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On dit aussi, qu’Un homme ne -peut suppor-ter lu fatigue du carrosse , la fatigue du cheval,pour dire, qu’il ne peut supporter la fatiguecamée par le mouvement du carrosse , ducheval.
Fatigur , signifie aussi, Lassitude causéepar le travail. Il est malade , il n'en /dusde fhtigue.
FATIGUER, v. a. Donner delà fatigue, de lapeine. Fatiguer l'ennemi. La lecture fhtigue lavue. Vous me fatiguez les oreilles avec voscontes. Se fatiguer trop.
Il signifie figure'menl Importuner. Il fatiguetout le monde du récit de ses aventures. Il fa-tigue ses Juges par des sollicitations conti-'nuelles. Il me fatigue par ses visites.
Fatiguer, est aussi neutre, et signifie, Sedonner de la fatigue. Il fatig T ie trop.
Fatigué, le. participe.
On appelle Couleurs f.tiquées , CelLs quiont été trop tourmentées sur la toile, et quiont perdu leur fraie:, eur; T a'deau fatigue ,Celui qui est pei;it d’une maiière lourd.' parl’excès du soin que le Peintre y a mis; ou celuiqui, à force d’etre nettoyé, a perdu quelquechose de ses demi - teintes. Un ouvrage deSculpture est fatigue , quand il manque defranchise. La manière d’un Graveur est fati-guée, quand il emploie beaucoup de travaildans les cîioses qui pouvoient faire leur t\Feta\ ec moins d’ouvrage.
FATRAS, s. m. Terme qui se dit par mé-pris, d'Un amas confus de plusieurs choses,t u fatras de livres , de papiers, d’écritures.
On dit figuré ment, Un fatras de paroles.Ce livre est pleut de fatras. Ce n'est guc dufatras.
FÀTUÂTRE. s. m. Terme d’Antiquito. En-thousiaste qui, se croyant on se disant inspiré,aimonçoit les choses futures.
FATUITE, s. f. Impertinence, sottise quitient à un excès de bonne opinion de soi-même.i\'admivez-vous pas la fatuité de c&t hommeQuelle fatuité!
Il se dit aussi d’Un discours impertinentque quelqu’un lient à son av antage. -Il a ditune grande fatuité.
FATUM , s. m. Mot emprunté du Latin,pour signifier le Destin dans la doctrine desFatalistes.
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FAUBOURG, s. m. La partie d*nne Ville qui est au-delà de ses portes et de son enceinte.On a enfermé les faubourgs dans lu Ville. Il alivré la Ville et les faubourgs.
On dit proverbialement d’Une grande mul-titude, d’un grand concours de monde, qu’Ouy voit la Ville et les faubourgs. Il avait assein- jIdc la Ville et les faubourgs*
FAUCHAGE, s. m. L’actiofl de faucher.Payei' tant pour le fauchage des près. Choisirun temps propre pour le fauchage.
FAUCHAISON. s. f. Temps où l’on faucheles-prés.
FAUCHE, s. f. Le temps de faucher, ou le
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produit du fauchage. La fauche approche. La 'fauche a été excellente.
FAUCHÉE, s. f. C’est ce qu’un Faucheurpeut couper de foin dans un jour. La fauchees’évalue à quatre-vingts perches.
FAUCHER, v. a. Couper avec la faux. Fancher de l'avoine , de l'orge. Faucher les foins.Faucher les prés.
On dit ûgnrément et proverbialement, queLaMort fauche tout, que le Temps fauche tout,pour dire, que La Mort et le Temps détruisenttout.
Faucher, v. n. Terme de Manège. Il se ditd’Un cheval qui traîne en demi-rond une desjambes de devant. Cette manière de boiter pa-roit plus au trot qu’au pas. Cela arrive aux che-vaux qui ont été' entrouverts, ou qui ont faitquelque effort.
Fauché , ée. participe.
FAUCIÏET. s. m. Espèce de râteau avecdes dents de 3iois, qui sert aux Faneurs à amas-ser 1’hcrbc fauchée et fanée, et aux Batteurs engrange, pour séparer la paille battue d’avec leblé.
FAUCHEUR, s. m. L’ouvrier qui fauche,qui coupe les foins, les avoines. Mettre lesFaucheurs dun.s un pré.
FAUCHEUX , s. m. Espèce d’araignée qui ale corps petit, cl les jambes fort grandes.
FAUCILLE , s. f. Instrument dont on sesert pour scier les blés, et qui consiste en unelame d’acier courbée en demi-cercle, qui a depetites dents, et qui est emmanchée dans unepoignée de bois. Les moissonneurs ont déjà lafaucille ti la main. Il est temps de mettre lufaucille dans la moisson , de faire tomber leépis sous la fiucille.
On dit provnbîalement et par ironie, d’Une 'chose tortue, qu'Elle est droite comme unefaucille. El on dit figurémenl. Mett e la fau-cille dans la moisson d'autrui, pot r dire, En-treprendre sur le métier, sur les fonctionsd’autrui.
FAUCTLLON. subst. m. Instrument fait enibnne de faucille, pour couper du menu bois,des broussailles,
F AU*..ON. s. m. Ciseau de proie, l’un desplus nobles entre les oiseaux de leurre. Fauconpèlerin , gentil , niais, hagard. Faucon de pas-sage. Tiercelet de faucon. L’aire d’un faucon.
FAUCONNEAU, s. m. Petite pièce d’Artil-lerie. Coup de fauconneau. Balle de fauconneau.Tirer un fauconneau.
FAUCONNERIE , s. f. Art de dresser et degouverner les faucons, et toutes sortes d’oi-seaux de proie. Entendre bien la fauconnerie.
Il signifie aussi, La chasse avec l’oiseau deproie, la volerie haute et Lasse. La fauconnerieet la vénerie sont d’une grande dépense. Aimerhi fauconnerie. S’adonner à la fauconnerie.Les Charges de la Fauconnerie . Officier de laFauconnerie .
11 signifie aussi le lieu où sont les oiseauxde proie. Il loge auprès de la Fauconnerie duRoi
FAUCONNIER, s. in. Celui qui dresse et
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gouverne les oiseaux de proie, et qui les faitvoler. Bon Fauconnier . Des gants de Fan-connier.
On dit, Monter à cheval en Fauconnier ,pour dire, Monter du coté droit, du pied droit,comme font les Fauconniers, parce qu ils tien-nent l’oiseau sur le poing gauche.
-On appelle Grand Fauconnier , L’Officier qui a autorité sur tous les Fauconniers et Offi-ciers de la Fauconnerie .
FÀ.UCONNIÈRE. s. f. Espèce de sac ou degibecière,dont les Fauconniers se servent pourporter les menues bardes dont ils ont besoin.
Il se dit aussi De toutes sortes de gibecièresséparées eu deux, que I on met à 1 arçon de laselle, pour porter de menues hardes.
FAUFILER, v. a. Faire une fausse coutureà longs points, et en attendant qu’on en fasseune autre à demeure. On n’a fait que faufilercet habit pour l'essayer.
On dit figure'mcnt et familièrement, Ne fau-filer avec quelqu'un, être faufilé avec quelqu'un,pour dire, Se lier avec quelqu’un d'amitié,d’intérêt, de plaisir, etc. Il est faufilé avec lesplus honnêtes gens de U Ville, avec les courti-sans. Il est faufilé avec tous les beaux esprits.Il s’est faufilé avec tel et telle. Il est bien fau-filé.lls'a-t faufdédans les meilleures compagnies.
Faufilé, ée. j •rticipe.
FAUNE, s. m. Dieu champêtre chez les La-tins. Les Faunes et les Satyres.
FAUSSAIRE, s. masc. Celui qui altère des\ctes , ou qui en-fait de faux. C est un faus»saire. Il est reconnu pour faussaire.
Il se dit aussi De celui qui fait de faussessignatures.
FAUSSE-BRAIE. s. f. Terme de Fortifica-tion. Seconde enceint - terrassée comme la pre-mière, et qui n’en est pas séparée par un fos.é,mais dont le terre-plein joint l’escarpe de lapremière enceinte.
FAUSSEMENT, adv. Contre la vérité'. Ilavance faussement, il soutient faussement unetelle chose. Être accusé faussement.
FAUSSER, v. a. Faire plier, faire courberun corps solide, en sorte qu’il ne se redressepoint. Fausser une lame. Fausser un canon d'ar-quebuse. Fausser une règle de cuivre.
On dit, Faussci' une cuirassé , pour dire,L’enfoncer sans la percer tout-à-fait;
Fausser une serrure , pour dire,En gâter lesressorts, par quelque effort y
Et, Fausser une clef, pour dire, La forceren sorte quelle ne puisse plus ouvrir.
Fausser, signifie aussi Enfreindre, violer.En ce sens il ne se dit guère que dans les phra-ses suivantes, Fausser sa fai^ fausser sa parole,fausser son serment, fausser sa promesse j cequi vaut autant que si on disoit, F ioler sa pa-role, manquer à sa promesse, etc.
On dit familièrement, Fausser compagnie ,pour dire, Se dérober d’une compagnie, oumanquer à s y trouver après l’avoir promis.Vous avez faussé compagnie.
On dit, en termes de Guerre, Se fausser ,pour, Ne former plus une ligne droite. Quand