F
F AB
F. s. f. suivant l’ancienne appellation qui pro-nonçoit Effe; et masculin suivant l’appellatioumoderne qui prononce Fe . C’est la sixième lettrede l’Alphabet , et la quatrième des consonnes.
Quand cette lettre est à la fin d’un mot, ellese prononce pour l’ordinaire aussi-bien devantles mots qui commencent par une consonne, quedevant ceux qui commencent par une voyelle.Une soif bridante. Une soif ardente. £1 futpiqué jusqu’au vif de ce refus. Pièce de bœuftremblante. Il est veuf de sa troisième femme.
FA
FA. s. va. Note de Musique. Le Fa est laquatrième note de la gamme.
F AB
FAbAGO, ouFÀTjX CAPRIER, snbst. m.Plante.Scs feuilles sont épaisses, et approchentde celles du pourpier. On la dit bonne contreles vers.
FABLE, s. f. Chose feinte et inventée pourinstruire et pour divertir. Fable morale. Fablemystérieuse. Les fables d'Ésope , de Phèdre , deJrt Fontaine. Sous le voile des fables, La mo-ralité des fables.
Fable , se prend aussi dans le meme senspour Le sujet d’un Poème Épique, d’un PoèmeDramatique, d’un Roman . La constitution dela Fable d’un tel Poème. La fable est bien dis-posée, bien conduite.
Fable , se prend aussi dans un sens collec-tif , pour signifier Toutes les fables de l’Anti-quité païenne. Il est savant dans ht Fable . Hpossède bien la Fable. Les Dieux de la Fable .La Religion des Païens est fondée sur la Fable .•I/élndè de la Fable doit précéder celle de l'An-tiquité.
Fable , signifie aussi, Faipsselé, cliose con-trouvee. Vous nous contez des fables. Je tienscela pour une fable. Cette aventure est bienvraiej ce u est pas une fable.
On dit, <.[u Un homme est la fable du Peu-ple, la fable de tout le monde , la fable de laVille, pour dire, qu’U est la risée du Peuple,la risée de tout le monde.
FABLIAU, s. m. Sorte de Poème fort h lamode dans les premiers Ages de la Poésie Fran-çoise. C’ctoit un coûte en vers. Les anciensF abliaux.
FABRÈGUE. s. f. Piaule dont les feuillessont semblables à celles du serpolet. Elle croîtdans les lieux pierreux. L'infusion de fabrègueest souveraine contre la morsure des animauxvenimeux, contre la difficulté d'uriner, etcontre plusieurs autres maladies.
FABRICANT, s. m. ( Quelques-uns écrivent.Tome I.
FAB
Fabriquant. ) Qui entretient un ou plusieursmétiers où l'on travaille & des étoffes de soie,de laine, etc. C’est le plus grçs fabricant deLyon .
FABRICATETJR. s. m. U ne se dit guère aupropre qu’cn celle phrase } Fabricateur defausse monnoie.
On dit figurém. Fabricateur de faux actes,comme d’un Contrat, d’un Testament, d’uneTransaction, etc. On dit de même,Fabricateurde nouvelles.
FABRICATION, s. f. Action par laquelleon fabrique. Il sc dit principalement De lamonnoie. Édit pour la fabrication des censblancs , des louis d'or. La fabrication de lumonnoie.
On dit, Fabrication d'une étoffe. Cette étoffeest de bonne fabrication , pour dire, qu’On y aemployé de bonne laine, de bon fil, de boncoton, etc.
On dit figurém. La fabrication d'un fauxacte.
FABRIC1EN, ou FÀBRÏCIER. s. fa. Celuiqui est chargé de la fabrique d’une Église. Onle nomme communément Marguillier.
FABRIQUE, s. f. Construction d’un édifice.Il ne se dit guère qu’en parlant Des Églises. Unfmds destiné pour la fabrique d'une Église Fa-roissiale.
Fabrique, en parlant d’Une Église Parois-siale, signifie aussi Tout ce qui appartient àcette Église, tant pour les fonds et les revenusaffectes à l’entretien et A la réparation de l’E-glise, que pour l’argenterie, le luminaire, lesornemens , etc. La Fabrique de celte Église esttrès-riche. Quêter pour la Fabrique.
Fabrique, signifie aussi La façon de cer-tains ouvrages et de certaines manufactures. Lafabrique des monnoics. La fabrique des étoffésde soie, des draps , des chapeaux, des futai-lles, etc. Ce drap est de bonne fabrique. La fa-brique en est belle , en est bonne.
U se dit aussi Du lieu meme où l’on fabri-que. Des draps de la fabrique d’Abbeville . Celteétoffe est de la fabrique de Lyon . :
11 se dit aussi De la manière de construire,de l’aspect d’un batiment considérable. Bellefabrique. Biche fabrique. Fabrique, élégante.
On dit figurément, familièrement et en mau-vaise part, Ces deux hommes sont de même fa-brique, pour dire, qu’lis ne valent pas mieuxl’un que l’autre.
Fabriques, au pluriel, terme dé Peinture,qui se dit Des édifices, des ruines d’Architec-ture, etc. dont on orne les fonds des tableaux.
FABRIQUER, v. a. Faire certains ouvragesmanuels. Fabriquer de la monnoie. Fabriquer
FAC
des draps. Fabriquer des étoffes de soie, des cha*peaux, des futaines, des bas, etc.
On dit figurcment, Fabriquer un mensonge,une calomnie, pour dire, Controuver, inven-*ter un mensonge, une calomnie; et, dans lemême sens a peu près, Fabriquer une pièce jfabriquer un testament , une donation , etc.pour dire, F aire une fausse pièce, un faux acte,un faux testament, etc.
Fabriqué, ée. participe.
On dit Égarement et familièrement , Unehistoire fabriquée, des lois fabriquées , pour,Une histoire fausse et controuvoe, des lois in-*ventées.
FABULEUSEMENT, adv. D’une manièrefabuleuse. Cette Histoire est écrite fabuleuse*ment. 9
FABULEUX, EUSE.’adj. Feint, conlrouvé,inventé. Cela est fabuleux. Livre fabuleux. His-toire, narration fabuleuse. Les Divinités fabuleuses. L’histoire des temps fabuleux.
FABULISTE, s. m. Auteur qui a écrit 3c*fables. .Ësope est le pins ancien des Fabulistesconnus. Le devoir d’un Fabuliste est d'instruireen amusant,
PAC
FAÇ ADE, s. f. Face ou côté d’un grand bâ-timent. Il se dit particulièrement Du côté parlequel on entre. La façade d'une Église. La fa-çade d’un P dais. La façade du Louvre .
FACE. s. f. Visage. Dans le sérieux,il ne ?edit en ce sens qu’cn parlant De Dieu. Dieu dé-tourne sa face du pécheur. Devant la face duSeigneur. Voir Dieu face à face.
Dans le style familier, on dit quelquefois,Une face réjouie , une face enluminée.
On dit : Voir en face. Regarder en face.Couvrir la face. Se couvrir la face. H lui a diien face.
On dit proverbialement, Face tV homme portevertu, pour dire, qu’En plusieurs occasions fiest nécessaire de sc montrer en personne pontréussir.
Face, sc dit aussi De la superficie des chose»;corporelles. La face de ta terre. La face de lamer. En ce sens on dit en termes de l’Écrituro-Sainte, La face des eaux , la face des abîmes,a pp e lic F ace dun Corps ou d’un solideen Géométrie, Une des figuves qui composentsa superficie. Toutes les fetees d un cube sontdes carrés.
h Ace , se dit aussi Du devant d’un édifice,ou d’une de ses parties considérable*. La faced'une maison. Ce bâtiment a tant de toises deface. La face du coté de la cour. Lu face ducâlè du jardin. La face du cote du Levant, Ce
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