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Tome premier. A - K.
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FLA

Flamber, t. n. Jeter de la flamme. Ce boisne (ïambe point Faites flamber ce feu.

Flambé , ée. participe.

Il signifie figurément et par plaisanterie,Ruiné, perdu, dont il n’y a plus rien à attendre.Il est flambé. Mon argent est flambé , je n’es-pére plu3 le ravoir. C’est une affaire flambée.

FLAMBERGE. s. f. Épée. Il ne se dit qu’enplaisanterie, et ne s*emploie guère qu’en cettephrase, Mettre flamberge au vent.

FLAMBOYANT, ANTE. adj. Qui flamboie.Fpée flamboyante. Comète flamboyante. Astreflamboyant. Les éclairs rendoien t le ciel tout

flamboyant.

En termes de Peinture, on appelle Flam-boyons, Les contours coulans, balances etsouples, que l’on peut comparer a 1 effet de la

flamme.

FLAMBOYER, v. n. Jeter un grand éclat,briller. Il ne se dit guère que De leclat desarmes ou des pierreries, et il est de peu d’u-sage. On voyoit flamboyer les épées. Ces dia-mans semblent flamboyer.

FLAMINE. s. m. Prêtre chez les Romains,ainsi nommé d’un voile qu’il avoit le droit deporter comme une marque de sa dignité. Il n’yavoit originairement que trois Flammes, celuide Jupiter , celui de Mars, et celui de Ro-mulus.

FLAMME, s. f. ( On pron. Fldme.) La par-tie la plus lumineuse et la plus subtile du feu,celle qui s’élève au-dessus de la matière quibrûle. Jeter «ne flamme. Eteindre la flamme.Amortir la flamme. Étouffer la flamme. Il futdévoré par les flammes, livré aux'flammes. Ce■feu ne fait point de flamme.

On dit, T es flammes éternelles , les flammesJe l’Enfer, pour dire, Les tourmens des dam-nés; et, Les flammes du Purgatoire , pourdire, Les souffrances de ceux qui sont dans lePurgatoire .

On dit proverbialement et figurément, Jeterfeu et flamme, pour dire, Parler en hommetransporté de colère.

Flamme , signifie figurément et poétiquement, La passion de l'amour. Brûler d une se-créte flamme, d’une belle flamme. Nourrir,entretenir , éteindre sa flamme. Cacher saflamme.

Flamme. Terme deMarine.Banderole longueet étroite, qui est fendue par la pointe, etqu’on attache aux vergues, aux antennes etaux mâts des navires et des galères. Le vais-seau entra dans le port avec ses bandei'oles etses flammes.

Flamme, se dit aussi d’XJn instrument d’a-eier dont on se sert pour saigner les chevaux.Donner un coup de flamme ù un cheval.

FLAMMÈCHE, s. f. Pente parcelle d’unematière combustible qui s’élève en l’air toutenflammée. Il ne faut qu'une petite fl ammèchepour causer un granit embrasement

FLAN. s. m. Sorte de tarte faite avec de la

crème, etc.

FLAN. s. m. Pièce de métal taillée en rondpour eu faire de la monnoîe, des jetons, etc.

. FLA

Un flan d’cugent. Un flan d'or. Un flan decuivre. ,

FLANC, s. m. La partie de Phomme ou desanimaux, qui est depuis le defaut des côtesjusqu’aux hanches. Le flanc droit. Le flanc,gauche. Il eut le flanc percé d’un coup deflèche. Il reçut un coup dans le flanc. Un che-val gui bat du flanc. Un cheval gui a beau-coup de flanc , gui n’a guère de flanc. Le lionse bat les flancs avec la gueue. C’est mon fils,je l'ai porté neuf mois dans mes flancs. Danscet exemple, Flancs se prend pour Toute lapartie du ventre qui est comprise entre lesdeux flancs.

On dit figurément et familièrem., 5e battreles flancs pour guelgue chose , pour dire, Fairebeaucoup d’eflorts pour y réussir. Il se ditprincipalement Des efforts qui n’ont point desuccès.

Flanc, se dit aussi par similitude, par ana-logie, Du côté de diverses choses. Flanc d'unvaisseau. Le flanc d’un bastion. Un flanc bas.Un flanc rasant. Couvrir le flanc d’un ba-taillon. Assurer le flanc d’un bataillon. Leflanc d’un escadr-on. Prêter le flanc. VoyezPrêter. Découvrir le flanc. Montrer le flanct aux ennemis. Attagucr l'ennemi en flanc.Prendre les ennemis en flanc.

FLÀNCONADE. s. fém. Terme d'Escrime.Botte de quarte forcée qu'on porte dans le flancde son ennemi. Il reçut une terrible flanco-nade.

FLÀNDRIN. s.m. Sobriquet que l’on donneaux hommes élancés, et qui n’ont pas une con-tenance ferme. C'est un grand flandrin. U estdu style familier.

FLANELLE, s. f. Étoffe légère de laine.Flanelle d’Angleterre. Chemisette de flanelle.Porter de la flanelle sur la peau.

FLANQUANT, ANTE. adj. Terme de For-tification. On appelle Àngle } bastion flanquant ,Celui d’où l’on découvre le pied de quelqueautre partie des fortifications d’une Place, entelle sorte que l’on peut en défendre tes ap-proches.

FLANQUER, v. a. Terme d’Arcbitecturemilitaire, qui se dit De la partie d’une fortifi-cation qui en voit une autre, et qui lui sert dedéfense. Des bastions flanguent la courtine.Des casemates gui flanguent un fossé. On aflanguê cette muraille de deux tours.

On dit populairement, il lui a flanguê unbon soufflet , pour dire, Il lui a donné un bonsoufflet.

On dit aussi populairement, Se flanguerdans une assemblée, pour dire, S’y placer malà propos ; Se flanguer dans la boue , pour dire,S’y laisser tomber, y marcher étourdiment.

Flanqué, ée. participe.

En termes de Blason , il se dit Des pals,arbres, et autres figures qui en ont d’autres àleur côté.

FLAQUE, s. f. Petite mare d’eau qui crou- jpit en quelque endroit. Il y a des flaques d'eaudans ce chemin.

FLÀQUÉE. s. f. Une certaine quantité

FLA

d eau ou d autre liqueur qu’on jette avec im-pétuosité contre quelqu’un ou contre quelquechose. On lui a jeté une flaquée d'eau par levisage. U est du style familier.

FLAQUER. v. a. Jeter avec impétuosité del’eau ou une autre liqueur contre quelqu’un,contre quelque chose. Il lui a fia gué un verred’eau au visage. Il est du style familier.

Flaqué , ée. participe.

FLASQUE, adj. des 2 genres. Mou, qui estsans force, sans vigueur. Un grand hommeflasque. Le grand chaud rend le corps flasque.Les grands chevaux sont ordinairement flas-ques.

FLATRER. v. a. Il ne se dit que Des chiens,lorsqu ayant été mordus de quelque chien en-ragé, on leur applique sur le front un fer chauden forme de clef, pour les garantir, dit-on, dela rage. Fldtrer un chien. Faire fldtrer deschiens .

FlAtré, Ée. participe.

FLATTER, v. a. Louer excessivement dansle dessein de plaire, de séduire. Ceux gui fiat -tenf tes Princes, les corrompent. Les hommesn’aiment ordinairement que ceux qui les flattent.

On dit, qn’Un Peintre flatte une personne ,pour dire, qu’il la peint plus belle qu’elle n'est.Le Peintre l’a un peu flattée. Les Peintres flat-tent toujours. Votre miroir vous flatte.

Flatter , signifie aussi, Excuser par unemauvaise complaisance. Il est trop homme debien pour flatter le vice. Je ne saurois flatter.les passions, les défauts de mes amisi

U signifie aussi, Tromper en déguisant lavérité, ou par foibîesse, ou par une mauvaisecrainte de déplaire. Vous me flattez dans cetteaffuire-li i. On ne flatte ordinairement que trop.Dites-moi saris me flatter- ce gui vous en semble.Je ne me flatte point, je connois mes défauts.Je puis dire sans me flatter..,. Je ne veux pointque mon Médecin me flatte, je veux qu’il medise nettement l'état de mon mal.

Il signifie aussi figurément, Traiter avectrop ide douceur et trop de ménagement ce quia besoin d’être traité d’une autre manière. C'estentretenir une plaie , que de la flatter. Si onflatte cet ulcère , on ne le guérira point; il y_faut appliquer le fer et le feu. On ne guéritpoint les grands maux en les flattant.

Flatter, signifie aussi Caresser. Flatter urienfant. Flatter un cheval avec la main. Flatte r;un ih.cn. Le chien flatte son maître.

Ou dit, Flatter quelqu'un de quelque choie,pour dire, Lui faire espérer quelque chose,l’amuser de l’espérance de quelque chose. Onle flatte qu'il aura bientôt ce qu'il souhaite. Ily a long-temps qu'on le flatte de cela.^ Et ondit , Se flatter , pour dire , S’entretenir dansl’espérance, sS amuser de l'espérance de quelquechose. Il se flatte qu'on aura besoin de lui.C'est de quoi il s’est toujours flatté.

On dit en termes de civilité, Se flatter , pourdire, Se persuader. U se flatte que vous l'aurezpour agréable. Il se flatte que vous appi-ouverezsa conduite. Je me flatte que vous • fie doute%point de mes sentimens.