du style familier.
Enfourché, ée. participe,
ENFOURNER, v. act. Mettre dans le four.iUnfourner le pain. Enfourner de la pâtisserie ,
On dit proverbial..ment, À mal enfournero;i fait les pains cornus , pour dire, que Si l’onne commence pas bien une affaire, et qu’on ne!a prenne pas d’abord du bon biais, on a de lapeine à eu venir à bout.
On dit figurément et familièrement, Bienenfourner y mal enfourner , pour dire, Biencommencer une affaire, ou la commencer mal.Il a bien enfourné. Il a mal enfourné.
Enfourné, ée. participe.
ENFREINDRE, v. a. Transgresser, violer,rompre, contrevenir à.... Il n’est d’usage qu’enparlant de Traité, de Loi, de Privilège, d’Cr-donnance, et autres choses semblables. En-freindre les Lois, les Règles , les Coutumes, lesPrivilèges. Enfreindre les Ordonnances. En-freindre un Traité. C'est lui qui a enfreint UTraité , les conditions du Traité .
Enfreint , einte. participe.
ENFROQUER. v. act. Faire Moine . 71$ sssont rendus maîtres de ce jeune homme , et fontenfroquè. Il s’est enfroqué. Il ne se dit qu’enplaisanterie et par mépris. Il n’est bon à rien ,il faut Venfroquer.
Enfroqué, ée. participe.
ENFUIR, verbe neutre, qui ne s’emploiequ’avec le pronom personnel, s’enfuir. Fuirde quelque lieu. S'enfuir de la prison. On I'*mis en prison, mais il s'en est enfui. Il vouloits'enfuir, on l’a arrêté. Si vous me parlez encor&de cela, je m'enfuis. Vous me ferez enfuir,s’enfuit. Il s’est enfui , elle s’est enfuie , ils * csont enfuis.
On dit figurément d’Une liqueur qui sort*qui s’écoule d’un pot, d’un vase, cpTElie s'e ^j’-at. Prenez garde , votre vin s'enfuit.
On dit proverbialement, Ce n’est pas par-k■me le pot s’enfuit, pour dire, Ce n’est pas ^qu’est le mal.
On dis encore figurément et proverbialem. *Ce n’est pas par-là que le pot s’enfuit } pott*dire, Ce n’est pas par-là que l'affaire manquer» \ce n’est pas là le défaut de cet homme.
Il se dit aussi Du vase même d’où la liquei*sent. Cette cruche est fêlée , elle s'enfuit*tonneau est mal relie , il s enfuit.
Enfui, ïe. participe.
ENFUMER, v. a. Noircir par la fumée.fumer des tableau.v pour les fùire paroitreciens. La grande quantité de flambeaux,. & e