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Tome premier. A - K.
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<J a 8 FUM

£bs par quelque cause que ce soit. 21 se leva unefamée de la rivière, des marécages.

On dit proverbialement, Il n’y a point defumée sans feu, pour signifier,que D'ordinaireU n« court point de bruit qui n’ait quelquefondement.

On dit aussi, quTl n’y a point de feu sansfltmée, pour dire, qu’On ne sauroit s'empê-cher de faire paroître une violente passion,quelque soin qu’on apporte à la cacher,

On dit encore proverbialement, que ToutesJe* choses du monde ne sont que fumée , pourdire, que Toutes les choses du monde sontVaines et frivoles ; et,qu 'Une chose s'en va enfumée , pour dire , qu’Elle ne produit point 1 ef-fet qu’on en attendoit. Tous ses desseins s ensont allés en fumée.

On dit figurément d’Un homme qui n’aqu’un crédit apparent, dont il fait parade pouren tirer quelque milité , quelque avantage,que C’est un homme qui vend de la fumée, queC'est un vendeur de fumée.

On dit aussi, 5e repaître de fumée , pottrdire, Se repaître de vaines espérances ou devains honneurs; et proverbialement et popu-lairement, Manger son painà la fumée du rot ,pour dire, Être témoin d'un divertissement au-quel on ne peut avoir part.

Fumées, au pluriel, se dit pour signifier Tesvapeurs qu’on croit qui s’élèvent des entraillesau cerveau. Les fumées du vin montent au cer-veau , offusquent le cerveau. Abattre les fuméesdu vin. La mélancolie envoie des fumées noiresau cerveau.

Fumées , au pluriel, est aussi un terme dontles Chasseurs se servent pour signifier La fientedes cerfs et des autres bêtes fauves. Les fuméesdu cerf. Les fumées* de la hête.

FUMER, v. n. Jeter de la fumée. Ce loisn’est pas sec, il fume beaucoup.

Gn dit,qu’Une chambre fume,qa Une che-minée fume , pour dire, que La fumée, au lieude sortir par le tuyau de la cheminée, se rabatet entre dans la chambre.

Fumes , se dit aussi en parlant Des vapeursque la chaleur fait exhaler d’un corps humide.Au printemps on voit les marécages fumer, lesprés fumer. Ce cheval a couru, il s’est échauffé,il fume.

On dit figurément et familièrement, que Latête furie à quelqu’un , pour dire, qu’il est eucolère.

On dit populairement, Il fume,' en parlantd’Un homme en colère.

On dit dans le môme sens, Je Vai faitfumer.

Fume*, v. o. Mettre des viandes à la chemi-née, et les y tenir longtemps pour les sécheret les conserver. Fumer des langues. Fumer desjambons. F umer des andouillés. Fumer du boeufsalé. Fumer des harengs.

Il signifie aussi, Prendre du tabac en fumée.Fumer une pipe de tabac. Fumer du tabac.

On ‘dit aussi simplement, Fumer, pour ’diro,Prendre du tabac en fumée. Il a fq me fonte lanuit. Les Marins filment beaucoup.

F UN

Fumé, ée. participe. Mis à la fumée. Lan-gues fumées.

FUMER, v. a. Épanche du fumier sur uneterre cultivée. Fumer un, champ. Fumer unevigne.

Fumé, ée. participe. Terre bien fumée.

FUMERON. s. m. Morceau de charbon debois qui n’est pas assez cuit, et qui jette encorede la flamme, et beaucoup de fumée.

FUMET, s. m. Vapeur qui s’exhale de cer-tains vins et de certaines viandes, et qui frappeagréablement l’odorat et le goût. Ce vin a unbon fumet. Le fumet d’une excellente perdrix.Un lapin qui a un grand fumet.

FUMETERRE. s. f. Plante fort communedans les champs. Elle est très-amère, mais très-salutaire, et propre surtout à purifier le sang.On l’appelle aussi Cor idole et Fiel de terre.

FUMEUR, subst.' masc. Qui a accoutuméde prendre du tabac en fumée. C’est un grandfumeur.

FUMEUX, EUSE. adj. Qui envoie des va-peurs à la tête. Vu vin fumeux. La bière de cepays-là est extrêmement fumeuse.

FUMIER, s. m. Paille qui a servi de litièreaux chevaux, aux bestiaux, et qui est mêléeavec leur fiente, ôter le fumier d’une écurie.Faire pourir du fumier. Le fumier engraisseles terres. Fumier de cheval. Fumier de vache.Faire du fumier. Mettre du fumier dans unchamp. Cette terre ne porte qu'à force de fu-mier. Ëpandre du fumier. Une mare , une fosseà fumier.

On dit proverbialement, Mourir sur unfumier, pour dire, Mourir misérable, aprèsavoir perdu tout son bien.

On dit encore proverbialem. Hardi commeun coq sur son fumier , d’Un homme qui seprévaut de ce qu’il est dans un lieu ou il a del’avantage. Il ne faut pas l'attaquer sur sonfumier.

FUMIGATION, s. f. Action de brûler quel-que aromate ou quelque liqueur, pour en ré-pandre la fumée. Les fumigations sont souventfort salutaires* C’est aussi l’action d’exposer uncorps à la fumée.

FUMIGER, v. a. En Chimie , Action d’im-primer quelque qualité nouvelle à un corpssuspendu sur la fumée d’un ou de plusieursautres corps en combustion.

Fumigé , ée. participe.

FUMISTE, s. m. Ouvrier dont la professionest d’empêclier qu’une cheminée ne fume. Unbon fumiste.

FUN

FUNAMBULE, subst. m. Terme d’Histoireancienne. Danseur de corde.

FUNÈBRE, adject. des 2 genres. Qui ap-partient aux funérailles, qui concerne les funé-railles. Ornemens funèbres. Pompe funèbre.Honneurs funèbres. Oraison funèbre. Convoifunèbre. Appareil funèbre. Chant funèbre.

On appelle Oiseau# funèbres, Certains oi-seaux nocturnes. Le hibou, le chat-huant, Ver-fraie, itont des oiseaux funèbres.

FUR

Funèbre, signifie figurém., Sombre, triste,lugubre, effrayant. Cri funèbre. Image funèbre,

FUNÉRAILLES, s. f. pl. Obsèques et cérémo-nies qui se font aux enterremens. Funéraillesmagnifiques. Funérailles pompeuses. Funérail-les superbes. Faire les funérailles de quelqu’un.Assister à des funérailles. Le jour des funé-railles. La cérémonie des funérailles. La pompe,des funérailles.

FUNÉRAIRE, adj. des 2 genres. Qui con-cerne les funérailles. Frais funéraires.

FUNESTE, adj. des 2 genres. Malheureux,sinistre, qui porte la calamité et la désolatiouavec soi. Accident funeste. Mort funeste. Voyagefuneste. Conseil funeste. Entreprise funeste.Nouvelle funeste. Événement funeste. La guerrelui a été funeste.

FUNE5TEMENT. adv. D’une manière fu-neste. Cela arriva le plus funestement du monde.

FUNIN. subst. m/colJ. Tenue de Murine.Cordage d’un vaisseau. Le fnnm du grandmât , d'un hunier.

FUR

FUR. Il n'est en usage que dans cette phrase,Au fur et à mesure. Terme de Pratique, dontles Notaires se servent dans les baux à ferme,marchés, et autres semblables contrats, pourdire, A mesure que.

On dit aussi, À fur et à mesure, pour direla même chose. Il est du style familier.

FURET , s. m. Sorte de petit animal dont onse sert pour prendre des lapins, et qui les vachercher dans leur terrier. Chasser avec le furet.Chasser au furet. Prendre des lapins au furet.

On dit figurément et familièrement, d’Unhomme qui s’enquierl de tout, et qui est appli-qué à savoir tout ce qui sc passe de plus parti-culier dans les familles, que C’est un vrai furet.

On dit figurém. d’Un remède qui va cher-cher les humeurs dans les vaisseaux' les plusdéliés, comme sont le mercure et l'émétique,que C'est une espèce de furet.

FURETER, v. n. Chasser au furet. Fureterduns une garenne. Aller fureter.

On dit aussi activement,. Fureter une ga-renne, un bois, un terrier.

Fureteii, signifie aussi, Fouiller, chercherpartout avec soin. Il va furetant partout. Qu'al-lez-vous fureter dans ce cabinet, dans celteoiblioihéque?

U signifie figurément, S’empresser à savoirdes nouvelles de tout, à satisfaire sa curiositésur tout. Il ne fait que fureter partout poursavoir ce qui se-passe.

Fureté, ée. participe.

FURETEUR, s. m. Celui qui chasse auxlapins avec un furet.

On appelle aussi Fureteur , Celui qui cherchepartout, soit par curiosité, soit pour son profit.Cachez-vous de lui , c’est un fuieteur. Ètonap-ipelle figurém. et familièrem, Fui cteui de nouvel-les, Celui qui va furetant des nouvelles partout.

FUREUR, s. f. Rage , manie, frénésie. Üest devenu fou,et de temps en temps il lui prenddes accès de fureur. Quand il entre en fureur .