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met au bout d’un bâton dans les cliènevières,'dans les champs, dans les jardins, pour épou-vanter les oiseaux. Il faut mettre là un épou-vantail.
On dit proverbialement d’Une personne fortlaide, hideuse, gui fait peur, que C’est unépouvantail de cliènevière , à cliènevière.
On dit aussi d’Une chose, d’unê personnegui fait peur sans pouvoir faire de mal, queC’est uH épouvantail de cliènevière , ou simple-ment, Un épouvantail
ÉPOUVANTE, s. fe'm. Grande et soudainepeur, causée par quelque chose d’imprévu.Furieuse , terrible épouvante. Causer , donner del'épouvante. Jeter l’épouvante dans le Paysennemi. L’épouvante étoit, se mit dans Je camp,dans Vannée. L'épouvante Va pris, Va saisi. Ilsont pris l'épouvante.
ÉPOUVANTER, v. act. Causer de l'épou-vante. La marche de cette armée a fort épou-vanté tout ce pays-là. Ces menaces Vont épou-vanté. Il pensait m’épouvanter , mais je nem’étonne pas.pour le bruit. La moindre chose,nn rien, tout l’épouvante.
Il s’emploie avec le pronom personnel. Il nes’épouvante pas aisément.
Epouvanté, ée. participe.
EPOUX, OUSE. s. Qui est conjoint parmariage. Son époux. Son cher époux. Voilà■notre époux. Le futur époux. La future épouse.
Ou dit, en parlant De Notre - SeigneurTe-.tjs-Chiust, qu'il est VËpoux de son Eglise,l’Epoux des Vierqes, le céleste Epoux. Et onappelle fÊglise, L } Épouse de Jésus-Christ .
On appelle aussi Les Religieuses et les fillesqui ont fait vœu de virginité, Les épouses de.Tésits-Christ.E t dans le Cantique des Cantiques,on dit absolument, L'Epoux et l’Epouse.
Époux., au pluriel, s’emploie quelquefoispour le mari et la femme, Les époux, doiventêtre unis.
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EPREINDRE. v.' a. Serrer, presser quelquechose pour en tirer le suc, en exprimer le jus.Epreindre des herbes. Epreindre du verjus.Faites bouillir ces racines, ces feuilles , et lesépreignez. Epreignez-en le suc.
Étreint, einte. participe.
ÉPREINTE. s. f. Douleur causée par unematière âcre, qui donne de fausses envies dallerà la selle. La bile cause des épreintes. Il a biensenti des épreintes. Dans le flux de sang , one, à tous momens, de cruelles, de violentes
épreintes.
EPRENDRE, v. qui s'emploie avec le pro-nom personnel, S’ÉPRENDRE. ( Il se conjuguecomme Prendre. ) Se laisser surprendre par unepassion. Il n est guère d'usage qu’au participe.
Épris, ise. participe. Il est épris d'amourpour celle femme. Epris de belle passion. Avoirle cceur épris des beautés celestes.
ÉPREUVE, s. f. Essai, expérience qu’onfait de quelque chose. Faire l'epreuve d'unemachine nouvelle. J'en ai fait Véprxuvc. L’é-preuve en est aisée u faire. Cela est d’une épreuve
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difficile. Faire l’épreuve d’un canofî. Je imisdonne cela « l'épreuve. Mettre la constance , lafidélité, la patience de quelqu'un à l'épreuve.Vous l'avez mis à de rudes épreuves.
On appeloit autrefois, L’épreuve du feu , dufer chaud , de Veau bouillante , de l’eau froide,etc. L’épreuve que les personnes accusées dequelque crime, dont il n’y avoit pas de convietion, étoient obligées de subir, pour justifier leurinnocence, en marchant sur des fers chauds, surdes charbons ardens, en mettant la main dansl’eau bouillante, ou étant jetées dans l’eau. Le:épreuves du fvu, de Veau , du duel, etc. sontabolies.
On dit, qu’t/ne cuirasse est à ['épreuve dumousquet , pour dire, que Le mousquet ne hperce point; qu 'Un chapeau , qu’un manteauest à l’épreuve de la pluie , pour dire, que Lapluie ne perce point le chapeau ou le man-teau.
On dit ,qu’Z7n homme n’est point à l'épreuvede l’argent , pour dire, qu’il est capable de sclaisser corrompre par de l’argent.
. On dit, que La vertu d’un homme est àVépreuve de la médisance, pour dire, qu’Elleest au-dessus de la médisance, qu elle ne craintpoint les attaques, les atteintes de la médisance.
On dit figurément , qu’t/n homme est àVépreuve de tout, qu’il est a toute épreuve ,pourdire, qu’il est d’une probité reconnue, d’unefidélité incorruptible.
On dit aussi d’Un homme, qu’il est ami )qu’il est serviteur d’un autre à toute épreuve ,pour dire. que Dans toutes les occasions, onpeut compter sur tout ce qui peut dépendrede lui.
Cn dit, qu ’ün homme est ti Vépreuve de latentation , pour dire, qu’il résiste à la tenta-tion ; qu’JÏ n’est pas « Vépreuve de la tenta-tion , pour dire, qu’il y succombe.
On dit,qu’ï7n homme n’est point à Vép' euvede la raillerie , pour dire, qu’il ne peut souffrirla moindre raillerie, fl est honnête- homme, maisil ne sauroit souffi'ir qu'on le raille, il ne:t pasà Vépreuve de cela. Sa païience n’est pas àl'épreuve des injures.
On appelle Epreuve, en termes d’imprime-rie, La feuille d’impression qu’on envoie àl’Auteur pour en corriger les fautes avant quede la tirer. La première épreuve. La secondeépveuve. Cort'iger une épreuve. Revoir uneépreuve. L'épreuve,est revue , il n'y a qu’à tirer.Cet Auteur veut voir jusqu'à trois épreuvesavant que de laisser tirer.
Il se dit aussi Des premières feuilles qu’ontire d’une estampe. La première épreuve decelte estampe n’est pas bien venue.
ÉPROUVER, v. a. Essayer. Eprouver unearme à feu. Eprouver un canon. Eprouver unecuirasse. Eprouvez si cela vous fera du bien.C'est un remède que j’ai éprouvé.
Éprouver, signifie encore, Faire expérience,connoitre par expérience. Il a éprouvé l'une etVautre fortune. Eprouver la fidélité de quel-qu'un.
Éprouvé , ée. participe. C'est un homme
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d'une valeur , d’une vertu, d'une fidélité éprou-vées,
ÉPROUVETTE, s. f. Terme de Chirurgie,qui se dit De certaines sondes. C’est aussi lenom d’une machine dont on se sert pour éprou-ver la force de la poudre.
EPT
EPTACORDE. s. m. Lyre q sept cordes.C’étoit la plus célèbre de toutes, et celle donton faisoil le, plus d’usage.
EPT * GONE. s. m. Terme de Géométrie ,qui signifie Une figure à sept côtés et à septangles.
U sc dit aussi d’Une Place fortifiée qui asept bastions.
, EPU
ÉPÏICER. V. act. Oter, chasser les puces,Epucer un chien:
ÉrucÉ, ée. participe."
ÉPUISÀBLE. adj. des 2 genres. Qui peutêtre épuisé. Il est de peu d’usage.
EPUISEMENT, s. m. Dissipation de forceset d'esprit. Oh Va tant saiqné, qu'il est tombédans un épuisement dont il a peine à revenir.Les jeunes et les veilles Vont jeté dans l'épuise-ment. Un travail forcé cause de Vépuisement.Ses études et ses méditations continuelles luiont causé un grand épuisement. L'épuisementoit il est tombé ne vient que de scs débauches.
Il se dit aussi Des finances, lorsqu’elles ontété épuisées par des dépenses excessives. L'é-puisement des finances fut cause qu’il fallut re-courir à des voies extraordinaires.
ÉPUISER, v. a. Tarir, mettre à sec. Épui-ser une fontaine « force d'en tirer de l’eau.L'armée étoit si nombreuse , que partout oit ellecampoit , elle êpuisoit les fontaines et les ruis-seaux.
Il se dit aussi cn parlant Du sang, de TJju-mide radical, des esprits vitaux, et de tout cequi contribue à l’entretien des forces naturelles.On Vu tant saigné, qu’on Va épuisé de sang.Dans Vdge où il est, et sec comme il est, uneîrop grande application épuise les esprits. Sesdébauches ont épuisé ses forces. Il s’est épuisépar ses débauches.
On dît figurément, Epuiser la beurse de scsamis , pour dire, Emprunter de l’argent de 0esamis jusqu’à les incommoder. Et on dit, Epui-ser le trésor public , épuiser les finances, pourdire,Tirer tout l’argent du trésor public. Cetteguerre épuisa les finances , épuisa le trésor pu-blic.
On dit aussi figurément, qu’On a épuise uneProvince d'hommes et cVargent , pour dire, quel’on en a tiré tant d’hommes et d’argent, quellecn est demeurée incommodée, affoiblie. Et oddit dans le même sens, Épuiserun hommed'ar -gent.
On dit aussi figurément, qu'Un Auteur aépuisé lu matière , pour dire, qu 11 n’a rien ou-blié de tout ce qui se pouvoit dire sur le sujetqu'il a traité.
On dit d’Un homme qui a un grand fond*