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e.n la personne de Henri IIJ. Le jour commen-çait à faillir. Cet édifice a failli par le pied. Cecheval commence à faillir par les jambes. Cettnni ne lui faudra pas au besoin.
On dit familièrement et comme proverbiale-ment, Le cœur me faut, pour marquer, quOnse sent quelque foiblesse, quelque épuisement,et qu’on a besoin de mander.
On dit aussi, Le cœur lui a failli, sa mé-moire lui a fcvlli , pour dire, Lui a manque.
On dit proverbialement et fièrement, Aufcout de l'aune faut le drap , pour direqu’Orne doit pas s’étonner si une chose vient à man-quer, quand on a employé tout ce qu’on enavoît.
On dit aussi adverbialement, Arriver à jourfaiUant , pour dire, Arriver lorsque le jour es;près de manquer.
Et, Jouer ci coup faiUant , u coup failli ,pour dire, Jouer à la place du premier desjoueurs qui manque. Cela ne se dit guère qu’aujeu du volant.
Faillir, signifie aussi, Manquer à exécuter,ù faire. J'irai là sans faillir. Il vieillit.
On dit, qu 'Une chose a failli cî arriver,d'arriver, pour dire, qu’Elie a été sur le pointd’arriver, qu’il a tenu à peu quelle n'arrivât,ï î a failli d'arriver un qrand malheur ; et dansle même sens, Tl a failli à être assassine. Il afailli à mourir. lia failli à être Pape . J’ai fùill:à tomber, de tomber. J'ai failli à le nommer.On dit aussi, J'ai failli mourir , tomber, lenommer, etc. Toutes ces phrases sont du stylelàxailier.
Faîï.l'r, se dit aussi Des Marchands ou Ban.qtiîers qui ont fait une banqueroute non frau-duleuse. Ce Banquiet' a failli.
Failli, ie. participe. 11 n’est d’usage quedans le sens de Finir, et dans celui de Manquerà faire. À jour failli, c’est-à-dire, À jour hui.Il faut que dans quelques jours vous voyiezcette affaire faite ou faillie , c’est-à-dire , queVous la voyiez faite ou manquée.
En ternees de Commerce, Failli se dit subs-tantivement d’Un Marchand qui a fait une ban-queroute nou frauduleuse.. C’est un failli , Unpiilli ne peut être ni Consul ni Echevin.
En termes de Blason , il se dit Des chevronsrompus dans leurs moutons.
FAILLITE, s. f. Banqueroute nou fraudu-leuse. Ce lUarchand a fait faillite.
FAIM. s. f. l-Lsir et besoin de manger: Avoirfaim. Avoir grand'faim. Faim insupportable.Faim dévorante. Souffrir^ endurer la faim.Cela fait passer la faim. Etourdir la grossefaim. Apaiser sa faim. Il est mort de faim. Lafaim a contraint les assiégés de se rendre.
On appelle jFûuw canine, Une maladie danslaquelle on a toujours faim, sans se pouvoirrassasier. On le dit aussi familièrement d’Unetrès-grande faim.
On dît figurément, que Des gens crient à lufaim , pour dire, quTls sont pressés du besoince manger; et Mourir de faim, pour dire, Avoirextrêmement faim. Dounçz-moi à manger, jemeurs de faim^
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On dit aussi, Mourir de faim, pour dire,Manquer des cl 1 oses nécessaires à la vie. Tl étaitautrefois dans [‘abondance, présentement ilmeurt de faim. C'est un meurt-de-faim.
On dit à peu près dans le meme sens, et fa-milièrement , que La faim a épousé la soif,pour dire , que Deux personnes très-pauvres,ou de mauvaise conduite, se sont mariées en-semble.
On dit proverbialement, que La faim chassele louv hors du bois , pour dire, que La néces-sité contraint les gens à s’évertuer pour avoirde quoi subsister.
On dit figurément, La faim insatiable desrichesses , des honneurs, pour dire, L’aviditc,le désir ardent de posséder les richesses, leshonneurs.
FAIM-VÀLLE. s. f. Maladie qui vient auxchevaux.
FAÎNE, s. f. Le fruit du hêtre. Des pour-ceaux engraissés de faine. De l’huile de faine.
FAINEANT, ANTE. adj. Paresseux, qui neveut point travailler, qui ne veut rien faire. 71est fainéant. EUe est fainéante.
Il est souvent substantif. Un fainéant. Uiigrand fainéant. Une fainéante. En ce pays-làon ne souffre point de fainéans.
On appelle dans l’Ilistoiie de France , Roisfainéans, Certains Rois de la première race,,jui ont laissé gouverner leurs Maires.
FAINÉANTER, v. n. Être fainéant, ne vou-loir rien faire. Demeura' à fainéanter. Il n'afait tout le jour que fainéanter. Il n’estquedustyle familier.
FAINÉANTISE, s. f. Paresse lèche, vie d.<fainéant. Grande fainéantise. Vivre, être, de-meurer , crownr dans la fainéantise, C'est unepure fainéantise qui vous tient. La fiinéuntiseest un plus grand vice que la paresse.
FAIRE, v. a. Je fais, tu fais, il fait; nousfaisons, vous faites, ils font. Je faisois. Je fs.J'ai fait. Je ferai. Je ferois. Fais. Que je fasse.Que je fsse. Faisant. Ce verbe est d’une sigrande étendue, que pour en marqua- tous lessens et tous les emplois, il faudroit faire pres-que autant d’articles qu’ü y a de tenues dansla Langue avec lesquels il se joint. On ne s'estpropose ici que de rapporter dans le meilleurordre qu’il sera possible, les principales accep-tions qu’il peut avoir, et sous chacune des-quelles on peut ranger diverses phrases. Quantaux façons de parier adverbiales et figuréesqu’il sert à former, on se contentera aussi d ex-pliquer celles dont le sens dépend uniquementdu même ved>e ; et pour toutes les autres, onin renvoie l’explication à chacun des mots quiservent à les former.
Faire, signifie Créer, former, produire; etil sc dit généralement De tous les ouvrages queDieu forme et produit de quelque manière quepe soit. Dieu a fait le Ciel et la Terre.. Dieu afait l'homme à son image et ressemblance tDieu a fait toutes choses de rien. Il n'y a queDieu qui puisse fait'c quelque chose Je rien.
On le dit aussi Des causes secondes. La natureest admirable dans tout ce quelle fait..La nu-
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ture fuit quelquefois des tuonsti'es. Une femmequi fait de beaux en fans. Une cavale qui a faitun pBulain. Quand une bête a fait ses petits.Les oiseaux font «des œufs.
On dit proverbialement De deux personnes,tle deux choses qui se ressemblent entièrement,Qui a fait lune, a fait l’autre.
Faire, signifie aussi, Fabriquer, compdser,donner urfe certaine forme, une certaine figure;
* t il se dit généralement De toutes lesproduct ionsde l’art, et de certains ouvrages que l’instinctfait faire aux animaux.. Faire un batiment.Faire des iiutrumens de Mathématique. Faireun ti'iangle. Faire un ovale. Faire des outils .Faire du pain. Faire de la pdtc. Faire du drap.Faire de la toile. Faire de la tapisserie. Faireun portrait. Un oiseau qui fait sou nid. Unearaignée qui fait sa toile.
Faire , se dit aussi dans le même sens, Desouvrages et des productions de l’esprit. Faireun livre. Faire une histoire. Faire l'histoired'un Pays , d’un événement. Faireune apologie.Faire un manifeste. Faire un poème. Faire unetragédie. Faire une comédie. Faire des vers.Faire de l ■ prose. Un écolier qui fait son thème.
On dit d’Unc nouvelle fausse, que C’est unenouvelle qu'on a faite à plaisir , pour dire, queC’est une nouvelle que quelqu’un a pris plaisirh inventer.
Faire, signifie aussi, Opérer, exécuter; etil se dit, tant Des effets que Lieu opère, quede ceux que la nature ou l'art opère par quelqueagent que ce soit. Les merveilles que Dieu alaites. Dieu u fuit un miracle. Les mb-acles queDieu fait par les Saints . Le- bruit (pie fait letonnerre. L'air fait ressort. Un corps qui faitimpression sur un autre. La poudre à canonfait des choses surprenantes.
Faire, dans le même sens d’Opérer, d’exé-cuter, se dit aussi De tout ce qui regarde Utravail des mains et l’activité de l’esprit. Fairesa besogne. Il a fait plus de besogne en uneheure qu’un auti e en deux. Il ne fait rientoute la journée. Il est toute la journée « nerien faire. Faire tout ce qu'on peut. Faire tousses efforts. Faire tout son possible. Quand onfait ce qu'on peut , ou n’est pas obligé à davan-tage. C'est un homme qui ne trouve rien dsdifficile à faire. Il n'a fait que ce qu'on lui adit. Tout ce qu’il fait, il le fait bien . Il tra-vaille bien , mais il est lent à ce qu’il fait..
On dit, C'est un homme à tout faire , pourdire, C’est un homme capable de faire tout lemal possible.
Il se dît aussi quelquefois d’Un homme ca-pable de faire, soit en bien, soit en mal, tçut
ce que les circonstances-exigent de lui.
On dit proverbialement, Ne faire œuvre deses dix doigts, pour dire, Demeurer à ne rienfaire; et, l’abe Ions les cinq sens de nalure,pour dire, Faire tout son possible.
On dit proverbialement, On-ne peut fairequen faisant , pour dire, qu’il y a des chosesqui demandent un certain temps pour être bienfaites.
On dit proverbialement, C'est un faire le