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Tome premier. A - K.
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quelque chose de nouveau dont tout le mondes’entretient, que C’est l’Évangile du jour.

On dit figurément et proverbialement, Tou*ce qu'il dit n'est pas mot d’Evangile , pour si-gnifier, qu’il ne faut pas croire tout ce qu’ildit.

On dit aussi proverbialement, d’Un hommequi croit fermement une chose, Il croit celacomme VÉvangile.

ÉVANOUIR, verbe qui s’emploie avec lepronom personnel. Tomlxr en défaillance etsans connoissance. Cette femme s’évanouit enapprenant la mort de son mari. Il s'évanouit atoute heure. Elle s’est évanouie à cette nouvelle.

Il signifie aussi, Dispavoître ; il se dit Deschoses qui se dissipent eu telle sorte qu il n enreste aucun vestige, aucune marque. Ces spec;très n'ont fait que paroitre , et iesonlêvanouis.La gloire du monde s’évanouit en un moment.Tous les grands biens qui ctoieut dans celtemaison se sont evajiouis.

On dit, Faire évanouir, pour dire, Faireperdre connoissance, ou faire diaparoitre. Cettenouvelle Va fait évanouir. Celle nouvelle a faitévanouir toutes mes espérances.

Ou dit en termes d’Algèbre , Faire évanouirune inconnue, pour dire, la faire disparoîtred’une équation.

' Évanoui , ie. participe.

ÉVANOUISSEMENT, s. masc. Défaillance,perte de connoissance avec une cessation subitedes sens et du mouvement. Un long évanouis-sement. Revenir d’un évanouissement. Il est re-venu de son évanouissement. Tomber dans degrands êvanoiiissemens.

ÉVAPORATION, s. fém. Dissipation lented’une portion de l'humidité d’une liqueur oude quelque autre matière, par le moyen du feu,du soleil, de l’air, etc. L'évaporation des li-queurs spiritueuses se fait aisément par le moyendu feu. L'évaporation de l’eau et de toutessortes de liqueurs se fait naturellement , soitpar la seule action de Vair , soit par la chaleurdu soleil. En Chimie , toute distillation se faitpar évaporation. Toutes les liqueurs perdent deleur force et diminuent de volume par l'évapo-ration.

Il se dit quelquefois familièrement au figuré,et signifie Légèreté d’esprit. Il y a un peu d'é-vaporation dans son fait.

ÉVAPORER , S’ÉVAPORER, verbe quis’emploie avec le pronom personnel. Se résou-dre en vapeur. L’esprit-de-vin s'évapore aisé-ment. Faire évaporer une liqueur à feu lent.

On dit figurément, Son esprit s'évapore enaumes idées, en chimères , en imaginations , enparlant d Un homme qui se met des chimèresdans la tête.

On dit encore figurément, Sa colère s’éva-pore en menaces.

On dit figurément, qu Un jeune homme s’é-,vapore , pour dire, que Par ses discours et parsa conduite, il marque une grande- légèretéiV esprit. Et lorsqu’un homme qui menoit unevie réglée, commence à changer de conduite.on dit, qu'il commençe « s'évaporer.

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On dit figurément, Évaporer son chagrin,évaporer sa bile , pour dire, Soulager sa colère,son chagrin, sa douleur, par des discours,pardes plaintes,etc. Et dans cette accepiion, Éva-porer est actif.

Évaporé, ée. participe. Liqueur évaporée.Un jeune homme évaporé. Esprit évaporé. Têteévaporée.

Il se met quelquefois substantivement. C’estun évaporé, pour dire, C’est un étourdi.

ÉVASEMENT, s. m.État de ce qui est évasé.

EVASER, v. a. Élargir, rendre une ouver-ture plus large. Il ne se dit que de certaineschoses. Ilfautêvaser davantage ce tuyau. Eva-ser un arbre , Lui donner plus de circonfé-rence.

Ôn dit aussi S’évaser , Prendre delà circon-férence. Certains poiriers se serrent trop , il fautles évaser ‘ d’autres s’évasent trop , il faut lesresserrer.

Évasé, ée. participe. Un veire trop évasé.Des genouillères de bottes trop évasées.

On appelle Nez évasé , Un nez 'dont les na-rines sont trop ouvertes.

ÉVASIF, IVE. adj. Qui sert à éluder. Uneréponse évasive. Il e§t usité dans le style desNégociateurs.

ÉVASION, s. f. Action de s’évader. Aprèsson évasion, il se retira en lieu de sûreté. Fa-voriser l'évasion d’un prisonnier,

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ÉVÊCHÉ, s. m. L’étendue, le district d’unDiocèse sujet à un Evêque. L’Evêché de Char-tres est fort grand. Il fait la visite dans sonÉvêché. Toutes les Paroisses, toutes les Curesd'un Évêché.

Le terme à’Evêché renferme aussi quelque-fois les Archevêchés.

Évêché, se dit aussi De la Dignité Épisco-pale. Prétendre à l'Évêché. Aspirer à VÉvêché.

IJ se prend aussi pour Siège Episcopal. Dans-celte acception l’on dit, qu'Une Ville a été éri-gée en Evêché , pour dire, qu’On y a établi unSiège Épiscopal; et on appelle Évêché , touteVille où il y a Siège Épiscopal. Orléans estÉvêché , est un Évêché.

Il signifie aussi Le Palais où demeure TÉvêque. llest logé à l’Ëvêché.On bdiit à l'Évêché.

ÉVEIL, s. m. Avis qu’on donne à quelqu’und’une chose qui l’intéresse, et à laquelle il nepensoît pas. C’est lui qui m’en a donné l'éveil.Il est familier.

ÉVEILLER’, v. a. Faire cesser le sommeil,rompre le sommeil. Quand il est une fois bienendormi , on ne sauroit réveiller. Le moindrebruit l'éveille. On m'est venu éveiller ce matinpour me dire....

On dit figurément, Éveiller , pour dire,Donner de la gaieté, rendre plus agissant etplus vif. Il est mélancolique , il lui faudroiiquelque chose qui Véveillât un peu. Il était na-turellement pesant, mais l'ambition Va éveillé.Vous paroissez tout endormi , éveillez- vous,fuites quelque chose.

On dit proverbialement, Il ne faut pas éveil

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1er le chat gui dort, pour dire, qu’On ue doitpas rappeler des souvenirs' fâcheux.

On dit figurément, Eveiller les tuïens, éveil-ler l’envie.

s’EveillKH. Cesser de dormir. Il s’éveilletous les jours « une certaine heure. Il s’éveillaen sursaut. On emporterait la maison , qu'il nes’éveilleroit pas. S'éveiller au bruit. S’éveillerd’un rien.

Éveii.lé, ée. participe. On s’en sert dans lefiguré, pour dire, Gai, vif. Vous êtes biencveillê aujourd'hui. Il a l’esprit éveille, lair'-veille. Les yeux bien éveillés.

On dit proverbialement d’Un jeune enfantgai et vif, qu'il est éveillé comme une potéede souris.

Eveillé, signifie aussi, Ardent, soigneux.C est un homme fuî t eveille sur ses intérêts.

On dit familièrement, qn’Une femme est fortéveillée , pour dire, qu’Elîe est un peu coquette.

Jl se prend aussi quelquefois substantive-ment. C’est un éveillé. C’est une éveillée, unepetite éveillée. Il est familier.

ÉVÉNEMENT, s. m. L’issue, le succès bonou mauvais de quelque chose. Cette affaire aeu un événement heureux. L’événement nen apas été favorable. L’événement de ce procès estdouteux. L’événement n’en a pas été si fdcheuvqu’on V appréhendoit. L'événement fit bien voirqu'il ne s'étoit pas trompé. Je ne réponds pas,je ne suis pas garant de l'événement. J’enprends l’événement sur moi. Se charger de l’é-vénement. Il ne faut pas juger des choses , desconseils par l’événement. Se préparer à foutévénement. Sage après Vévénement.

On dit adverbialement, A tout événement,pour dire, A tout hasard, quoi qu’il arrive.

Il signifie aussi, Fait, aventure, incident re-marquable. Cette histoire , cette tragédie , ceroman , sont pleins d’événemens , de grands évé-nemens , d’èvénemens extraordinaires. C’est ungrand événement. Ce Règne est plein d’événe -mens.

EVENT, s. m. Altération dans les alimensou dans les liqueurs, qui en détruit, en affoi-blit ou en corrompt le goût. Du lard quieut lèvent. Du vin qui sent l’évent, qui a d*l'évent.

Évent, se prend aussi, dans quelques phrasesseulement, pour l’Air agité. Ainsi on dit, Met-tre à l’évent, pour dire, Mettre à l’air; et celae dit principalement des hardes et des mar-chandises qui viennent d’un lieu suspect decontagion. Mettre des marchandises à l’évent.

On dit, Donner de Vévent à un muni de vin,pour dire, Y donner de l’air en faisant une pe-tite ouverture par en haut.

On dit figurément et familièrement, Avoirla tête à rêvent, pour dire, Avoir 1 esprit lé-;er, être évaporé. Et on appelle Tête à l’eW,Un homme étourdi et d’un esprit loger.

Évevt. Terme d’Artilleiie. Différence dudiamètre d'un boulet à celui du calibre de lapièce. On dit. Ce boulet ù trop dirent . pourdire, qu’il a trop peu de diamètre.

Évekts. s. m. piur. Conduits que l’on forme