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telle chose et telle autre, pour dire, ïl y a celtedifférence d’une telle chose avec une. autre.
On dit dans le même sens, Il y a entre cesdeux choses, entre ces deux, hommes la mêmedifférence , qu’entre le jour et la nuit.
On se sert aussi de cette préposition pourexprimer ce qui tient de deux choses. Le gmsest entre le blanc et le noir. Et en ce sens ondit proverbialement, Entre chien et loup , pourdire, Cette partie du soir qui tient du jour etHe la nuit. On dit aussi de même, Entre douxet hagard, pour dite, gui tient de l’un et del’autre.
Cette préposition est une de celles qui en-trent dans la composition des noms et des ver-bes. Entre-deux. Entrefaites. Entr'actes. Entre -piets. Entrecouper. Entrelacer, etc.
Dans les verbes où ceuc préposition estjointe avec le pronom personnel, elle signifieUne action réciproque. S'entre-nuire. S'entre-battre. S'entr'aimer. S’entre-secourir. S'entre-choquer , etc. On trouvera dans leur ordre ceuxqui sont les plus usités.
Entre , signifie aussi dans la compositionde quelques verbes , Une action diminutive.Entr’ouvrir, Entr ouïr, Entrevoir, pour dire,Ouvrir, ouïr, et voir à demi.
ENTRE-BAILLER. V. a. Entr’ouvrir légè-renient. Entre-bailler une porte.
Entre-bàillé , ée. participe.
ENTRE-BAlLLÉ , ÉE. adj. Il ne se dit qued’Une porte ou d’une fenêtre qui n’est pas en-tièrement ferme'e. Il faut laisser cette porte en-tre-baillée.
ENTRE-BAISER , v. qui ne s’emploiequ’avec le pronom personnel, s’ENTRE-BAI-SER. Se baiser l’un l’autre. Ils s'entre-baisentavec une grande affection.
ENTRECHAT, s. m. Sorte de mouvementqu'on fait dans la danse haute, où le danseurcroise les jambes à plusieurs reprises pendantqu’il est en l’air. Il fait fort bien les entrechats.Battre un entrechat. Entrechat à six, à huit.Un entrechat bien passé.
ENTRE-CHOQUER, verbe qui ne s’em-ploie qu’avec le pronom personnel, S'ENTRE-CHOQUER. Se choquer l’un l’auire. I n cou-rant ils se sont entrechoqués.
Il signifie figurément, Se contredire avec ai-greur, s'opposer l’un h l’autre pour se nuire.Ces deux hommes ne songent qu'à se détruireVint Vautre , ils ne font que s’ entre-choquer.
ENTRE-COLON SE, ou ENTRE-COLON-NEMENT. s. m. Terme d’Architecture. L’es-pace qui est entre deux colonnes. Les Archi-tectes ne se servent guère de ce mot qu’au plu-riel. Dans les entre-colonnes.
ENTRE-CÔTE. s. # ro. Morceau de viandecoupé entre deux côtes de bœuf. Cet entre-cotees t très-tendre.
ENTRECOUPER, v. a. Couper en divers^droits, par divers endroits. Les canaux quien trecoupent les jardins, les rendent plus agréa-bles. Ce pays est tout entrecoupé de ruisseaux,*^ e collines.
On dit figurément, quUn discours est en-
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trecoupê de digressions , de citations, de paren-thèses, m
On dit, que Ses soupirs entrecoupaient savoix , ses paroles.
s’Entrecoxjper , se dit Des chevaux et au-tres animaux qui se blessent en se frottant unpied contre l’autre quand ils marchent. Ce che-val est sujet à s’entrecouper. Ce mulet s'entre-coupe des pieds de devant.
Cn dit plus ordinairement, Sc coupe.
Entrecoupé, ée. participe. Style entrecoupé.Voix entrecoupée.
ENTRE-DEUX. s. m. Partie qui est au mi-lieu de deux choses avec lesquelles elle a rela-tion ou contiguïté. On a ôté Ventre-deux quiiêparoit ces deux chambres. Dans Ventre-deuxde ces deux pilotis. L'entre-deux des épaules.
On appelle Entre-deux de morue , Lu partiequi est entre la tête et la queue.
Entre-deux, s’emploie adverbialement dansces phrases ou d’autres semblables : Ce moutonest-â tendre ou dur? Entre-deux. Fait-rl froid?Entre-deux.
ENTRE-DONNER, verbe qui ne s’emploiequ’avec le pronom personnel, s’ENTRE-DON-NER. Se donner mutuellement quelque chose.
ENTRÉE, s. f. Le lieu par où l’on entre.L'entrée de îrt Ville. L'entrée de la maison.L'enti'éede l’Église. L’entrée dupont. Boucher,fermer l'entrée. Entrée étroite , large, obscure,claire. Dès Ventrée. Tout à Ventrée. Cette mai-son estbelle, mais Ventrée en est incommode,en est vilaine.
On dit aussi : L’cntiée d’un chapeau, d'uneJ;otte, d'un soulier, d'une manche, etc. Cesbottes sont trop larges (Ventrée. L’enti'êc d'uneserrure .
Il signifie aussi L’action d’entrer. Il entradans la chambre, été son entrée, dès son entrée,on reconnut qu'il avoit du chagrin. Se trouverà l'entrée des Juges.
H se dit encore plus ordinairement De l’ac-tion d’entrer solennellement dans une Ville.L'entrée du Roi. L’entrée de la Reine. L'entréedu Légat. L’entrée d'un Ambassadeur, d'unGouverneur de Province , etc. Faire son entréedans une Ville. Faire son entrée publique.
Il veut dire aussi La réception solennellequ’on fait à un Roi, à une Reine, à un Légat,etc. lorsqu’ils entrent en cérémonie dans uneVille* On fit une magnifique entrée à ce Prince,à cette Princesse.
Entrées, au pluriel, se dit aussi Du droitqui est attaché à {certaines- Charges, ou accordéà certaines personnes, de pouvoir entrer dansla chambre du Roi à des heures où les autresCourtisans n’entrent point. Cette Charge donnetoutes les entrées. Cet Officier a vendu saCharge, et lePrince lui a conservé les'entrées.Avoir les entrées. Prendre ses entrées. Il y alegrandes cl les petites entrées. Les entrées de lachambre.
Entrée, se prend aussi quelquefois pourSéance dans un Tribunal, aux Etats, dans uneDiète, dans une Assemblée. Le Gouverneur deParis a entrée au Parlement. Ce prince a entrée *
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à la Diète. Ce Baron n'a point d'entre e; auxÉtats.
On dit d’Un homme qui entre sans payer à
I Opéra, à la Comédie, qu 'Il a son entrée, sesentrées à l’Opéra, à la Comédie.
Il signifie aussi figurera., Occasion, ouver-ture. L’hérésie de Luther a donné entrée à uneinfinité d’autres cireurs. Cet incident a donneentrée à la proposition que j’ai faite. Le luxea donné entrée à beaucoup de désordres. Celalui a donné entrée dans les bonnes gruces duPrince.
Il signifie figurcment,’Commencement. ÀVentrée , vers l'entrée de l'hiver. Dès feutrée durepas. À Ventrée de son discours. A Tentree du■livre. L’entrée de son Pontificat.
On dit aussi. Dès Ventrée de table, pour'dire, Dès le commencement du repas-.
Entrée, se dit aussi De certains mets qui seservent au commencement du repas. Les potagesètoient bons, mais les entrées ne valoient rien.
II y avoit tant de plats d'enti'ée. Tourte d’en-trée, etc.
Entrée, signifie Le droit qu’on paye pouxles marchandises qui entrent dans ,une Ville,dans une Province, dans un Royaume, etc.'Payer Ventrée, les droits d’entrée. L’entrée duvin. Droits d'entrée et de sortie. Cela payeentrée.
Entrée de Bat.let. Partie d’un Ballet dan-sant, laquelle y fait le même effet que les scènesdans les pièces dramatiques. Il se dit aussi Dcaactes d’un Opéra-Ballet, lorsque chaque acteest un sujet détaché. La première,-la seconde'entrée.
On dit proverbialement èt figurcment d’Unhomme qui entre dans une compagnie, et quicn sort aussitôt après avoir fait ou dit quelquechose de ridicule, de mal à propos, qu'il a fait'une belle entrée de ballet,, une étrange entréede ballet
On dit adverbialement, D'entrée, pour dire,D’abord. Il nous dit d'entrée trois ou quatre'fausses nouvelles. Il est vieux.
On dit, D'entrée de jeu , pour dire, Dès lecommencement du jeu. Il se mit à jouer, etd'entrée de jeu il perdit la moitié de son argent
On dit figurément et familièrement, D'entreede jeu, pour dire, D’abord. D’entrée de jeu ilse mit en colèrei D’entrée de jeu il fit paroitreson extravagance.
ENTREFAITES, s. f. pl.'Ce mot ne se dîtque dans ces manières de parler adverbiales ;Dans ces-entrefaites, sur ces entrefaites, pourdire, Pendant ce temps-là, pendant que les-choses étoient dans un tel état. On ne l’emploieguère qu au pluriel. On dit cependant quelque-fois, Dans l entre faite, dans celte entrefaile.
ENTRE-FR:APPER. verbe qui ne s’emploiequ’avec le pron. personnel, s’ENTRE-FRAF-PER. Se frapper l’un l’autre.
ENTREGENT, s. m. Manière adroite de sc-conduire dans le monde. Cet homme ne ferapas fortune, il n’a point d’entregent. U est dustyle familier.
ENTR’ÉGORGER-, verbe qui ne s’emploie.