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d'esprit^ un Poème, pour dire, V ajouter desornemens. Il a enrichi son discours de figurertouchantes, d’expressions nobles. Il a enrichison ouvrage de recherches curieuses. Enrichirson esprit de nouvelles connoissances.
On dit encore figurém. Enrichir un conteou un récit y pour dire, Ajouter plusieurs cir-constances inventées, pour iembellir, le rendreplus agréable.
On dit aussi figurém .Enrichir une Langue,pour dire , La rendre plus abondante, plusriche par de nouveaux mots ou de nouvellesphrases que l’usage adopte.
Enrichir , s emploie aussi avec le pronompersonnel. Devenir plus riche, plus orné. Lecabinet de ce curieux s'enrichit tous les joursde noi^velles raretés.
On dit figurément, La mémoire s 1 enrichitpar la lecture.
Enrichi , ie. participe.
ENRICHISSEMENT, s. m. Parure, orne-ment, augmentation de richesses. L'enrichisse-ment d'un habit, d’une tapisserie. L'or est ungrand enrichissement dans les étoffes. Les pein-tures , les dorures , sont un grand enrichisse-ment dans une belle maison.
On le dit aussi au sens figuré. Il a ajouté «son discours des citations, des traits gui sontun grand enrichissement. Il a embelli sonPoème de belles descriptions gui y font ungrand enrichissement. Un sage emploi de motsétrangers contribue à l’enrichissement d'uneLangue.
ENRÔLEMENT, s. m. Action d'enrôler, oude s’enrôler. Les enrôlemens forcés sont défen-dus. Son enrôlement a été 'volontaire.
Enrôlement, signifie aussi L’acte, la feuilleou l’enrôlement est écrit. J'ai son enrôlementdans ma poche.
ENRÔLER, v. a. Mettre, écrire sur le rôle.
11 se dit particulièrement Des gens de guerre.•Enrôler des soldats. Enrôler des matelots. Onl'a enrôlé dans une compagnie d'Infanterie. Oneut, avec le pronom personnel, S'enrôler ,pourdire, Se faire soldat. Il s'est enrôlé depuis deuxjours.
On dit par extension et dans le style fami-lier, dpi Un homme s’est enrôlé dans une con-frérie , dans une compagnie 3 dans une société.
Enrôlé, ée. participe.
ENROUEMENT, s. m, (On prononce En-fournent.) État, incommodité de celui qui estenroué. Avoir un grand enrouement.
ENROUER, v. act. Rendre la voix rauque,moins nette et moins libre qu’à l’ordinaire. Lebrouillard, le serein Va enroué. Les effortsqu’il a faits pour se faire entendre de ses audi-teurs Vont enroue.
Il s’emploie avec le pronom personnel, S'en-roua' à force de parler. À force de crier , luvoix s’enroue. Je me suis enroue.
Enroué, ée. participe. Un homme enroue.Avoir la voix enrouée.
On dit, U p ar l e enroué; et Enroué se prendadverbialement dan, cette phrase.
EjNBOUILLER. v. act. Rendre rouillé, en- |
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gendrer de la rouille sur. L'humidité en-
rouillé le fer.
ïl s’emploie aussi avec le pronom personnel.Le fer s’enrouille.
On dit figurément : La Province enrouilléun homme. L'oisiveté enrouille l'esprit. Il s'esttout-à-fait enrouillé dans sa campagne.
Enrouillé , ée. participe.
ENROULEMENT, s. m. Terme d’Arehitec-ture et de Jardinage. Ce qui est tourné en spi-rale. L’enroulement d'un chapiteau , d’un ga-zon, etc.
ENRUE. ?. f. Terme 3*Agriculture . Sillonfort large, composé de plusieurs raies de terresrelevées par la charrue. Labourer en enrue.
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ENSABLEMENT, subst. m. Amas de sableformé par un courant d’eau, au par le vent. Ily a un ensablement gui gêne la navigationdans cette nViére. Le vent cause des ensable-merts dans les déserts de l'Arabie.
ENSABLER, v. act. Faire échouer sur lesable. Il n’y avoit pas assez d’eau dans la ri-vière , le batelier nous a ensablés . Il ne se ditque sur les rivières.
Il s’emploie aussi avec le pronom person-nel. Le bateau s'est ensablé. Il s’ensable à tousmomens.
Ensablé, ée. participe.
ENSACHER, v. act. Mettre dans un grandsac. Ensacher des noix , des pommes, desgrains, etc.
Ensaché , ée. participe.
ENSATSINEMENT. s. m. Acte par lequelon ensaisine. Droit d’ensaisinement. L’ensaisi-nement est d'un tel jour. Ensaisinement d’uncontrat.
ENSAISINER. v. a. Il n’est d’usage qu’encette phrase, Ensaisiner un contrat, et se ditdu Seigneur censier, lorsque par un acte il re-connoît un acquéreur pour son nouveau te-nancier.
Ensaisiné , ée. participe.
ENSANGLANTER, v. act. Tacher de sang,souiller de sang. La blessiu'e gu’il reçut ensan-glanta tout son habit. La terre ètoit tout en-sanglantée.
On dit figurément, qu ’Un Prince a ensan-glanté son règne , pour dire, qu’il a été cruel,et qu’il a fait mourir beaucoup de monde.
On dit aussi figurément, qu’il ne faut pasensanglanter lu scène , pour dire, qu’il ne fautreprésenter aucun meurtre sur le théâtre.
Ensanglanté , ée. participe.
ENSEIGNE, s. f. Marque, indice servant àfaire rcconnoilre quelque cl:ose. Je le reconnusà l'enseigne gu'on m’en avoit donnée.
Gn s’en sert plus ordinairement au pluriel.J’ai été chez vous, à telles enseignes gue , etc.c’est-à-dire, Et la preuve en est que, etc. Don-ner de bonnes enseignes, défaussés enseignes.Venir « tonnes enseignes , à fausses enseignes.
On dit aussi, A bonnes enseignes, pour dire,À bon titre, à juste titre.
Enseigne, siguifie aussi Le tableau, la figure,
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ou autre chose que Ion attache ou que l’onpend à la maison d’un Marchand, 'd’un Arti-san j d’un Cabareticr, pour la désigner. Il logeà une telle enseigne. N'y a-t-il point d’enseigneà notre logis?À l'enseigne de VÊcu dcFrance ,du Lion • d’or, etc. Une maison ou pend pourenseigne le Cheval blanc.
On dit proverbialement d Un méchant por-trait, d’un méchant tableau, qu’/l n’est bongu’à faire une enseigne tl bière.
Il signifioit autrefois Les drapeaux que portel’Infanterie, et qui servent à distinguer les corps,et à les faire reconnoîlre plus facilement auxsoldats ; mais il ne se dit plus guère en ce sens.On dit néanmoins encore : Tambour battant etEnseignes déployées. Combattre sous les Ensei-gnes de guclgu'un,marcher sous sesEnscignes.Les Enseignes Romaines étoient des aigles.
On dit figurément, Marcher sous les Ensei-gnes de quelqu’un, pour dire,Suivre son parti.
Il signifie aussi La charge de celui qui portele drapeau, qu’on appeloit Enseigne. Le Roi adonné une Enseigne à un tel. Il a eu l'Ensei-gne de la Colonelle.
Il signifie aussi Celui qui a cette charge, etqui porte le drapeau dans les occasions; alorsil est masculin. Un Enseigne aux Gardes amonté le premier à lu brèche.
Il y a aussi des Officiers qu’on appelle En-seignes , dans la Gendarmerie, dans les Gardesdu Corps et dans les Mousquetaires, sur lesGalères et sur les Vaisseaux.
On appelle Enseigne de diamans, enseignede pierreries, Plusieurs pierreries arrangées etmontées en forme de rose, ou de quelque autrefigure, dont on se servoit autrefois. Il portoitune enseigne de diamans au chapeau. Elleportoit à sa coiffiire une enseigne de pierreries.
ENSEIGNEMENT, subst. m. Instruction ,précepte. Il se dit plus ordinairement en par-lant Des choses morales. Donne;' de bons en-seignemens. Il n'a guère profité des bons en-seignement guan lui a donnés. Les malheursd’autrui nous doivent servir d’enseignement.
Il se dit aussi De l’action d’enseigner. CeMaître a la pratique de l'enseignement. L’en-seignement demande des méthodes appropriéesà l'intelligence et « In capacité de ceux gu’onveut instruire. L'enseignement public est fortnégligé.
On appelle en termes ‘de Pratique, Ensei-gnemens, Les pièces qui servent ù prouver, hétablir un droit, une possession, une qualité,etc. Fournir des titres et enseignemens. Sous-traire, détourna ■ des titres et enseignemens. Onne le dit guère seul et sans le mot de Titres.
ENSEIGNER, v. a. Instruire. Enseigner lajeunesse. Enseigner les iqnorans. Enseignerdes enfans.
Il signifie aussi , Montrer quelque science,en donner des leçons. Enseigner la Philosophieti quelqu’un. jEnseiqner la Théologie. Ensei-gner les Langues. Méthode d’enseigner lessciences. Enseigner la vertu.
Il veut dire encore, Indiquer, faire connoitrequelque chose que ce soit. Enseignez—moi une