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Tome premier. A - K.
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rend de la viande de boucherie. Cel étal estbien placé. Ce Boucher est riche , il a plusieursétaux.

Il se dit aussi Du lieu même où l’on vend dela viande.

ÉTALAGE, s. m. Exposition de marchan-dises qu’on veut vendre, Mettre à l’étalage,Cela ne vaut pas Vétalage.

Il se dit encore Des marchandises de rebutqu’on étalé, et qu’on déploie pour servir demontre. Cela n'est bon gu à servir à étalage.C’est de Vétalage.

Il signifie aussi Certain droit qu’on prenUsurles Marchands , pour leur permettre d’étaler enquelque place. Payer Vétalage.

U signifie figurément, L’ajustement, la pa-rure, principalement des femmes. Elle s’étoitbien parée pour le bal t il n’y en a point eu.elle a perdu son étalage. Il ne se dit guère qu’enplaisanterie.

On dit aussi : Faire étalage de sonesprit,dcson éloquence , de sa qualité , de ses richesses ,de ses alliances. Faire un étalage d’érudition ,etc. Et dans toutes ces phrases, il se prend tou-jours en mauvaise part, pour dire, En fairemontre , en faire parade avec affectation.

ÉTALER, v. a. Exposer en vente dans uneboutique, ou dans quelque autre lieu. Il ne sedit que Des marchandises, des denrées, et au-tres choses semblables. Étaler des marchandi-ses, des draps , des toiles , etc.

11 se met quelquefois absolument, JLes Mar-chands n’ont pas encore étalé. Il est défendud’étaler les jours de Fêtes.

On dit à peu près dans le même sens, .Éta-ler son jeu , pour dire, Montrer toutes ses car-tes , les étendre sur la table.

Étaler, signifie aussi, Étendre , déployer,montrer en détail. Ces plantes entassées ne sé-cheront pas, il faut les étaler sur cette table.Étalez ces bijoux , afin qu’on en juge mieux.

Etaler, signifie figurément, Montrer avecostentation. Cette femme étale tous ses charmes.Il aime trop « étaler son esprit, son savoir.

On dit figurément et familièrement, Étalersa marchandise , pour dire, Faire parade de cequ'on fait, de ce qu’on a de rare, de singulier.

Étalé , ée. participe.

ÉTÀLIER. s. m. Celui qui vend la viandedans un étal. Garçon êtalier. Il n’est pas maî-tre , il n’est qu’étalier.

ÉTALINGUER, on TAUNGUER. v. act.Terme de Marine. Ètalinquer les câbles, C’estles amarrer à l’arganeau de l’ancre.

Étalingué , ée. participe.

ÉTALON, s. masc. Cheval entier, qui sert,qu’on emploie à couvrir des cavales. Ce chevalest bon à servir d’étalon. Ilavoittant d’étalonsdans son haras. Bel étalon. Étalon du Roi.

ÉTALON, subst. masc. Modèle de poids, demesures, qui est réglé, autorise et conservepar le Magistrat, et sur lequel les mesures, lespoids des Marchands doivent être ajustés, rec-tifiés, égales. Étalon d’aune, de boisseau, depot 7 de livre. L’étalon e:t marqué de la marquedu Seigneur.

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ÉTALONNAGE ou ÉTALONNEMENT, s.m. Action d’étalonner. Il en coûtera tant pourl’étalonnement de ces poids .

ETALONNER, v. a. Imprimer certaine mar-que sur un poids, sur une mesure, pour certi-fier qu’on les a ajustés, rectifiés sur l'étalon. CeMarchand fut mis à l’amende, parce que sesmesures n’étoient pas étalonnées. Il faut étalon-ner ces mesures.

Étalonner , se dit aussi dans les haras, pour,Couvrir une jument.

Étalonné, le. participe.

ETALONNEUR. s. m. Officier, commis pourétalonner les poids et mesures.

ÉTAMAGE, s. m. Action d’étamer, ou étatde ce qui est étamé. Il en a tant coiité pourVétamage. L’étamage de cette casserole ne veutrien.

ÉTÀMBOT. s. m. Terme de Marine. Pièce debois qui sert à soutenir le château de p.oupe,et. stirtout le gouvernail.

ÉTÀMBRAIE. s. m. Terme de Marine. Piècede bois qui sert à arrêter et affermir Je mât.

ÉTÀMER. v. a. Enduire d’étain fondu le de-dans des vaisseaux de cuivre ou d’autres ou-\rages de fer. Il faut étamer cette marmite ,cette fontaine de cuivre.

On dit aussi, Étamer une glace , un miroir,pour dire, Y mettre le Tain. Voyez Tain.

On étame encore le fer-blanc, les mors, leséperons, les serrures, les clous, les bou-tons, etc.

Etamé . ée. participe.

ÉTAMEUR. s. m. Celui qui étame. LesCloutiers de Paris prennent la qualité d’Éta-meurs.

ÉTAMINE, s. f. Tissu peu serré, fait decrin, de soie, ou de fil, pour passer le plus délié de la farine, quelque poudre ou liqueur.Etamine grossière, fine. Les bluteaux sontfaits d’étamine de soie. Passer une médecinepar VeUtmine.

On dit figurément et familièrement, qu'Unhomme a passé par Vétaminc, pour dire, qu’Onl’a examiné sur sa doctrine, sur sa conduite,sur ses mœurs ; ou qu’il a passé par le grandremède, pour quelques maladies secrèu*s.

Il se dit aussi Des choses qui sont exami-nées en détail et à la rigueur. Cet ouvrage apassé par l'étamine, par une rude étamine.

Étamine, est aussi Une sorte de petiteétoffe mince, et qui n’est pas croisée. Étaminedu Lude, de Reims , du Mans , c’est-à-dire,qu’on fait en ces "Villes-là. Étamine de laine.Étamine de soie. Habit , robe d'étamine.

Étamines, dans les plantes, sont De petitsfilets qui s’élèvent du centre de la fleur, et quiportent des sommets, d’où sort une poussièrequi fait germer les graines. Les étamines destulipes.

ÉTAMINIER. subst. masc. Celui qui fait del’étamine.

ÉTAMPER. v. a. Terme de Maréchalerie,Étamper un fer de cheval , C’est y faire leshuit trous.

ÉtAmpé , ée. participe.

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ETAMüRE. s. f. La matière qu’on emploiepour l’étainage. Cette étamure est trop légère.

ÉTANCHEMENT. s. m. Action à 'étancher.Remède pour l’étanchement du sang.

ETANCHER, v. act. Arrêter l’écoulementdune chose liquide qui s’enfuît par quelqueouverture. Cetie poudre étanche le sanq. Cemuid s’enfuit, il le fùut étancher. En faisantles fondemens , ils trouvèrent un courant d’eauqu'ils ne purent étancher.

On dit aussi, Élanclcr la soif , pour dire,Apai ;er la soif. Un hydropique ne peut étan-cher sa soif.

On dit figurément, Étancher la soif deshonneurs, des richesses, pour dire, La satis-faire.

Etanché, ée. participe. Vaisseau étanché.Soufflet bien étanché.

ÉTANÇON. s. m. Pièce de bois qu’on metsous un mur ou sons des terres minées, pourles soutenir. Quand on reprend une muraillesous œuvre , on y met des étançons. Ils sa-pèrent les murailles de la Ville, et y mirent desétançons ; puis ils firent sommer les habituasde se rendre.

KTÀNÇONNER. v. a. Soutenir par des étan-çons. Étangonner une muraille.

Ktançonné , ée. participe.

ÉTANFICIïE. s. f. Terme de Carriers. Hau-teur de plusieurs lits de pierre qui font masseensemble.

ÉTANG, s. m. Grand amas d’eau soutenupar^une chaussée, et dans lequel on nourrit dupoisson.. La ci aussée, la bonde , la queue d'unétang. Peupler un étang. Vider , pêcher unétang.Empoissonner un êtanq.Ouw'ir, lâcher ,fermer la bonde d un étang.

On dit familièrement, ]Se voir qu’un étanq,pour dire, Voir à la fois différons objets sansen distinguer aucun. Il y avoit aux Tuileries tant de gens de toute espèce, que je n’y ai vuqu’un étang.

On dit dans le même sens, Il y a tant d’ob-jets à considérer dans cette affaire , da::s cettequestion , que je n’y vois qu’un ctang.

On dit éneore. Ne voir plus qu’un étang ,pour dire, Avoir l’esprit si troublé qu’on nesait plus ce qu’on dit ni ce qu’on fait. Ce joueur ,troublé par sa grande pei'te ,ne voit plus qu’unitang.

ÉTANT, s. m. Terme d’Eaux et Forêts. Use dit du bois qui est debout sur sa racine. Ily a dans cette coupe tel nombre d’arbres enétant.

ÉTAPE, s. f. Lieu dans une Ville, dans unPort, ou Ion décharge les marchandises, lesdenrées qn on y apporte de dehors. Il y a unebonne étape en telle Ville.

Il signifie aussi, Amas de vivres et de four-rages , que 1 ou distribue aux troupes qui sont»en route. Établir des étapes. On fait vivre desSoldats par étape. L’étape est en tel heu. Four-nir l étape aux Soldats. Cel endroit est un lieud’étape.

Il se dit aussi Du lieu où l’on distribue l’é-tape aux Soldais.