En termes de Blason , il se dit d’Un Vais-seau qui a ses voiles et ses cordages. De gueulesà la nef équipée d'aj'gent.
ÉQUIPOLLENCE, s. f. (On prononce LesL dans ce mot et les deux suivans. ) Terme di-dactique. Il ne se dit guère que dans cettephrase, L'équipollence des propositions, pourdire, Des propositions qui reviennent, qui équi-yalent l’une à l’autre.
ÉQUIPOLLENT, ENTE. adj. Qui vaut au-tant que . . . Z/iqj est équipollent à Vautre. Leprofit est équipollent à la pertc.Cette raison estéquipollente à Vautre.
Il est aussi substantif, et signifie, Égal envaleur. Je lui ai rendu Véquipollent. Je lui airendu Véquipollent de ce quil m'a prête,
À l’équipollent. adv. À proportion, à l’a-yenaut, selon la mesure et le rapport qu’unechose peut avoir avec une autre. Il a perdumille ècus d,ans cette affaire , et les autres àVéquipollent y à Véquipollent de ce qu’ils y ontmis. Il fait une dépense de Prince, il a chiens ,chevaux, Pages. y et tout le reste à Vêquipol-ïenf.
ÉQUIPGLLER. v. a. Valoir autant que . . .Le gain équipolle la perte. L’un équipolle Vau-tre. Il faut que le gain soit grand pour équi-poller la perte.
Il est aussi neutre. Une clause qui équipolleû Vautre. Une raison qui équipolle à une autre.Ce verbe et ses dérivés sont plus en usage dansle Commerce et dans la Pratique, que dans leih le ordinaire.
Êquipollé, ée. participe. Compensé, com-passé. La perte équipollée au gain.
On dit en termes de Blason , Cinq points d’orcquipollés à quatre d'azur, pour signifier,Neufcarrés mis en forme d'échiquier, dont il y en acinq, savoir, ceux des quatre coins et du mi-lieu, d’un émail différent de celui des quatreautres carres.
ÉQUITABLE, adj. des 2 genres. Qui a del'équité. Un homme équitable. Un Juge équi-table. Il y a peu de gens équitables.
U sc dit aussi Des choses qui sont conformesaux règles de 1 équité. Sentiment équitable. Ju-qement équitable. Partage équitable. Distribu-tion équitable. Cela est équitable , n'est pas équi-table,
ÉQUITABLEMENT, adv. D’une manièreéquitable, avec équité et justice. Il faut jugeréquitablement de toutes choses.
équitation. s . f. ( ru se prononce. ) L’an
de monter à cheval. Il y a des dissertations surl équitation ancienne et moderne.
EQUITE , s. fém. Justice, droiture. Il jugeavec équité. Contre touteéquité.Entoute équité.Selon l équité. Homme plein d'équité. C’est unhomme sans équité , qui n’a point d'équité.Manquer à toutes les règles de Véquité.
Il signifie aussi quelquefois La justice exer-cée, non pas selon la rigueur de la Loi , maisavec une modération et un adoucissement rai-sonnable. On l’a absous, parce qu'OH a eu plusd'égard à l'équité qu'à la justice rigoureuse.Les arbitres jugent ordinamement plutôt selon
ERA
les règles de l'équité, que selon la rigueur desLois. Les Juges subalternes sont des Juges derigueur, et les Juges supérieurs peuvent jugerselon Véquilé.
ÉQUIVALENT, ENTE, adject. Qui est demême prix, de même valeur. Je lui donneraiun héritage équivalent. Une chose équivalente.
Il est aussi substantif. On n'a pu remettrece Prince en possession des Villes qu'on luiavoit prises, mais on lui en a donné l’équiva-lent. C'est un équivalent. Offi'ir des équivalens.Dédommager par un équivalent.
ÉQUIVALOIR, v.n. (Il se conjugue commeValoir.) Être de même prix, de même valeurque quelque chose. Une once d'or équivaut àquinze onces d'argent. Il est de peu d’usage àl’infinitif.
ÉQUIVOQUE, adj. des 2 genres. Qui a undouble sens, qui peut recevoir plusieurs inter-prétations, et qui convient àdiflurentes choses.Ce discours est équivoque. Parole , terme , motéquivoque. Cela estéquivoque.Expression équi-voque.
Il se dit aussi De toutes les choses sur les-quelles on peut faire des jugemens opposés. Ac-tion équivoque. Réputation équivoque. Mériteéquivoque. Vertu équivoque. Signe équivoque.
On appelle en Médecine, Un signe équivo-que, Un signe qui peut convenir à plusieursmaladies.
Équivoque, se prend quelquefois substanti-vement dans le premier sens, et il est féminin.C'est une équivoque. Il se sert d'équivoques.Basses équivoques. Il faut éviter les équivoques.Equivoque grossière. Plaisante équivoque. Au-trefois ce mot çtoit indifféremment masculinou féminin.
ÉQUIVOQUER. v. n. User d’équivoque. 71équivoque continuellement.
s’Équivqquer, avec le pronom personnel.Dire un mot pour un autre. Il s'est équivoqueplaisamment. U n’est que du stjle familier.
ERA
ÉRABLE, s. ai. Espèce d’arbre 'du genre de iceux qui ne portent point de fruits. L'érable ale bois extrêmement dur et veineux. L’érable aVecorce fort raboteuse. Palissade d'érable. Ra-cine d’érable. Menuiserie d’érable. Le bois d’é-rable est fort bon pour faire des violons et au-tres instrumens de musique. Sucre d’érable.
ÉRADIGATIF, IVE, adj. se dit en Méde-cine , De certains remèdes violens qui empor-tent la maladie et toutes ses causes.
ÉRADICATION, s. f. Terme de Physique,qui signifie L’action d'arracher quelque chosepar la racine.
ERAFLER, v. a. Ecorcher légèrement, ef-fleurer la peau. Cette épingle m'a éraflé. Cetteépine m'a éraflé le visage. Il a reçu un coupd’épée qui ne lui a fait qu érafler la peau. Il esifamilier.
Éraflé , ice. participe.
ÉRAFLURE, s. fém. Écorchure légère. Il aune éraflure à la main. Une éraflure d'épingle ,d'épine , etc.
ERE
ÉRAILLEMENT. S. m. Terme de Médecine.Voyez Ecthopion.
ERAILLER. v, a. Il se 'dit Des toiles et desétoffes de soie dont le tissu est relâché ou ef-filé. Erailler du satin. Ces étoffés sont sujettesà s'érailler.
Éraillé, ée. participe. De l'étoffe éraillée.
On dit, qu’Un homme a Vœil éraillé,Lors-qu'il a naturellement des filets rouges dans l’œil.
ÉRAlLLURE. s. f. La marque qui reste àune étoffe de soie ou à une toile, quand elle estcraillée.
ÉRATER. v. a. Oter la rate. On a ératé deschiens pour savoir s'ils pouvoient vivre sansrate.
ÉrAté, ée. participe.
ERE
ÈRE. s. fém. Terme de Chronologie . Pointfixe d’où l’on commence à compter les années.L’Ère d’Espagne est plus ancienne que VÊreChrétienne . L’Êre de Nubonassar. L’Ère desSéleucides . Fixer VÊre.La naissance de Jésus-Christ est VÊre des Chrétiens ; et celle des Ma*hométans ou Vllégire est la fuite de Mahomet .
Il se dit aussi De la suite des années que l’oncompte depuis ce point fixe. L’Êre des Espa-gnols commence environ 38 ans avant VÊredes Chrétiens, et finit vci’s i35i.
ÉRECTEUR. adj. Terme d’Anatomie. C’estle nom qu’on donne aux muscles qui servent àélever certaines parties.
On le prend aussi substantivement. Leserec-tcurs de lu verge, les érecteurs du clitoris.
ÉRECTION.s.f. Institution, établissement.L'érection d'un Parlement. L’érection d’unFresidial. L'érection d'une Commission , d’uneChargeai titre d'Office. L’érection d'une Ten een Duché . Nouvelle érection. Ancienne érec-tion. Il n’est guère d’usage que dans ces sortesde phrases.
t n dit aussi, L érection d’une statue , d'unmonument, pour dire, L’espèce de consécrationque l’on en fait en l’honneur d’un Prince, oude quelque autre personnage illustre.
Élection , est aussi un terme de Médecine,qui se dit De l’action de certaines parties ducorps.
ÉREINTER, verbe actif. Fouler ou rompreles ivrns. Si vous lui mettez un fardeau si pe-sant sur le dos , vous l'éreinterez. Il fit un Slgrand ejfcrt, qu'il s’éreinta.
Éreinte , ée. participe.
ÉRÉMITIQUE. adj. des 2 g. Il n’est guèred’usage que dans cette phrase. Vie érémitique,qui se dit De la vie que mènent les Solitairesdans le désert, par opposition è la vie ccnohi-tique, qui est celle des Religieux went en.commun.
ÉRÉSIE . s. fém. Genre de plante à fleurs
monopétalcs.
ERÉSIPELATEUN. Voy. Érysipélateux-’
ERESIPELE. Voyez Érysipèle.
ERETHISME, s. m. Terme d*e ?rlédecine*Tension violente des fibres.