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les greniers de la Gabelle pendant un tonip*convenable. Gabeler du sel,
Gabelé, ée. participe.
GABELEUR. s. m. Homme employé dansla Gabelle.
GABELLE, s. f. Impôt sur le sel. Ferme desGabelles. Receveur des Gabelles. Rentes consti-tuées par le Roi sur les Aides et Gabelles .
Gabelle, signifie aussi le grenier ou l’onvend le sel. Il faut aller à la Gabelle.
On appelle Pays de Gabelle , Les provincesoù. l’impôt de la Gabelle est établi.
On dit, Frauder la Gabelle , pour dire,Faire quelque fraude pour ne point payer lesdroits du sel.
Il sc dit aussi De toutes les fraudes que l’onfait pour ne pas payer quelques autres droitsque ce soit.
Frauder la Gabelle , se dit aussi figurémentet familièrement, pour dire, Se dispenser paradresse d’une chose qu’on est oblige de faire,et que tous les autres font. Vous êtes obligéd'aller là comme les autres • vous n'y ctes pasallé, vous avez fraudé la Gabelle.
GABET. s. m. Nom qu’on donne à une gi-rouette dans plusieurs provinces maritimes.
GABION, s. masc. Espèce de panier haut etlarge, en forme de tonneau, qu’on remplit deterre, et dont on se sert dans les sièges pourcouvrir les travailleurs, les soldats, etc. Fairedes qabton.9. Dresser des gabions. Remplir desgabions . Pousser des gabions. Poser des gabions.
GABIONNER. v. a. Couvrir avec des ga-bions. Gabionner une batterie,
Gàbionué, ée. participe.
G AC
GACHE, s. f. Pièce de fer percée, dans la-quelle entre le pêne de la serrure d'une porte.Attacher une gdche. Lever une gâche.
On appelle aussi Gdche, Ces anneaux de fer*qui sont scelles dans un mur pour soutenir etattacher une descente de plomb,un tuyau,etc.
GACHER, v. a. Détremper, délayer. Il ne sedit que Du mortier ou du plâtre que l’on dé-laie pour maçonner. Gâcher du plâtre. Gâcherdu mortier.
Caché, ée. participe.
GÂCHETTE, s. f. Terme d’Armurier , Mor-ceau de fer coudé , que la détente d’un fusilfait partir. Petite pièce d’une serrure qui se metsous le pêne.
GxiCHEXJX, EUSE. adj. Détrempé d’eau,bourbeux. Chemin gdcheux. Terres gâcheuses.
GACHIS, s. m.Ordure, saleté causée par del’eau, ou par quelque autre chose de liquide.Un grand gâchis. Voilà bien du gâchis. Le dé-gel cause bien du gâchis,
G AD
GADOUARD. s. m. Celui qui tire la gadoueet la transporte. Voyez VidangEI'R.
GADOUE, s. f. Matière fécale qu’on tire dela fosse d un retrait pour la mettre dans destonneaux, et la transporter.
GAG
G A F,
GAFFE, s. f. Perche avec un croc de fer àdeux branches, dont l’une est droite et l’autrecourbe. •
GAFFER, v. a. Accrocher quelque choseavec une gaffe.
Gaffé, ée. participe.
GAG
GAGE, subst. m. Ce que l’on met entre lesmains de quel ;u’un pour sûreté d’une delta.Prêter sur gages. Mettre des pierreries en gage.Retirer un gage. Laisser quelque chose en gage.Laisser des gages. Prendre des gages . Prendreen gage. Vendre des gages. Avoir en gage.£tie en gage. Laisser pour gage.
Il ne se dit proprement que Des meubles ;mais on l’étend aussi aux immeubles et auxbiens-fonds. Celte terre , cette maison qui estaffectée « ma dette , est mon gage.
11 y a de petits jeux où l’on donne des gages.Jouer au gage touché. Qu'ordonnez-vousau gage touché?
On dit figurément et familièrement De ceuxqui ont été tués ou pris en quelque combat,d’où les autres se sont sauvés, quTIs sont de-meurés pour les gages.
Il se dit aussi en quelques occasions moinsimportantes \ par exemple, si dans une Hôtel-lerie , dans un Cabaret, on a retenu quelquespersonnel d’une compagnie dans le dessein deles faire payer pour les autres qui se sontéchappés.
Il se dit quelquefois d’Une simple pertequ’on aura faite. J'eus peine à me tirer de cettefoule , mon manteau , mon chapeau y demeurapour les gages.
On appeloit anciennement Gage du combat ,ou gage de bataille , Le gantelet ou le gant quel’on jetoit par manière de défi à celui contrequi l’on vouloit combattre.
Tl signifie aussi Toutes sortes d’assurances oude preuves d’une chose. Quel gage plus surpuis-je désire^ de votre amitié, que ce que vousavez fait pour moi? Ces enfans sont des gagesassurés de mon amour. Ce Prince a donné auJloi une telle Place pour gage de sa fidélité.
Il signifie aussi Ce que l’on consigne, ceque l’on met en main tierce, sur quelque con-testation que deux ou plusieurs personnes ontensemble, où l’on est convenu que celui qui ,sera condamné, payera à l’autre une somme ouquelque autre cl.ose. iT/etfo?i$ des gages entreles mains de quelqu'un. Emporter les gages.Donner des gages. Garder les gages. Rendreles gages.
Il signifie aussi, Salaire, ce que l’on donneaux domestiques par an pour payement de leursservices. Les gages d'un laquais, d'une servante.Payer les gages des domestiques. Retenir lesgages. Gagner de gros gages. Que gagne-t-il‘’e gages? Il est aux gages d’un tel. Ses gagescourent de tel jour. En ce sens il ne se dit qu’aupluriel.
Casser aux gages, C’est oter à quelqu’un
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son emploi, et les appointemens qui y sont at-tachés. Cef homme-là a été cassé aux gages.
On le dit aussi figurément, en parlant Dequelques autres disgrâces. Il avoit beaucoupd'accès auprès du Prince , de ce Ministre • maisdepuis quelque temps il est cassé aux gages. Ilest du style familier.
On appelle aussi Gages , Ee payement quele Roi ordonne par an aux Officiers de sa Mai-son , aux Officiers de Justice et de Finance, etc.Le grand Chambellan a tant de gages. Rece-voir ses gages. Saisir les gages. Augmentationde gages. Payeur , Receveur des gages.GAGE-MORT. Voyez MORT-GAGE.
GAGER, v. a. Parier, convenir avec quel-qu’un , sur une contestation, que celui des deuxqui sera condamné, payera à l’autre une somme,ou quelque autre chose. Je gagerai vingt pis -tôles que cela n'est pas. Je gage que cela est.Que voulez-rvous gager? Jen’aime point à ga-ger. Je gage le double contre le simple. Gagerune discrétion . Gager avec quelqu'un, contrequelqu’un. Je gage ma vie. Je gage ma tête àcouper.
On dit familièrement, Gage que si, gage quenon, pour dire, Je gage que si, je gage quenoru
Gager, signifie aussi, Donner des gages,des appointemens à quelqu'un. C’est un hommeque j’ai gagé pour cela. Le gagez-vous pourcela ?
Gagé , ée. participe.
On dit familièrement de quelqu’un, Il sem-ble qu’il soit gagé pour faire une close, pourdire, Il semble qu’il soit payé pour cela.
GAGERIE, SAISIE-GAGERIE. Terme dePratique. Saisie privilégiée de meubles sanstransport, qui se fait sans lettres, sans condam-nation , et même sans obligation par écrit. Lasaisie-gagei'ie n'a lieu que pour les arréragesdu cens , les loyers et les arrérages des rentesfoncières.
GAGEXJR, EUSE. s. Celui, celle qui gage ,ou qui est dans l’habitude de gager souvent.Un grand gageur. Un gageur perpétuel.
G4GEXJRE. s. f. ( On prononce Gajurc. )Promesse que les personnes qui gagent se foutréciproquement, de payer ce dont elles con-viennent en gageant. Faire une gageure. Fairegageure contre un autre. Gagner une gageureou la gageure. Perdre une gageure ou la ga-geure. Hasarder une gageure. Soutenir la ga-geure.
On dit aussi figurément et familièrement,Soutenir la gageure, pour dire, Persister,per-sévérer dans une entreprise, dans une opinionoù l’on s’esl une fois engagé. Cet homme acommencé à [aire une grande dépense, il durade la peine à soutenir la gageure. Cette Dames'est mise de bonne heure dans In retraite, etelle a bien soutenu la gaqeure.
On dit proverbialement, que De g^ger satête à couper , c’e.:t la gageure d'utî fou.
Il se prend quelquefois pour La chose gagee.Voilà la gageure que je vous dois. Quand mepayerez-vous ma gageure?
GAGISTE, s. m. Celui qui est gagé de quel-*