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Tome premier. A - K.
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65 4 GNO

forte. Un pot de glu, Prendre les oiseaux àla glu*

GLUANT, ANTE. adj. Visqueux. Il n'estrien de si gluant que la poix, que la gomme ,Avoir les mains gluantes. Une sueur gluante.

GLUAU, s. ru. Petite branche, petite vergeenduite, frottée de glu pour prendre des oi-seaux. Paquet de gluaux. Tendre des gluaux.

GLUER. v. act. Poisser, rendre gluant. Cesconfitures lui ont glue le? mains,

Glcé , ÉE. participe.

GLUÎ. s. m. Grosse paille de seigle dont oncouvre les toits.

GLUTEN, s. m. (On prononce EN commedans Amen.) Terme d’Histoire Naturelle em-prunté du Latin. Matière qui sert à lier ensem-ble les parties qui composent un corps solide,tel que les pierres, etc.

GLUTINEUX, EUSE. adject. Gluant, vis-queux. Suc qlutweua'. Matière glutîneuse. 11ne s’emploie guère que dans le style didactique.

G L Y

GLYCONIQUE. adj. des 2 genres. Nom parlequel on désigne une sorte de vers employépar les Grecs et les Latins dans leur versifica-tion. Le vers Glyconigue ou Glyconien étoitcomposé d'un spondée et de deux, dactyles .

GLYTHE. s. m. Terme d’Architecture. Toutcanal creusé en rond ou en angle, qui sert d’or-nement,

gna

GNAPHALtUM. s. m. riante dont les feuillessont couvertes d’une espèce de coton. Sa décoc-tion est propre pour la dyssenterie.

GNO

GNOME , s. m. (Les lettres GN, quand ellescommencent le mot, ont le son dur.) Nom queles Cabalistes donnent & certains Génies oupeuples invisibles , qu’ils supposent habiterdans la terre, où ils sont les gardiens des tré-sors , des mines, des pierres précieuses. LesGnomes sont réputés amis des hommes.

GNOMIDE. s. f. Femelle d’un Gnome , êtrefantastique de la meme espèce, ruais d’un sexedifférent.

GNOMIQUE. adj. des 2 genr, Sentencieux.U se dit Des Poèmes qui contiennent des maxi-mes, Les Distiques de Cafo?i sont un PoëmeGnomique.

GNOMON, s. m. Terme d’Asfronomie. Es-pèce de grand style dont les Astronomes se ser-vent pour connoitre la hauteur du Soleil, prin-cipalement au Solstice . Les Gnomons des An-ciens étoient des espèces d'obélisques surmontesd'une boule .

On appelle aussi Gnomon, Le style d’un ca-dran solaire.

GNOMONIQUE. s. f. L’art de tracer descadrans au soleil, à la lune et aux étoiles ; mais .surtout des cadrans solaires sur un plan, etmême sur la surface d’un corps donné quel-conque. La Gnomonique est une partie desMa -thématioues.

GOB

■ GîtOSTlQUES. s. m. pi. Espèce d’Hér&i-ques des premiers siècles de l’Église.

G O

GO. ( Tout de go. ) Expression populaire>qui signifie librement, sans façon. Il est entretout de go.

GOB

GOBBE. s. f. Sorte de composition en formede bol, qu’on donne aux animaux pour les em-poisonner.

GOBELET, subst. masc. Vase rond, sansanse, et ordinairement sans pied, moins largeet plus haut qu’une tasse. Gobelet d’or, d'ar-gent, etc ,

On appelle Le gobelet , chez le Rci, Le lieuoù l’on fournit le pain, le vin, et le fruit pourla bouche du Roi. Il signifie aussi collective-ment, Les Officiers qui servent au Gobelet. Legobelet a reçu ordre de faire telle chose. Chefde gobelet y ou du gobelet. Officier du gobelet .Les Officiers du gobelet font le premier essaipour le Roi.

Les Joueurs de gibecièré se servent de go-belets pour faire certains tours de passe-passe.Jouer des gobelets. Joueur de gobelets.

On appelle figurément et familièrem. Joueurde gobelets , Un fourbe, un homme qui necherche qu’à tromper ceux avec qui il traite.Prenez garde à lui , c'est un joueur de gobelets ,un ftn joueur de qobelcts, il vous trompera , ilvous surprendra.

GOBELINS. s. ra. plur. Nom d’une célèbreManufacture de teinture et de tapisseries àParis . Z a teinture des Gobelins tire son rtom deGilles Gobeh’n, qui, sous François Premier,établit la teinture en écarlate.

GOBELOTTER. v. n. fréquentatif. Buvotter,boire à plusieurs petits coups. Il est familieret ne se dit guère qu’en mauvaise part. C’estun homme de crapule , quPn'aime qu'à qobe-lotter,

GOBE-MOUCHES, s. m. Espèce de petitlézard des Antilles , fort adroit à prendre desmouches.

On appelle figurément et familièrem. Gobe-mouches , Celui qui n’a point d’avis à lui, elqui paroît être de l’avis de tout le monde.

U se dit aussi d’Un homme qui s’occupeniaisement de bagatelles. C'est un vrai gobe-mouches.

GOBER, v. a. Avaler avec avidité et sans*savourer ce qu’on avale. Gober une coupled'œufs frais. Il est familier.

On dit proverbialement et figurément d’Unhomme qui s’amuse à niaiser, à fainéanter, quiperd le temps à des bagatelles, qu'il ne faitque gober des mouches. Gober du vent.

Il signifie figurément et familièrem. Croirelégèrement. C'est un homme qui gobe tout cequ'on lui dit. Il gobe les louanges les plus gros-sières. Il a gobé cette nouvelle comme un faitcertain.

Il signifie aussi dans le style populaire,Prendre quelqu'un, se saisir du quelqu’un îojs-

GOD

qu’il s’y attend le moins. On Va qobé au sortirde chez lui pour le mener en pinson.

.Gobe, ée. participe.

se GOBERGER, verbe qui s’emploie avecle pronom personnel. Se moquer. Il se gober-geoit de ces gens-là. U est familier.

•Il signifie aussi, Se divertir. Des écoliers quise gobergent.

U signifie encore, Prendre ses aises. lise go-bergeoit sur un sofa.

GOBERGES, s. f. pl. Petits aïs de bois quise mettent en travers sur un lit pour soutenirla paillasse.

GOBET. s. m. Morceau que l’on gobe. Il estfamilier.

On dit figurément et familièrement, Prendreun homme au gobet ^ pour dire, Le prendrelorsqu’il y pense le moins. Il y avoit des gensapostés qui le prirent au gobet en sortant dechez lui. On vint dès le matin le prendre angobet pour le mener à la campagne.

On appelle populairement Gobets , Une es-pèce de cerise. Des gobets à la courte queue.

GOBETER. v. act. Faire entrer du plâtreentre les joints des moellons d’un mur. Gobe-ter une muraille.

Gobeté, ée. participe.

GOBIN. s. m. Bossu. Il est familier. Un pe-tit gobin.

11 se dit aussi par mépris, De gens qui nesont pas bossus. C'est un plaisant gobin. II estfamilier.

GOBLIN. s. masc. Nom d’un esprit familierdont on menace sottement les enfans.

GOD

GODÀILLER. v. n. Boire avec excès et àplusieurs reprises. C'est un ivrogne , il ne faitque godailler. Il est du style familier.

GODELUREAU, s. m. Jeune homme quifait l’agréable et le galant auprès des femmes.Il ne se dit qu’en mauvaise part. C'est un jeunegodeluveau. Il est du style familier.

GODENOT. s. m. Petite figura d’ivoire quireprésente un homme, et dont les joueurs degibecière se servent pour amuser les spectateurs.Faire jouer godenot. Montrer godenot.

On dit familièrement et par mépris d’Unpetit homme mal fait, qu’!7 est fait comme uhgodenot. Voilà un plaisant petit godenot.

GODER, v. n. Plisser, faire du faux plis,•soit par la mauvaise coupe d’un habit, soit parle mauvais assemblage deses parties. Voilà unemanche qui gode.

GODET, s. m. Sorte de vase à boire, quini pied ni anse. Boire dans un godet.

Godet, se dît aussi Des vaisseaux aitachesà des roues, dont on se sert pour élever de 1 eau.

GODIVEAU, s. masc. Pâté c'^ud composéd’andouillettes,'de hachis de veau, et de béa-tilles. On a servi un excellent godiveau. PM *godiveau.

GODRON. s. m. Certains plia ronds qu’onfaisoit autrefois aux fraises, et qu’on fait au-jourd’hui aux manchettes, aux coiffures dr fifemmes.