EN T
fortement préoccupé. Un enfant, un vieillardentêté.
Il est aussi substantif ; et alors il signifie Unhomme qui s'attache opiniâtrement aux chosesdont il a été une fois préoccupé. C’est un entete.
ENTHOUSIASME, s. m. Émotion extraor-dinaire de l’âme, causée par une inspirationqui est ou qui paroit divine. Saùl se trouvant"parmi les Prophètes, fut saisi au meme en-thousiasme qu’eux. U «e dit plus ordinairementDes Sibylles, de la Pythie, et de ceux qui pro-nonçoient les Oracles du Paganisme. La Sibylle dans son enthousiasme avoit p-édit que....
Il signifie aussi Uu mouvement extraordi-naire de lâme, qu’un Poëte, un Orateur, unhomme qui travaille de génie, éprouve dansle moment de la composition, et qui T élève enquelque sorte tM-dessus de lui-même. Heu-reux, noble enthousiasme. -Enthousiasme poé-tique. Quand Venthousiasme le prend. Il neparle que par enthousiasme. Entrer en enthou-siasme.
Il signifie aussi, Admiration! outrée, goûtexcessif pour une personne ou pour une chose.Son enthousiasme pour cet Auteur , pour cetouvrage, l'aveugle. C’est un homme à enthou-siasme. Ses enthousiasmes sont ridicules, maisils ne durent pas .
ENTHOUSIASMER, v. a. Charmer, raviren admiration. La lecture de cet ouvrage Vavoitenthousiasmé. Il s’est laissé enthousiasmer decette musique , de la voix de cette femme.
Il s’emploie aussi avec'le pronom personnel.Cet homme s enthousiasme aisément. Il se prendplus souvent en mauvaise part.
Enthousiasme , ée. participe.
ENTHOUSIASTE, s- des a g. Visionnaire,fanatique. C'est un enthousiaste. On appcloitainsi Certains Hérétiques qui se croyoient ins-pirés,
11 signifie aussi Admirateur outré. Il est en-thousiaste de cct ouvrage.
ENTHYMÈME. s. m. Terme de Logique.Argument qui ne consiste que dans deux pro-positions, dont Tune est la conséquence del autre. La raillerie fait des ennemis, donc ilfaut l éviter, est un enthymème. Les Orateursse servent plus ordinairement de lenthymèmeque du syllogisme.
ENTICHER, v. a. Commencer à gâter, àcorrompre. Son plus grand usage est au parti-cipe. Ces fruits sont un peu entichés.
H se dit figurément et familièrement, enparlant De mauvaises opinions en fait de doc-trine et de religion. Qui vous a entiché de cetteopinion? On le soupçonne d’êire un peu enti-ché de Jansénisme . Il est du style familier.
Entiché , ÉE. participe.
ENTIER, 1ÈRE. adj.Complet, qui a toute?ses parties, ou que 1 on considéra dans touteR on étendue. Un pain entier. Un jour entier.Lne année entière. Une Province entière. Lemonde entier. L'univers entier.
Om y joint quelquefois le nom de Tout, pourappuyer davantage. Attendre une heure iGuicentièi e. Lu e un livre tout entier, i
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Il s’applique aussi aux choses morales. Vivredans un entier détachement des choses dumonde. Avoir une entière confiante en Dieu .Conserver saj'aison toute entière. Vivre dansun entier ahandonnement, un entier délaisse-ment. Laisser une entière liberté à ses amis.Conserver sa réputation entière , sa vertu en-tière.
On dit, en style de Barreau surtout, en par-lant d’Un étal de choses dont les circonstancesne sont plus les mêmes, Les choses ne sont pasentières.
On dit figurément, qu'Une affaire, qu'unefonction, qu’une charge , qu’une science de-mande un homme tout entier, pour dire, qu’ilest nécessaire qu’il y emploie tous ses soins,toute son attention et tout son temps.
Ou dit daus le même sens ? Celte occupationm'intéresse , je m'y suis livré tout entier, elleprend mon temps tout entier, mon attentiontoute entière.
On dit aussi, Mourir tout entier , pour dire,Ne laisser aucun souvenir, aucune renomméeapiès sa mort.
En son entier. En leur entier. Façons deparler qu’on emploie substantivement, pourmarquer qu’il n'y a rien de changé, de gâté,d’altéré dans les choses dont on parle, qu’ellessont encore au même état qu’auparavant. Çcttepièce est rapportée en son entier dans un tel li-vre. Cet Amphithéâtre, ce Temple est encoreen son entier. Celte affaire est encore en sonentier. La chose est en son entier. Remettreles choses en leur entier.
Entier , s'emploie aussi substantivement,en termes d’Arithinctique, pour, Un nom-bre composé de toutes ses parties. Quatre quartsfont wi entier.
Entier, signifie aussi, Opiniâtre, attaché àses sentimens. C'est un homme entier , bien en-tier, fort entier en ses opinions. C'est un espritfort entier . Celte femme est fort opiniâtre , fortentière.
On dit, Un cheval entier , pour dire, Uncheval qui n’est pas hongre.
ENTIÈREMENT, adv. Totalement, tout-;\-fait. Entièrement ruiné. Abandonner entière-ment. Sc livrer entièiement à Vétude , au jeu,aux plaisirs , etc.
ENTITÉ, s. fém. Terme didactique de l’an-cienne École. Ce qui constitue l’être ou l’essencede quelque chose. Ainsi les Scolastiques disoient,l'Entité de Pierre , pour désigner, La qualitéqui le constitue Être .
ENTOILAOE. s. m. Toile ou réseau Imitantla dentelle, auquel on coud une dentelle. En-toilage de mousseline. Entoilage de toile deFrise.
ENTOILER, v. a. Remettre de la toile à ladentelle d’une cravate, d’un mouchoir de cou,etc. Entoiler un mouchoir , une cravate.
On dit, Entoiler une estampe , une carte deGéographie , pour dire, Les coller sur une toile.Il a fait entoiler toutes ses estampes.
Entoilé, ée. participe.
ENTONNER, v. a. Verser une liqueur dans
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un tonneau. Entonner du vin , du cidre , ditvinaigre , etc. Il faut prendre gonfle que les fu-tailles soient bonnes avant que d f y entonner levin.
On ’dit familièrement d’Un homme qui boitbeaucoup, qu II entonne bien.
Entonner, avec le pronom personnel, sedit Du vent lorsqu il entie avec impétuositédans un lieu étroit. En ce sens il est réciproque.Le vent s'entonne dans celte cheminée.
ENTONNER, v. a. Mettre un air sur le ton.Entonner les notes. Entonner l'Antienne. En-tonner un air.
Il se dit aussi absolument. Ce chantre en-tonne bien , entonne juste. Il a mal entonné.
Il signifie aussi, Chanter le commencement,les premières paroles d’une Hymne , d’unPsaume, d’uuc Antienne, d’un air, etc. Enfcui-ller le Te Deum. Entonner le Magnificat . En-tonner le Salve Regina .
Entonné, ée. participe.
. i N TON NOIR. s. m. Instrument avec lequelon entonne une liqueur. Entonnoir de bois.Êplonnoir de fer-blanc. Il y a de petits enton-noirs d'or et d'argent pour remplir de petitsflacons.
Entonnoir, en Anatomie , c’est une cavitéou fossette qu’on trouve entre la base du pilierantérieur de la voûte du cerveau, et la partieantérieure du point de réunion des nerfs optiques.
C’est aussi un instrument de Chirurgie,dont on se sert pour conduire le cautère actuelsur l’os Unguis dans l’opération de la fistulelacrymale.
Ou appelle 6n Botanique, Fleurs en enton-noir, Des fleurs qui ont la forme d’un entonnoir.
ENTORSE, s. f. U a la môme significationque Détorse. Se donner une entorse. Il s'estdorme une furieuse entorse au poignet, au pied.
On dit figurément et familièrement d’Unhomme eu place, en charge, en faveur, donton a diminué par quelque moyen l'autorité oule crédit, qu’Ou lui a donné une entorse. Cethomme se croyait bien établi dans le poste oùil était, mais on lui a donné une rude , uneterrible entorse.
On dit dans le même sens, Sa fortune , soncrédit a souffert une rude entorse.
On dit aussi, Donner une entorse à un texte,à un passage, pour dire, Le détourner de sonvrai sens, de sou sens naturel, et lui faire si-gnifier autre chose que ce qu il signifie.
ENTORTILLEMENT, s. maso. (Oamouiïlsles L dans ce mot et le suivant, ) L’action de cequi s’entortille autour de quelque chose, i'éutd’une chose entortillée autour d’une autre.L entortillement d un serpent. L'entortillementdu iiei de la vigne.
Ü se dit au figuré De l'embarras et de l’obs-curité du style. 11 y a de Ventortillement danscette phrase.
ENTORTILLER, v. act. Envelopper dansquelque chose, enveIopper*tout autour en toi-tillant. Entortillez cela dans du papier. S en-tortiller dans son manteau, dans sa couverture.
On dit Des choses qui s’attachent à d’autres,-
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