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unis comme de la glace; et Taffetas glacé,'Du taffetas de deux couleurs, et extrêmementlustré.
Glacée, Plante glacée. Nom qu’on donneï une espèce de Ficoïdes. Voyez Ficojdes.
GLACEUX, EUSE. adj. Terme de Joaillier.Il se dit Des pierreries qui ont des glaces, ouqui ne sont pas absolument nettes. Diamantglaceux. Pierre glaceuse.
GLACIAL, ALE. adj. Glacé, qui est extrê-mement froid. Vent glacial. Mer glaciale, sedit De la mer qui est vers le Pôle; et Zone gla-ciale, se dit pareillement de la Zone qui en-ferme le Pôle Arctique ou l’Antarctique . '
Il s’emploie aussi au figuré. Air glacial. Ré-ception glaciale. Il n’a point de pluriel au mas-cutin.
GLACIÈRE, s. fém. Grand creux fait enterre, ordinairement maçonné, et recouvert depaille, pour y conserver de la glace ou de laneige, afin de boire frais. Faire une glacière.Une glacière pleine. Remplir sa glacière.
On dit figurément, gu Une chambre , qu’unesalle est une glacière , pour dire, qu’EUe estextrêmement froide.
GLACIERS, s. m'. pluriel. Amas de mon-tagnes de glace, qui se trouvent en quelquesendroits de la Suisse, de la Savoie et du Dau-pbitié, au sommet des montagnes.
GLACIS, s. m. Talus, penle douce et unie.Le glacis d'un étang. Le glacis de la contres-carpe.
Glacis, en termes de Peinture, se dit d’Unecouleur légère, et même transparente, que lesPeintres appliquent quelquefois sur leurs tableaux.
GLAÇON, subst. m. Morceau de glace. Grosglaçon. La rivière charrie, elle est toute cou-verte de glaçons. Avoir les mains froides commeun glaçon.
On dit poétiquement, Le temps des glaçons ,La saison des plaçons,pour dire, L’hiver.
GLADIATEUR , s. m. Celui qui, pour leplaisir du peuple, combattoit sur l’arène vo-lontairement, ou de force, contre un autrehomme ou contre une bête féroce, avec unearme meurtrière. Un combat de Gladiateurs .La Religion Chrétienne a aboli les combats deGladiateurs.
GLÀIEUL. s. m. Plante ainsi nommée dumot Latin Ghidiits, Glaive, parce que ses feuil-les sont longues , étroites et pointues. Il y en ade deux espèces qu’on cultive dans les jardins,à cause de leurs fleurs. Les racines de cesplantes sont incisives, et ont plusieurs autresvertus.
GLAIRE, s. f. Sorte d’humeur visqueuse.Avoir Vestomac plein de glaires. Celte médecinelui a fait Tendre des glaires. Des glaires teintesde sang. Avoir des glaires dans la vessie.
Ou appelle aussi Glaire, Le blauc de lœufquand il n’est pas cuit,
GLAIRER. v. a. Frotter la couverture d’unlivre avec une éponge trempée dans des blancsd oeufs. On glaire les couvertures des livres poury ilvmer. du lustre .
GLA
GLAIREUX, EUSE. adj. Qui est de la na-ture de la glaire, qui est plein de glaires. Chairglaireuse. Les pieds de veau , les pieds de mou-ton sont glaireux. Humeur glaireuse. Matièreglaireuse.
GLAISE, s. f. On appelle ainsi Une espècede terre grasse et compacte que l’eau ne pénè-tre point, et dont on se sert pour faire de lapoterie, des batardeaux, des bassins de fon-taine, etc. Faire un corroi de glaise à un bas-sin, afin qu’il tienne l'eau. Creuser jusqu'à laglaise.
On dit aussi, Terre glaise ‘ et alors Glaiseest une espace d’adjectif.
GLAISEU. v. act. Faire un corroi de terreglaise. Glaiser un bassin de fontaine.
On dit, Glaiser des tares, pour dire, En-graisser avec de la glaise, des terres maigres etsablonneuses.
Glaisé, ée. participe. Une citerne glaisée.
GLAISEUX, EUSE. adj. Qui est de la na-ture de la glaise. Les terres glaiseuses sont peupropres à la vêgêtatioii.
GLÀtSIËRE. s. f. Endroit d’où l’on tire dela glaise.
GLAIVE, s. m. Coutelas, épée tranchante.Il n’est guère d’usage que dans le style soutenuet dans les phrases suivantes : Le Souverain ala puissance du glaive, pour dire, qu’il a lepouvoir de vie et de mort. Dieu lui a mis leglaive entre les mains. Le glaive de la Justice.Le glaive vengeur. Il est dit dans l’Écriture,que Celui qui frappera du glaive, périra parle glaive.
On appelle Glaive spirituel . La Juridictionde l’Église, le pouvoir que l’Église a d’excom-munier.
GLA MA ou LLÀMÀ . s. m. Animal quadru-pède du Pérou . C’est une bête de somme qui asix pieds de longueur et quatre de hauteur. Onl’appelle Mouton du Pérou ; mais il ressembleplus au chameau qu’au mouton, surtout par lecou et Ja tète.
GLANAGE, s. m. Action de glaner. Le gla-naqe n’est permis qu'apiès que les aerbes ontété levées.
GLAND, s. m. Le fruit que porte le chêne.Semer du gland. Ramasser’ du gland. Il y aurabien du gland cette année.,Engraisser des co-chons, des poulets d’Inde avec du gland. Onprétend que les premiers hommes vivoient degland.
On appelle figurément Gland, Certain ou-vrage de fil, de soie, ou d’autre matière, qui &été fait d’abord en forme de gland, et dont ot.se servoit ou pour attacher les collets, ou pourmettre au coin des mouchoirs et au bout descravates. Des glands « graine d'épinards. Lesglands d’un collet. Les glands d’une cravate.On porte aussi Des glands d’émail, des glandsde perles.
GLAND-DE-TERRE, s. masc. ou GESSESÀUVÀGE. s. f. Plante qui croît sur les grandschemins, et qui ressemble beaucoup à la gessecultivée. Elle est ainsi nommée, parce que sesracines sont des tubercules en forrçte de gland.
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Elles sont propres à arrêter les cours de ventreet les hémorragies.
GLAND DE-MER. s. m. Espèce de coquille.
GLANDE, s. f. Terme d’Ànatomie . Partiespongieuse servant h filtrer certaines liqueursou humeurs du corps. Une glande enflée. Uneglande abreuvée. Les glandes du sein, les glan-des de Paître.
On appelle Glandes conglomérées, Cellesqui font un assemblage de glandules ramasséesles unes nuprès des autres; Glandes conglo-bées, Celles qui sont de petits sphéroïdesoblongs, et qui sont destinées aux vaisseauxlymphatiques; Glandes sébacées, Celles oùl’humeur acquiert un degré d’épaississementqui lui donne la couleur et presque la consis-tance du suif ; Glandes militaires, Celles quisont semées indistinctement sous la peau ;Glandes synoviales , De petits corps sphériqueset mucilagineux situés aux articulations, et ser-vant à les rendre libres et coulantes; Glandepinéule, Un petit corps de la grosseur d’unpois et de la figure d’une pomme de pin, situédans le cerveau sur les tubercules quadriju-meaux.
Glande, se dit aussi De certaines tumeursaccidentelles qui se Arment en quelque partiedu corps. Il lui est survenu une grosse glandeà la gorge, au sein.
GLANDÉ, ÉE. adj. Il ne se dit que d’uncheval qui a les glandes de dessous la ganacheenflées, lorsqu’il est près de jeter sa gourme.Un cheval glandé. Une jument glandée.
En termes de Blason , il se dti Des chêneschargés de glands d’un émail différent de celuides chênes.
GLANDÉE. s. f. La récolte du gland. Laglandée fut abondante cette année-là.
On dit, Aller à la glandée, pour dire, Allerramasser des glands ; et Envoyer des cochonsà la glandée, pour dire, Les envoyer dans laforêt manger du gland.
GLANDULE. s. f. Petite glande. Les amyg-dales sont des glandules.
GLANDULEUX, EUSE. adj. Composé deglandes, qui a des glandes. Les mamelles sontdes corps glanduleux. La substance extérieuredu cerveau est glanduleuse.
GLANE, s. f. Poignée d’épis que l’on ra-masse dans le champ après que le blé en a étéemporté, ou que les gerbes sont liées. Grosseglane. Cette femme a fait tant de glanes ence champ-là . Ses glanes lui suffisent pour Unourrir.
On dit proverbialement et figurément, II ya encore champ , beau champ pour faire glane ,pour dire, Il y a encore beau, ample sujet detravailler à quelque chose à quoi un autre adéjà travaillé. Cette phrase vieillit.
Glane, se dit aussi De plusieurs petitespoires qui sont arrangées près à près sur unemême branche, et de nombre d’ognons atta-chés de la sorte à une torche de paille. Voilàune belle glane de poires de blanquette. Aclic*ter une glane d'ognoits.
GLANER, v. a. Ramasser des épis dé blé
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