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Vépée. Recevoir des coups de plat d'épée, Je luifis rendre Vépée, rengainer Tépée. Si je le ren-contre , nous mesurerons nos épées. Remettrel’èpèe dans le fourreau. Il lui donna de Vepeedans le ventre. Il lui passa son épée au traversdu corps. Il lui enfonça Vépée jusqu'aux gar-des ^ jusqu’à la (farde. Voilà un grand coupd'épée. Il lepoursuivit Vépée dans les reins.Nossoldats attaquèrent le retranchement des enne-mis Vépée à la main. Emporter un ouvragel’épée à la main. Charger ï epee fl la niant. Ga-gner le fort de l’épée. Je lui fs tomber l’épéedes mains. La Ville fut prise d’assaut, on passatout au fl de Vepee. Jouer de Vépée a deuxmains , ou de l’espadon. Autrefois, quand onfaisoit un Chevalier , on lui cci^noît Vépée.
On appelle absolument L'Epée , L’état desGens d epée, particulièrement par opposition àla Robe. /I a quitté la robe pour l'épée, pourprendre Vépée. Les Gens d’épée. Homme d’é-pée. On l’a mis dans Vépée. On lui a fait pren-dre le parti de l'épée s
On dit proverbialement et figurément, Pour-suivre } pfesser un homme l'épée dans les reins,uoür dire, Le presser fort de conclure,d'ache-ver une affaire.
On le dit aussi pour dire, Le presser dansla dispute par de si fortes raisons, qu’il ne saitque répondre.
On dit figurément, Emporter une chose à la’ppinte de Vépée, pour dire, I/emporter aprèsde grands efforts.
On dit proverbialement et. figurément d’UnGentilhomme qui n’a point de bien, q nll n’aque la cape et Vepée.
On dit aussi d’Un Auteur, d’un ouvrage.quïl n’a que la cape et Vépée , pour dire, qu’ilu a rien de solide. Il se dit par extension Dediverses autres choses qui n’ont pas la force etla solidité quelles devroient avoir.
On dit proverbialement, A vaillant hommecourte épée, pour dire, que La valeur suppléeaux armes.
On dit ironiquement d’Un homme qui a faitune sottise remarquable, qu’il a fait un beaucoup d’épée.
On dit d Une tentative qui n’a point desuite, qui n a point d’effet, que C'est un coupd'épée dans l’eau.
On dit figurément d’Un- homme adroit etvaillant, que C’est une bonne , une rude épée,qu 7 I est brave comme Vépée qu’il porte. Bravecomme son êpee.
On dit aussi figurément d’Un homme quiest toujours prêt à mettre l’épée 4 la main, queSon épée ne tient pas au fourreau.
On'dit proverbialement et figurcment quan -un homme ne peut parvenir à quelque chosequ il voudroit bien avoir, que Son epée est tro ( ,
courte.
On dit, que L'épée de guelquun est vierge.pour dire, q u ’H n ’a jamais tiré l'épée.
On dit De gens qu'on voit dans une s;grande mésintelligence , qu’ils se qiierellcn 1pour la moindre chose, qu’lis eu sont toujourua.’ cpees et aux couteaux. Ces parens ne peur
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vent s’accorde?’, ils sont aux épées et aux cou-teaux.
On appelle par mépris Traîneur d'épée , Unbretteur, un batteur de pavé, qui porte unelongue épée sans aller à la guerre.
On dit proverbialement et figurément, qu'Unhomme sc fait tout blanc de son épée , pourdire , qu’il se vante d’avoir beaucoup de pou-voir, de crédit pour faire réussir une affaire.
On dit d’üti homme eitqni la vivacité, d’es-prit tfuît h. la santé, que L'épée use le fourreau.
On dit figurément et proverbialement, enparlait d’Un homme qui est toujours prêt àservir quelqu’un de sa personne, de scs con-seils , ou de son industrie, C’est Vépée de chevetd’un tel.
On dit proverbialement et figurément, Mettrequelque chose du coté de l’épée, pour dire,Mettre quelque profit, quelque gain à couvert,en réserve. Il se dit plus ordinairement en mau-vaise part, et il est du style familier.
On dit proverbialement, Mourir d’une belleépée , pour dire, Succomber sous un ennemiauquel il est glorieux de céder; et figurémentpour dire, Recevoir du dommage par une chosequi est belle, agréable et qui fait plaisir.
On dit en style familier, Il s’est laissé direcela Vépée au coté , pour dire, qu’il a souffertqu’on lui dit telle chose sans rien répondre,sans répliquer.
ÉPELER, v. a. Nommer les lettres qui com-posent un mot, et en former des syllabes en lesassemblant l’une avec l’autre. Il commence àépeler. Epelez- ce mot.
Épet.é , ÉF., participe;
ÉPELLATION, s. f. .Action d’épeler, l’artd’épeler. Il entend bien Vêpeïlation. Essayezl’épellation de ce mot.
ÉPERDU, UE. ad). Qui est tout étonne',qui a l’esprit comme troublé par la crainte oupar quelque autre passion. Elle sut quon at-taquait son mari,elle courut aussitôt toutéper -duc peur le secourir. Tout éperdu d’amour.
ÉPERDUMENT, adv. Violemment et d’unemanière éperdue. Il est éperdument amoureux.Ces deux personnes s'aiment éperdument II scdit Des désirs violens, et particulièrement del’amour.
ÉPERLAN. s, m. Espèce de petit poisson«le mer. Des éperlans frits.
ÉPERON, s. m. Petite branche de fer oud’autre métal, qui se met autour des talons, etau milieu de laquelle joue une espèce d’étoileappelée Molette, dont les pointes servent à pi-quer le cheval afin qu’il aille plus vite. Eperon doré. Eperon d’argent. Branche d’éperon. Mo-lette d'éperon. Dessus d'éperon. Dessous d’épe-ron. Ce cheval est tendre, est sensible « Vepe-■ on. Dur « l’éperon. Ce cheval est vif , il a plusheroin de bride que d’éperon. Il craint Véperon.Vous désespérez ce cheval, ‘Vous lui tenez tou-jours Véperon dans le flanc. Enfoncer Véperon.Chausser les éperons. Déchausser les éperons.Autrefois quand on faisoit des Chevaliers , onleur c ! flussott les éperons. Les éperons dorésétoient une marque de Chevalerie.
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On dit figurément, Chausser les éperons aquelqu'un , pour dire, Le poursuivre vivementCjuand il fuit. Les ennemis se retiraient, notreCavalerie leur c haussa les éperons. 11 est vieux.
On dit figurémentetfamilièrement, Donnerun coup d éperon jusqu’à un certain endroit,pour dire, Y courir, y aller en diligence. Sivous allez en tel endroit, la maison d’un teln’en est pas Iqin, donnez un coup d'épei-on jus ,que,- là.
On dit, qu’Un cheval n’a ni bouche ni épc~ron , pour dire, qu’il a la bouche forte, et qu’iln’est point sensible à Véperon.
On dit figurément et familièrement d’Unhomme, qu’/l n’a ni bouche ni éperon, pourdire, qu’il est stupide, qu’il n’a ni sentimentm courage.
On dit figurément etfamilièrement, q ù'Uiihomme a besoin d’éperon,qu’il lui ^àutdon7icrun coup d’éperon ■■ pour dire, qu’il faut lepresser, l’exciter; et qu’il a plus besoin debride que d’éperon , pour dire, qu’il a plus be-soin d’être retenu que d’étre excité.
Éperon, se dit aussi De certaines rides quise voient au coin de l’œil des personnes quivieillissent.
U se dit aussi De l’ergot que - quelques ani-maux, comme les coqs, ont derrière la jambevers le bas, et que les chiens ont derrière lesjambes de devant.
Il se dit aussi De eette pointe qui fait laproue des Galères. L'Éperon dun Vaisseau,qu’on nomme aussi Sculaine, Cap, on Avan-tage, est La partie de l’avant du Vaisseau qui;sc termine en pointe en faisant une grande sail-lie, et s’avance la première en mer.
Il se dit aussi d’Unc sorte de fortificationen angle saillant, qui se fait, ou au milieu descourtines, ou au-devant des portes, pour lesdéfendre.
On appelle encore Eperon , Tout ouvrageen pointe qui sert à rompre le cours de l’eaudevant-les piles des ponts, ou sur le? bords desrivières.
On appelle aussi Eperon , Certains ouvragesda maçonnerie terminés en pointe, faits en de-ihors d’un bâtiment ou d’une muraille pour lessoutenir.
Éperon. Terme de Botanique . Il signifie Lapointe de certaines fleurs. La fleur de laLinaiieest terminée en éperon.
On appelle encore Eperons , Des branchesqui sont courtes, droites,- regardant l'horizon,et qui sont placées sn forme d'éperon. Les Am-brettes sont sujettes a porter des éperons.
ÉPRRONNÉ, ÉE. adj. qui a des Eperons -*aux talons. Il est botte et épsronné , tout prêt «■monter à cheval.
Il se ‘dit aussi Des coqs et des chiens. Un coqeperonue. On dit que les chiens épei'onnés 712sont pas sujets à la rage.
On dit aussi d’Une personne, qu'Ellc a Usyeux éperonnés , qu’elle est éperonnee, pourdire, qu’EIle a des rides au coin de 1 œil
Il se dit encore Des fleurs qui ont ue^ épe-rons. Une fleur éperonnee.