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Tome premier. A - K.
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6o.S FOR

qu’en termes de Serrurerie et d’A'rlillene, etdans ces phrases : Forer une clef. Forer uncanon.

F.cre, ée. participe. TJné clef bien forée.

FORESTIER, s. m. (On prononce l'S. ) Quia quelque charge, quelque fonction dans lesfarcis.

On appeloit Forestiers de Flandre , Les an-ciens 'Gouverneurs de Flandre, avant qu’il yeut des Covîes.

Il est quelquefois adjectif ; et en ce sens ondit, Les Villes forestières d'Allemagne, en par-lant des quatre Villes qui sont sur le Rhin au-dessus de Baie, dans ie voisinage de la ForêtNoire : Rliinfeld , Ÿaldshut , Seckingen etLaufjenbourg.

On appelle Lois forestières , Les Lois con-cernant les forets.

FORÊT, s. 1. Grande étendue de terraincouverte de bois. Grande foret . Forêt imprati-cable. Belle forêt. Épaisse forêt. Les routes , leslaies d’une forêt. Les faux-fuyans d’une forêt.L'entrée d'une forêt. Le milieu d’une forêt. Lefond d'une forêt. Être en fin fond de forêt.Traverser une forêt Percer une forêt. Abattreune forêt. Couper une forêt La coupe d’une fo-rêt. Dépeupler une forêt. Dégrader une forêt.Grand Maître des Eaux-et-Forêts. Officiersdes forêts. Garde de forêt.

FORET, s. m. Petit instrument de fer aveclequel on perce un tonneau. Mettre le foretdans un muid. Tirer du vin au foret

FORFAIRE. v. neut. Faire quelque chose(Contre le devoir. Il ne se dit guère qu’en termesde Pratique, et en parlant l)e la prévaricationd’un Magistrat. Si un Juge vient à forfaire.

On dit, qu’Unc fille, une femme a forfait4 son honneur , po.ur dire, qu’Eile s’est laisse.corrompre.

On dit en termes de Droit Coutumier* F or-faire unFief, pour dire, Ee rendre confiscablede droit au profit du Seigneur Féodal : cl dansc-et exemple., Forfaire est actif.

FORFAIT, s. pi. Crime énorme, atroce. Il aété puni pour ses forfaits.

Forfait, se dit aussi d’Un trafic, d’un mar-ché par lequel un homme s’oblige de faire unechose pour un certain prix, à perle ou à gain.Faire un forfait d’une affaire de finance. Fairey.n forfait avec un Architecte pour un bdtiment,Prend’e à forfait Traiter à forfait.

FORFAITURE, s. fém. Terme de Pratique.Prévarication. On ne peut destituer un Magis-trat que pouy forfaiture. Saisir un Fief pourforfaiture,

ECHEANTE, s. masc. Mot pris de l’Ilalien.Ha.oleur, charlatan, fanfaron. C'est un foi'faute.J] est du style familier.'

FORFANTERIE, s. f. jjâblerie, charlata-nerie. pn a enfin reconnu ses /orjŸmtef tes.

FORGE, s. f. Lieu ou I on fond le fer quandil est tiré de la mine , et où ou le met en barre.Faire aller une forge. Entretenir une forge. Lefourneuft dune forge. Les soufflais d’une forge.Les forges sont d’une grande dépende. Les amasfi une forge. F aire un fey de foi ge.

FOR

Forge , se dit aussi De la boutiqnc d’unMaréchal. Mener un cheval à la forge. Un che-val qui revient de la forge. Et on dit : La forged’un Maréchal. La forge d'un Serrurier. Laforge d’un Armurier. La forge d'un Orfèvre, etc.pour marquer Le fourneau où ces sortes d’arti-sans chauffent leur fer ou le métal qu’ils em-ploient, et l’cnciume où ils le battent.

FORGEÂBLE. adj. des 2 genres. Qui peutse forger, qui peut se travailler à la forge. Lafonte n'est pas forgeable.

FORGER, v. a. Donner la forme au fer, ouautre métal, par le moyen du feu et du mar-teau. Forger un fer de cheval. F,or g cr une barrede fer. Forger une épée. Forger des armes. For-ger une cuirasse. Forger des assiettes d’argent ,des cuillers , des fourchettes.

On dit, qu’Ün cheval forge, Lorsqu 1 'en mar-chant il touche le fer des pieds de devant avecle fer des pieds de derrière; et dans cette phraseForger se prend neutralement.

Forger, signifie figurément, Inventer, sup-poser, controuver. Il a forgé cela dans sa tête.Forger un mensonge. Forger une calomnie ,une malice . Forger une histoire. Forger desmots. Forger des nouvelles. Il a forgé une fablequ’il vouloit nous débiter comme une vérité.

On dit, Se forger des chimères, pour dire,S’imaginer des choses sans fondement, être vi-sionnaire; et, 5e forger des monstres pour lescombattre, pour dire,Se former des difficultés,soit de bonne foi et par crainte, ou par fai-blesse d’esprit, soit à dessein, et pour faire pa-roitre son esprit en les surmontant.

Forgé, ée. participe.

FORGERON, s. m. Qui travaille aux forges,et qui ba,t le fer sur l’enclume. Uiy bon for-geron.

On dit proverbialement,’ En forgeant ondevient forgeron , pour dire, qu’À. force des’exercer à quelque chose, on y devient habile.

FORGEUR. suhst, masc. Qui forge. For-geur d'épées , de couteaux , de ciseaux , de lan -celles, eic.

Il se dit figurément De celui qui invente,qui controuve quelque fausseté. C’est un for-geur de contes, un forgeur de nouvelles, unfor geur de calomnies.

FUKHUIR. verbe ncut. Terme de Chasse.On dit, Forhuir du cor , du cornet , dü hu-chet, C’es.t sonner du cor pour rappeler leschiens.

FORJETER. v. n. Tl se dit d’Un bâtimentqui s’avance hors de l’alignement.

FORLANCER. v. a. Terme de Chasse, Fairesortir une bête de son gîte.

Forlascé, ée. participe.

FORLÂNE . s. f. Espèce de danse gaie quise bat à deux temps, et qui tient le milieu,pour la vivacité du mouvement, entre la loureet la gigue.

FCRLIGNER. v. n. Dégénérer de la venude ses ancêtres, faire quelque action indigne defa vertu de ses aïeux. Il n’a pas suivi les tracesde ses pères , il a forligné. Il est vieux.

Dans le style familier, et par plaisanterie,

FOR

on dit d’Une fille qui a forfait à son honneur,qu 'Elle a forligné.

FORLONGER, verbe neut. se dit propre-ment Des bêtes qui, étant chassées, s’éloignentdu pays ordinaire. On le dit aussi Du cerfquand il a bien de l’avance sur les chiens. Cecerf forlonge.

il se met aussi avec le pronom personnel. Cecerf s'étoit forlongé.

FORMALISER, verbe qui s’emploie avecle pronom personnel. S’offenser, trouver à re-dire. Il se formalise de tout. Je lui ai parlefranchement , il ne s’en est point formalise.Elle s’est extrêmement formalisée de la libertéqu’il a prise.

FORMALISTE, adj. des a genres. Qui sctient scrupuleusement aux formes, aux forma-lités.

U signifie aussi,Façonnier, vétilleux dans lesmoindres choses qui regardent les devoirs de lavie civile. On ne peut vivre avec lui , il est tropformaliste. En ce sens il s’emploie aussi subs-tantivement. C'est un formaliste , un grandformaliste.

FORMALITÉ, s. f. Formule de Droit. Ma-nière formelle, expresse, ordinaire de procéderen Justice. Il y manque une formalité. Garderles formalités. Observer les formalités. Man-qué, s'attacher aux formalités. Défaut de for-malités.

FOR-MARIÀGE . Terme de Jurisprudenceféodale . Mariage contracté par une personne decondition serve oti mainmortablc, avec unepersonne franche, ou avec une personne main*mortable dune autre Seigneurie, sans la per-mission du Seigneur.

FORMAT, s. m. Terme de Librairie. Ce% qu’un volume a de hauteur et de largeur. Leformat d’un in-douze, d'un in-quarto.

FORMATION, s. f. Action par laquelle unechose se forme. La formation de l'enfant dansle ventre de sa mère. La formation des métauxdans le sein de la terre. La formation d’unabcès. La formation d'un régiment , d'une com-pagnie.

lise dit en termes de Grammaire , pour si-gnifier La manière dont un root se forme d’unautre mot. La formation d’un temps , d’un modeLa formation d'un nom. verbal.

FORME, s. f. Ce qui détermine la matière àêtre telle ou telle chose. Lu matière et la forme.La matière est susceptible de toutes sortes d cformes, reçoit toutes sortes de formes.

On distingue dans les Sacremens, la matièreet la forme. Les paroles , Je te baptise, etc *sont la forme du Sacrement de Bap tênie ’ e *l’eau en est la matière, p

On disoit dans l’ancienne phih> 5 °pk* e ’ ormesubstantielle, pour dire, Ce qui détermine unschose à être telle qu’elle est, ce qui la fait, laconstitue, la rend ce quelle est. La nouvellePhilosophie a banni les formes substantielles.

Forme, signifie aussi La figure extérieured'un corps. La farine d’un homme. La farrn*d’un animal. La forme d'une bête. La forintsd’un poisson. L’excellence de la forme humain**

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