Band 
Tome premier. A - K.
Seite
598
JPEG-Download
 

5 9 S FLE

Le jlcgnie de cet homme me met'au désespoir,En ce sens il ne se dit point au pluriel.

Flegme. En Chimie , c’est la partie aqueuseet insipide que la distillation dégagé des corps.

F T.F. frMON. s. m. Terme de Médecine. Il sedit De toutes les tumeurs qui sont remplies desang.

FLEGMONEUX, EUSE. adj. Qui est de lanature du flegmon. Érysipèle flegmoiicux.

FLÉTRIR, v. a. Faner, ternir, ôter la cou-leur, la vivacité, la fraîcheur. Le vent de bise,le haie flétrit les fleurs. Le grand cir flétrit lescouleurs. Le temps , Vâge flétrit le teint, flétritla beauté.

En ce sens il s’emploie aussi avec le pronompersonnel. Les fleurs se flétrissent. Sa beautecommence à se flétrir.

Flétrir , signifie figurément h l'actif, Dés -honorer, diffamer. Flétrir quelqu’un. Fléti’ir laréputation , la mémoire , la gloire de quelqu'un.

Il signifie aussi au figuré, Abattre, ôter lavigueur et le courage. Le malheur flétrit l’dme.

On dit d’CJn homme qui a été repris de Juslice, qu ’Il est flétri. Et en style de matière cri-minelle, on dit d’(Jn homme condamné à êtremarqué d’un fer chaud, qu’il est condamné àêtre flétri.

Flétri, ie. participé. Avoir la peau flétrie.Pomme flétrie. Il a l'dme flétrie.

FLÉTRISSURE, s. f. L’altération qui arrivea la fraîcheur et à la vivacité des fleurs et descouleurs, ou à la beaute' et à la délicatesse duteint, de la peau. La flétrissure des fleurs , desfruits. Le temps n’a pas causé la moindre flé-trissure à la beauté de son teint.

U signifie figurément, Tache à la réputation.Voilà une grande flétrissure à son honneur , àsa réputation. Il a reçu une flétrissure cjui nes'effacera jamais. C’est une fléti'issurc à unhomme, que d'avoir fui dans le combat.

Flétrissure, se dit en termes cle Palais, Dela marque d’un fer chaud, imprimé par ordrede Justice sur 1 épaulé d’un criminel. On lui atrouvé une flétrissure sur les épaules.

FLEUR, s. f. Production des végétaux, quicontient les parties de la fructification, savoir,les ctamines et le pistil. Fieu?' radiée. Fleur àfleurons. Fleur simple, fleur double. Fleur nou-velle. Fleur épanouie. Boulon de fleur. Boutonà fleur. Fleur éclose. Fleur printanière. Fleurd'été. Fleur d’automne. L’émail des fleurs.Fleur de pêcher. Fleur de jasmin. Fleur d'o-range, eau de fleur d'orange. Une fleur qui seflétrit , qui passe , qui se fane. Un arbre quijette des fleurs, qui pousse des fleurs, qui est enfleur. La vigne est en fleur. Les blés sont enfleur. Cet arbre ne porte point de fleur. Un bou-quet de fleurs. Une guiidande de fleurs. Unecouronne de fleurs. Les festons de fleurs. Seméde fleitnk J oncle de fleurs. Couvert de fleurs .

Fleuh DE LA Passion. Synonyme de Grena-'dille. Plante qui vient de la nouvelle Espagne.Elle est ainsi nommée, parce qu’on a cm voirdans les différentes parties de sa Heur quelquerapport avec divers instruirions de la passiondu Sauveur, tels que la couronne, les trois

FLE

clous, etc. Les semences de son fruit, qui nemûrit qu’à Quito , sont très-rafraîchissantes,etd’un goût approchant de celles de la Grenade ;ce qui lui a fait donner le nom de Grenadille .

On appelle Étoffe à fleurs, Une étoffe où ily a des figures de fleurs tissues ou brochéesavec d’étoffe. Damas à fleurs. A fleurs d’or , àfleurs d'argent.

Fleur, se dit figurément, en parlant Decertaines choses, pour signifier Le temps oùelles sont dans leur plus grande beauté, commeun arbre chargé de fleurs. Être dans la fleur,à la fleur de ses jours. Trente ans, c’est la fleurde l’âge pour un homme. Être dans la fleur dela jeunesse. Elle étoit alors dans la plus grandefleur de sa beauté. La fleur de la beauté n'aqu’un temps. Cela a toute la fleur , toute lagrâce de la nouveauté.

Fleur , se dit figurément De certaine petiteblancheur qui paroit sur la peau de quelquesfruits, comme des prunes, des raisins, etc.lorsqu’ils n’ont point encore été maniés. Onservit quantité de fruits qui avoient encorefoute leur fleur.

On appelle La fleur du teint, Cet éclat,cette fraîcheur de teint que donnent la jeu-nesse et la santé; Fleur de farine, La partie laplus subtile de la farine; et Fleur de soufre ,La partie du soufre la plus subtile. Et on dit,La fleur de la virginité, pour dire, La virgP”niié même.

I Fleur, se Hit aussi pour signifier Le lustreet l’éclat de certaines choses qui dùreut peu.La beauté n'a qu’unefleur. Cette étoffe est d’unebelle couleur , mais elle n’a que la fleur.

Il se prend aussi figurément pour La pre-mière vue, le premier usage d’une chose nou-velle. Voilà une étoffe qu’on n’a encore mon-trée à personne, vous en aurez la fleur. Il a eula fleur de cette tapisserie , de ce meuble.

Fleur, se dit aussi figurément, pour signi-fier L’élite, le choix, ce qu’il y a de meilleur,d’excellent. C’est la fleur de mes amis. La fleurde sa Cavalerie. La fleur des troupes.

On appelle en style de vieux Roman, Fleurde Chevalerie , fine fleur de Chevalerie , LesChevaliers distingués par des actions brillantes ;et encore aujourd'hui, en parlant familière-ment d’Un Cavalier qui a beaucoup de valeuret cle probité, on dit, que C’est fine fleur deChevalerie.

On dit familièrement dans le môme sens,La fleur des pois.

En toutes ces acceptions figurées. Fleur nese dît qu’au singulier.

Fleur, se dit aussi figurément pour sign^fier, Ornement, embellissement; et dans cesens on appelle Les ornemens, les emhelUsse-mens d’un discours, Des fleurs de Rhétorique.Cette phrase ne se dit plus guère qu’en mau-vaise part.

Fleurs, au pluriel, se dit pour Flueurs,et signifie Les règles, les purgations des femmes.Une femme qui a ses fleurs. Il vieillit.

On appelle Fleurs blanche Une certainemaladie des femmes.

FLE

Fleurs, en Chimie, se dit Des substancesque I action du feu-a élevées. On dit : Des fleursde soufre. Fleuj's Ae benjoin. Fleurs de zinc.C’est la même chose que Sublimé.

Fleurs df. lis. Voyez Lis.

À fleur, phrase adv. Au niveau. Les foiùdemens de cel édifice sont déjà à fleur de terre.La digue n’étoit pas encore à fleur d'eau. 71 ade gros yeux à fleur de tête. Ce coup, cette ballea passé à fleur de corde.

On dit d’Une Médaille parfaitement con-servée, qu 'Elle est à fleur de coin.

On dit figurément et familièrement qu’ffneaffaire a passé à fleur de corde, pour dire,qu Elle a passé avec grand'peine, et quelle n’aeu que les suffrages qui étoient absolument né-cessaires.

FLEURAlSON. s. fém. Terme de Botanique .11 se dit De la formation des fleurs, et du tempsou de la saison dans laquelle les plantes fleu-rissent. Les fleurs de la seconde fleuraison sontordinairement moins grandes et moins bellesque celles de la première. La gelée a retardé lafleuraison des anémones.

FLEUR DE LISER. v, a. Marquer d’unefleur de lis avec un fer chaud. Ce voleur avoitdéjà été fleurdelisé.

Fleurdelisé, ée, partie, et adjectif. Fleurfleurdelisée , se dit en termes de Botanique ,d’Une plante en ombelle, dont la fleur a cinqpétales iuégaux, et qui par leur assemblage res-semblent aux fleurs de lis des armoiries.

Il ne faut pas confondre les fleurs fleurdeli-sées avec les fleurs en lis. Les fleurs de la ca-rotte et du cerfeuil sont fleurdelisées.

FLEURÉ, FLEURETÉ, FLEURONÉ, ÉE-adj. Termes de Blason , qui se disent Des piècesqui sont terminées en fleurs, ou bordées defleurs.

FLEURER, v. neut. Répandre une odeur,exhaler une odeur. Cela fleure bon.

On dit proverbialement et figurent. d’Uneaffaire qui paroît bonne et avantageuse, Celafleure comme baume.

On dit encore d’Uue personne dont la répu-tation n’est pas bonne, que Sa réputation nefleure pas comme baume.

FLEURET, s. m. Certaine espèce de fil faitde la matière la plus grossière de la soie, Danscette étoffe il entre beaucoup de fleuret. Le fondde celte brocatellc est de fleuret.

On appelle aussi Fleuret , Le ruban qui estfait de ce même fil.

Fleuret , se dit aussi d’Uue épée sans pointeet sans tranchant, qui est terminée par une es-'pèce de boulon garni de cuir, et dont on se sertpour apprendre à faire des armes. Piesenter le.fleuret. Faire un coup de fleuret. Manier lefleuret. Je lui ai fait mettre bas U fleuret.

Fleuret , esl aussi Un certain pas de danse.Un fleuret, un co-upé.

FLEURETTE, s. f. diminutif. Petite fleur-11 n’est guère d’usage que dans la Poésie pasto-rale. Cueillir les fleurettes des prés.

U signifie figurément, Cajolerie que l’on dità une femme. Dire des fleurettes. Conter des