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pléonasme, pour dire, Le fonds et tout ce quien dépend- Vendre le fonds^et le très-fonds. Eton dit figurément, qu’C/n homme sait ïe fondset le très-fonds d'une affaire, pour dire, qui!en sait-tout ce qui s’en peut savoir.
Fonds, se dit figurément De l’esprit, desmœurs, du savoir, de la capacité d'un homme.C'est un homme qui a un grand fonds d’esprit ,beaucoup de fonds d'esprit. Cela marque ungrand fonds de savoir, un grand fonds d’éru-dition. Cela part d'un grand fonds de probité.Cela ne peut venir que d’un grand fonds demalice. Un fonds inépuisable de science. L’e~cor ce est contre lui, mais le fonds est bon. C’eslun homme qui parle beaucoup sur toute sorteJie matièi'es, mais il n’a point de fonds,
FONjGlBLE. adj. des ?, genres. Il se dit enJurisprudence, Des choses qui se consomment,et qui se règlent par nombre, poids ou mesure,comme les grains, le vin, l’huile, etc. Le blé ,le vin , Vlmile, etc. sont des choses fongibles.
FONGUEUX, EUSE. adject. Qui est de lanature du Fongus. On appelle Chairs fon-gueuses, Les chairs mollasses, les excroissancesbaveuses, qui s’élèvent”en forme de champi-gnon dans les parties ulcérées. Ulcère fon-gueux.
FONGUS. s. m. ( On prononce l’S.) Terme.emprunté du Latin. Excroissance charnue,molle, spongieuse, qui a la forme d’un cham-pignon , et qui vient sur une plaie, sur un ul-cère. La cause du fongus est un suc nourricierdépravé . retenu et gâté.
FONTAINE, s. f. Eau vive qui sort de terre.La source d’une fontaine. Aller à la fontaine.Puiser dans la fontaine , à la fontaine. La fon-taine est bien creuse. Fontaine claire , nette , .coulante. Fontaine trouble , bourbeuse, froide.Fan de fontaine. Une fontaine jaillissante. Le-jet d'une fontaine. Faire une fontaine dans unjardin , ou dans une place publique. Un regardde fontaine. La fontaine ne va plus.
On dit d’Une personne qui pnroit rajeunie,qu 'Elle a été à la fontaine de Jouvence.
On dit proverbialement, 71 ne faut pas dire,fontaine , je ne boirai jamais de ton eau , Cequi signifie, qu’Xl ne faut jamais assurer qu’onn’aura pas besoin de telle personne ou de tellechose.
Fontaine, se dit aussi De tout le corps d’Ar-chitecture qui sert pour 1 écoulement, pourl’ornement, pour le jeu des eaux d’une fontaine.La fontaine des Innocens, La fontaine de Grc-pelle , etc.
Fontaine, se dit aussi d’Un vaisseau de cui-vre , de grès, ou He quelque autre matière, oùi’on garde de l’eau. Acheter une fontaine decuivre pour une cuisine. Les fontaines de cuivresont dangereuses.
Il se dit aussi Du robinet et du canal de cui-vre par où epule 1 eau d’une fontaine, ou le vir.d’un tonneau, ou quelque autre liqueur queCe soit, tourner la fontaine. La fontaine d'un
jnuid.
On appelle Fontaine de la tête, ou Fonta-jweïiè. Un endroit au haut de la tète, où abou-
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tissent les sutures. La fontaine de la tête esttendre et molle aux enfans.
FONTANGE. s. f. Noeud de rubans que lesfemmes portent sur leur coiffure, et qui tireson nom de Madame de Fontange.
FONTE.s.f. Action de fondre, de liquéfier,de résoudre en liqueur. La fonte des métaux.Remettre à la fonte. Jeter en fonte. La fontedes neiges fait déborder les rivières. La fonte deshumeurs fait de grands ravages dans le corpshumain.
On appelle Fer de fonte, ouvrage de fonte ,Le fer fondu, et les ouvrages de fer fondu. Mar-mite de fonte. Contrc-cosuv de fonte.
Fonte , se dit aussi d’Une certaine compo-sition: de métaux, dont le cuivre fait la princi-pale partie. Canon de fouie. Mortier de fonte.Pièces de fonte.
Fonte , se dit aussi en matière d’imprimerie,pour signifier Un corps complet d’une mêmesorte de caractères. Une nouvelle fonte. Unefonte de Petit-Romain. Une fonte de nouveauxcaractères. Une fonte toute neuve.
On dit, qu’.Dn tableau est d une belle fonte ,pour dire, que Les passages des teintes sontbien liés.
FONTENIER.s.masc.Celui qui a charge deconduire et de faire aller les fontaines, de lesentretenir, et de les faire jouer, il/aiire Fonte-nicr.
FONTICLTLE. s. m. Terme d’Anatomie. Pe-tit uicère artificiel pratiqué par le Chirurgien,soit avec un instrument, tranchant, soit avec uncaustique, pour procurer, dans quelque partiedu corps, récoulcmenl des humeurs.
FONTS, s. ni. pl. On appelle ainsi Un grandvaisseau de pierre ou de marbre, où l’on con-serve l’eau dont on a accoutumé de baptiser.Bénir les Fonts. Les Fonts baptismaux.
On dit, Tenir un enfant sur les Fonts, pourdire, En être Parrain ou Marraine.
Et on dit figurement et familièrement, Tenirquelqu’un sur les Fonts , pour dire, S en entre-tenir avec détail. Et cela se dit presque égale-ment en bonne et en mauvaise part.
Ondit aussi, Tenir quelqu’un sur les Fonts.pour dire, Le questionner, le faire parler, l’exa-miner.
FOR
FOR. s. m. Juridiction, Tribunal de Justice.H n’est d’usage au propre que dans ces phrases:For Ecclésiastique, For extérieur , qui se disentDeJa Juridiction Ecclésiastique en certains cas.Traduire au For Ecclésiastique. Etre absousdans le For extérieur.
On dit, Le For intérieur, le For de la con-science, pour dire, Le jugement de la propreconscience. Tel homme est absous dans le Forextérieur, qui ne l’est pas pour cela dans leForintéî'ieur, dans le For de la conscience.
FORAIN, AINE. ajj. Qui est de ‘dehors,qui n’est pas du lieu. Il n’est guère d’usagequ’en celte phrase, Marchand forain. On‘dit auféminin, Traite foraine, pour dire, Le droitd’impôt et de péage qu’oq prend sur les mor-
FOR
cbandises qui entrent dans le Royaume, bu quien sortent. Commis aux traites foraines.
FORBAN, s. m. Corsaire qui exerce la pira-terie sans commission d’aucun Prince, et quiattaque également ami et ennemi. Les Forbanssont traites comme voleurs.
FORÇAGE, s. m. Terme de Monnoic. Excé-dant que peut avoir une pièce au-dessus dupoids prescrit par les Ordonnances.
FORÇAT , s. m. Esclave qui sert sur les Ga-lères, ou Criminel que la Justice a condamnéà y servir. 71 y a tant de Forçats sur celte Ga-lère. On délivra les Forçats.
Ondit proverbialement, Travailler commeun Forçat, pour dire, Travailler beaucoup.
FORCE, s. fera. Vigueur, faculté naturelled’agir vigoureusement. Il se dit proprement Ducorps. Force naturelle. Grande force. Force ex*traordinaire. Force de corps. Force de bras.Frapper de toute sa force. Y aller de toute saforce. Manquer de force. Il est dans sa force.
On dit d’Un homme d'une complexion déli-cate. que C est un homme qui n'a ni force niva'tu. Et la meme chose se dit figurément d’Unhomme qui n’est bon à lien, qui n’est capablede rien.
On dit au pluriel : Réparer ses forces. Re-couvrer ses forces. Reprendre ses forces. Sentiraugmenter ses forces. Sentir affaiblir ses forces.Perdre ses forces. Prendre de nouvelles forces.Ses forces diminuent, reviennent. Les forceslui manquent. Ses forces s’épuisent. Et danstoutes ces phrases, Forces se prend pour Lavigueur de la constitution naturelle.
. On dit au pluriel : Se fier à ses forces. En-treprendre par-dessus ses forces. Mesurer sesforces. Connoitre ses forces , etc. Et alors dansces exemples et dans quelques autres sembla-bles, Forces se dit non-seulement au propre,De la vigueur naturelle du corps, mais aussiau figuré De celle de l’esprit; et du pouvoir,du bien, du crédit, de l’autorité qu’on a dansle monde.
Forces , se dit aussi au pluriel, pour signi-fier Les troupes d’un État. Assembla’ ses forces .Avec toutes ses forces. À forces èqales. De nou-velles forces. Joindre ses forces. Combatti-e avectoutes ses forces. Toutes les forces ne sont pasencore rassemblées. Les forces de terre. Lesforces Aavales.
Force, signifie aussi Puissance. La force decet État consiste non-seulement dans la multi-tude de ses habitons , mais encore dans leur i n 'dustrie. La force de ce peuple consiste dans soncommerce.
On dit aussi, Les forces d'un État 9 pourdire, Tout ce qui contribue à rendre un Etatpuissant.
On dit, La force d'une Place, en parlantDe ses moyens de défense ? de ses fortifica-tions, de sa garnison, etc.
FoncE, signifie aussi Impétuosité. La forcede l’eau, du courant. La force du vent.
. il signifie encore, Solidité, pouvoir de ré-sister. La force cl’une poutre. La force d'unmur, d’une digue. Lu force de la toile, La force