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lire quelque embellissement, quelque ornementqui n’en soit pas détache, ou qui fasse mêmeune pièce utile. Cette table a été épargnée dansl’épaisseur du roc.
On dit Épargna' , en termes de Dessin et deMiniature sur ivoire, Quand le papier ou l’i-voire produit sans crayon ni peinture les lu-mières des chairs.
On dit aussi qu 'Un Tailleur , qu’une Cou-turière épargne de l'étoffe , pour dire, qu’En lataillant ils font en sorte qu’il en reste pour en(aire quelque autre chose que ce qu’ils ont en-trepris. Ce Tailleur a épargné une culotte dansle drap de ce manteau.
Épargné, ée. participe.
ÉPARPILLEMENT, s. m. Action d’epar-piller, ou 1 état de ce qui est éparpillé. L’épar-pillement de la lumière. L'éparpillement de sestroupes lui fit perdre la bataille.
ÉPARPILLER, v. a. Épandre dru et menu,ça et là. U se dit Des choses légères, minces,et qui sont en petit corps. Eparpiller de lapaille , du foin, de la cendre, de lu braise, despapiers , etc. Un tourbillon gui a éparpillé cefoin , ces javelles.
On dit figurément et familièrement d’T?n'dissipateur, qu’/l a bien eparpillé de l'argent,pour signifier, qu’il a beaucoup employé d’ar-gent eu folles dépenses.
Éparpille, ée. participe.
ÉPARS, ARSE. adj. Épandu çi et là endivers endroits. Les loups avoient épouvanté htroupeau, il étoit épars dans les Mes, dans levignes. Les Juifs n’ont point de Pays certainils sont épars dans tous les Pays du mov.de.Bataillons épars. Il a ramassé toutes les parti-cularités. de notre histoire gui étoient éparsedans les livres , dans les chartes , etc.
ÉPAR VIN ou Épervir. s. m. Tumeur dure,bosse qui vient aux jarrets d’un cheval, qui luifait lever la jambe plus haut qu’il ne feroit sanscela. Ce cheval a un éparvin , les éparvins.
ÉPATER, v. a. Il n’est guère d’usage qu’auparticipe Epaté , qui ne se dit au propre qued’Un verre qui a le pied cassé. Un verre épaté.
On appelle Nez épaté, Un gros nez large etcourt.
Épaté, ée. participe.
ÉPAULARD.'s. m. Nom d’un grand poissonde mtr de la forme d’un dauphin, mais beau-coup plus gros. Il s’en trouve qui pèsent jusqu’àmille livres.
ÉPAULE, s. f. Partie, membre du corps,qui est au-dessous du chignon du cou, et sejoint au bras dans l’homme, et à la jambe dedevant dans les animaux à quatre pieds. Cethomme a uue épaule haute, une grosse épaule.Il a lepmde démise , rompue, fracassée. Ilporte un fardeau sur Vépaule. Porter, le mous-guet sur l épaulé ^ sur sou épaule. On lui 6ta lemanteau de dessus les épaulés, tSur les deuxépaules. Il est cjigoncé , il a la tête dans lesépaules. Pousset' de l'epaule, avec l’épnuïe. Prê-ter l’épaule pour relever un faj’deau. Il est plushaut gue vous de toutes les épaules. Il a le sépaules larges , de lunjfjs épaules. Ipaulc de
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mowfon. Épaule de veau. Ce sanglier, ce chevalest blessé à Vépaule.
On dit familièrement, Manger par-dessusVépaule , jouer pai'-dessus l’épaule, pour di’*',Manger derrière les autres, jouer quand on n’apoint de place à la table où l’on joue.
On dit de meme, qu’On a mis un hommedehors par les épaules , pour dire, qu’On l’achassé honteusement.
On dit figurément cl familièrement, Regarderguelgu’un par-dessus Vépaule , pour dire, Leregarder avec mépris.
On dit, Hausser lesépaules , Icvei'les épaules,p ; our dire, Témoigner en haussant les épaules,qu’une chose déplaît, qu’elle choque, et plussouvent qu’elle n’inspire que du mépris. Celame fait hausser les épaules. Il n'y a rien à ré-pondre à cela f il n'y agu'à hausser lesépaules.
On dit figurément et familièrement, Je portecet homme sur mes épaules , pour dire , Cethomme me pèse, il m’est à charge parles chosesquil fait, ou par celles qu’il dit.
On dit encore familièrem., Plier les épaules,baisser les épaules , pour dire , Recevoir avecsoumission une chose fâcheuse, désagréable.On lui dit des paroles dures, il s'en alla pliant ,laissant les épaules.
On dit proverbialement et figurém., qu 'Unhomme fera une chose par-dessus Vépaule ,pour dire, qu’il ne la fera point du tqut. Pen-sez-vous gu'il vous paye? il vous paiera par-dessus Vépaule. 11 est populaire.
Cn dit figurément et familièrement d’Unhomme qui n’a pas assez 'de capacité, assez delien, qu’/I na pas les épaules assez fortes.qu’il a les épaules trôp fuiblui pour un teemploi, pour soutenir une charge , «ne dignité
On dit figurénieut et familièrement, PrêterVépaule ti guelgu’un , pour dire, Lui aider, lesoutenir. Il a des amis gui lui prêtent Vépaule ,sans guoi- il ne pourvoit pas soutenir cette af-fame, cette dépense.
On dit figurément et familièrement, Donnerun coup d'épaule, pour dire, Aider à quelquechose, venir au secours de quelqu’un.
On dit figurément et familièrement, Pousserle temps avec l'épaule , pour dire, Subsisteravec peine en attendant mieux, ou gagner dutemps pour attendre quelque conjoncture plusfavorable.
On dit proverbialement et populairementd’Un avare, qu’il ne jette pas les épaules demouton par la fenêtre.
On appelle L'épaule d'un bastion, Le flancd’un bastion ’ 7 et Angle de Vépaule , L’angle quiest entre le flanc et la face.
ÉPAULÉE, s. f. Efibrtqu’onfaitdc l’épaulepour pousser quelque chose. On a roulé cettepierre , cette poutre par épaulées.
On-dit figurément et familièrement, Faire unechose par épaulées, pour dire, La fuite a di-verses reprises, et négligemment.
On diten termesde boucherie, Une épaulée ,pour dire, Le quartier de devant du mouton,dont on a retranché l'épaule.
ÉPAULEàlENT. s. ni. Tenue de Fortifie*-
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tion. Espèce de rempart fait de fascines et deterre, etc. qui sert principalement pour couvrirune batterie de canon, pour couvrir des trou-pes. Cet épaulemenl est bien fait. Cet épaule-ment doit être épais pour le moins de vingtpieds de terre remuée. Les embrasures d'unépaulement.
ÉPAULER, v. actif. Rompre ou démettre,disloquer Vépaule. Je lui avois prête mon che-val , if Va épaulé. Il n’est d’usage qu en parlantDes bêtes à quatre pieds.
Il se met avec le pronom personnel. Ce che-val s’est épaulé.
Épauler, signifie figurément, Assister, ai-der. Je vuus épaulerai. Il fut épaulé par tels etteîs. Cet homme rcussmet dans celte entreprise,il est bien épaulé.
On dit Des troupes qui sont exposées au ca-non, qu’71 faut les épauler, pour dire , qu’ilfaut les mettre à couvert.
Épaulé, ée. participe. Ce maguignori a tou-jours des bêtes épaulées.
On appelle figurément Une fille qui s’estdéshonorée, Une bête épaulée. On Va trompé ,on lui a donné en mariage une bête épaulée.
On dit aussi familièrement’d’Une personnequi est absolument sans esprit, que C'est unebote épaulée.
ÉPAULETTE, s. f. La partie du corps dejupe qui couvre le dessus de hépatite.
On donne aussi ce nom à Une petite bandede toile qui est sur 1 épaulé de la chemise.
On appelle encore Epaulette, Un tissu d otou d’argent que les Officiers militaires portrutsur Vépaule, et qui sert à distinguer les diffè-re ns grades.
ÉPAVE, adject. des 2 genres. Il se dit Deschoses égarées, et do..; CH ne connoît point lemaître , le propriétaire ; mais principalénîéntDes chevaux, vaches et autres bestiaux. Uncheval épave. Les bêtes épaves. Biens épaves.
U se prend plus souvent au substantif, etalors il est féminin. Les épaves appartiennentau Seigneur sur la tei're duguel elles se trouvent.
Il se dit aussi Des choses que la mer jette s.urles cotes.
Droit d’épave, est Le Droit qu’a le Seigneurde se saisir, de s’approprier les choses épavesqui se trouvent sur ses terres.
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ÉPEAUTRE. s. m. Sorte de blé-froment.Quelques-uns l'appellent Froment locar.
Il y a encore une espèce d’épeautre qu’ounomme Seigle blanc.
ÉPÉE. s. f. Arme offensive et défensive queVon porte ;V son côté. Longue épée. Courte epee.Epée de longueur. Épée de rencontre. Epee decombat. Épée à garde dorée. Épée à garde d’ar-gent, à poignée d’argent, hpée enrichie dediamans, ou simplement Epée de diamant. Sebattre à l'épée et au poignard. Ceux gui por-tent l'épée. Mettre une épée à son côté. Le Con-nétable porte Vépée hante et nue deve/nt le Roi-Le Grand Lcuyer porte l'épie du Roi. Ü savaient l'épée nue. Mettre l’épée à la main. Tirer.