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On appelle figurément et fèmilièrcm. Pie-t jj-ièche , Une femme criarde et querelleuse.C'est une pie-qrièche.
GRIEF, IÈVE. adj. Grand, considérable,énorme. Griève maladie. Il est défendu sous de
grièves peines de . Le crime, le cas n'est pas
si grief que vous le faites, b ne faute griève.Péché fort grief. Il ne se dit qu’en mauvaisepart.
GRIEF, s. m. Dommage que l’on reçoit, lé-sion que Ton souffre en quelque cliose. Il seplaint de plusieurs griefs qu'il a reçus. CelteSentence ne lui fait aucun grief.
Il signifie aussi La plaint : que l’on fait poule dommage reçu. Il s’est emparé de mon bien ,c’est mon grief , c'est là mon g> ief. Les Prince *•et les Villes de l’Empire ont donre les cahiersde leurs griefs ù la Diète.
En termes de Pratique, on appelle Griefs,Les écritures que l’on fait pour montrer enquoi on a été lésé par une Sentence dont on estappelant. Donner des gjnefs. Griefs et contre-dits. Réponse à griefs. Griefs d'appel.
GRIEVEMENT, adv. D'une manière griève.Excessivement, il est grièvement malade , griè-vement blessé. Offenser Dieu grièvement. Offen-ser, injurier, insulter grièvement quelqu'un.
GRIÈVETÉ. s. £. Énormité. La gvièveté dufait. La qrièveté de son crime. Selon la qrièvelêdu péché.
GRIFFADE, s. ('.Coup de griffe. Il se dit enFauconnerie De la blessure qu’un oiseau onglefait avec scs serres.
GRIFFE, s. f. Ongle crochu et pointu decertains animaux, tels que le tigre, le lion, lechat, etc. ou d’un oiseau de proie, comme lc-pevvier, le faucon, etc. Tomber entre les griffésd’un lion. Cet oiseau est mort entre les griffesde Vépervier. J.e me suis échappé de sa griffe. ■
Il se dit fîgurément et fannlièrem. Du pou-voir qu'uu homme exerce injustement sur unautre, de la rapacité des gens de chicane, etc.Je suis sous sa griffe. Si je puis jamais me tirerde ses griffés, d'entre ses griffés.
On dit fîgurément et familièrement, qu 'Unhomme d donné un coup de griffé à un autre ,qu'il lui a donné de la griffé, pour dire, qu’illui a rendu quelque mauvais office, et particu-lièrement par des discours désavantageux.
On appelle aussi Griffe Un instrument aveclequel on met l’empreinte d’un nom, au lieude la signature propre.
GRIFFER, v. act. Terme de Fauconnerie .Prendre avec la griffe. Les oiseaux qui griffent.
Grippé, ée. participe.
GRIFFON, s. m. Espèce d’oiseau de proiesemblable a l’aigle.
On appelle aussi Griffon , Un animal fabu-leux, moitié aigle et moitié lion. On emploie cemot dans le Blason . Il porte d'or au griffon desable.
GRIFFONNAGE, s. m. Écriture si mal for-mée, qu’il est presque impossible de la lire. Jene saurais lire ce griffonnage.
GRIFFONNER, v. a. Écrire mal, et 'd’unrtraders très-difficile à lire, tel qu’est celui des
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Sergens et des gens de Pratique. Il n'écrit pas,il griffonne. Il a griffonné sur ce papier je nesais quoi qu’on ne sauroit lire.
On dit fîgurément d’Un méchant Ecrivain ,Cet Auteur ne sait que griffonner.
Il signifie aussi, Dessiner grossièrementquelque chose. Ce dessin n’esl encore que grif-fonné.
Griffonné, ée, participe.
GRIGNON, s. m. Morceau de l’entamure dupain du côté qu’il est le plus cuit. Il a de bon-nes dents, il prend toujours le grignon. UnV'ignon de pain.
GRTGNOTFR. v. n. Manger doucement enrongeant. H s’amuse à grignoter. Il ne mangepas , il ne fait que grignoter.
U signifie figurém. et populairement, Faire.juelque petit profil dans une affaire. Il n'y apas grand profit pour lui dans cette affaire ,mais il y a de quoi grignoter. Il y trouve à gri-gnoter.
Gci&soté , ée. participe.
GRIGOU, s. m. Un gredin, un misérablequi n’a pas de quoi vivre; ou celui qui, ayantde quoi vivre, fait le gueux, et vit dune manièresordide. C'est un grigou, un franc grigou, unvrai grigou. Il vit comme un grigou. Il est dustyle familier.
GRIL. s. m. ( l’L ne se prononce point dansle discours familier, et se mouille quand on leprononce.) Ustensile de cuisine qui est fait deplusieurs verges de fer parallèles, attachées àquelque distance l’une de l’autre, et sur lequelon fait rôtir de la viande ou du poisson. Côte-lettes de mouton rôties sur le gril. Mettre duboudin sur le gril, etc.
On dit fîgurément et fannlièrem. Être sur legril, pour dire,'Souffrir beaucoup de corps oud’esprit. Pendant cetlc conversation j’étois surle gril.
GRILLADE, s. f. Manière d’apprêter cer-taines viandes en les grillant. Mettre des côte-lettes de mouton, des cuisses de perdrix « lagrillade.
il se dit aussi Des viandes grillées. Voilà unebonne grillade.
Cn dit, Faire grillade, pour dire, Mettresur le gril des cuisses de dinde, de poularde, etautres choses semblables qui sont déjà rôties.
GRTLLAGE. s. m. Opération de Métallur-gie, qui consiste à faire passer le minéral parplusieurs feux, avant que de le faire fondre.
On appelle aussi Grillage, Une garniture defil de fer qu’on met aux fenêtres, aux portesvitrées, etc.
GRILLE, s. f. Plusieurs barreaux de boisou de fer, se traversant les uns les autres, pourempêcher qu’on ne passe par une fenêtre, oupar une autre ouverture. Il faut mettre desgrilles à ces fenêtres qui sont sur la rue.
On appelle dans les Couvons de filles, Grille ,Une sorte de grille en petits carreaux fort ser-rés, qui est dans le parloir des Religieuses. Onne parle « ces Religieuses qu'au travers de lagrille. Kt on appelle absolument le parloir,Grille. ÇesRcli gicuses sont toujours à la grille,
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ns bougent de la grille, pour dire, Elles sontsouvent au parloir. Il y a double grille à ceparloir.
On appelle Grille de fér, Toute clôture defer qui est ornée, et qui dans une maison sé-pare les cours des jardins. En entrant danscette maison on voit le jardin au travers d'unegrande grille de fer.
On appelle aussi Grille, dans les Couvensde filles, Un treillis de fer maillé de trois àquatre pouces de jour, qui sépare le Chœurdes Religieuses d’avec le Chœur ou la Nef deleur Eglise.
On appelle Grille, et Grille de feu , Troisou quatre chenets attachés ensemble à quelquedistance l'un de l’autre avec une barre de fer.
Grille , se dit encore Des barres de fer surlesquelles on place le charbon dans un fourneauau-dessus du cendrier.
Grille est, 'dans un jeu de Paume, Une es-pèce de fenêtre carrée, qui est sous le bout dutoit hors du service , et élevée à deux pieds deterre. Faire un beau coup de grille.
Grille, est aussi La plaque de fer trouéequi est sur une râpe, et qui sert à pulvériserle tabac.
Grille, en termes de Chancellerie, estUn paraphe en forme de grille, que les Secré-taires du Roi, qui ont à signer quelques lettres,mettent au-devant des paraphes particuliers,dont ils se servent dans leur signature parti-culière.
Grille, est aussi un terme de Blason . Il sedit De certains barreaux qui sont à la visièred’un heaume, qui empêchent que les yeux duChevalier ne soient offensés.
GRILLER, v. a. Rôtir sur le gril. Griffer dessaucisses, des cuisses de poularde.
Il se dit aussi De ce qui a été brûlé pourêtre trop près du feu. Ces pincettes ètoienttoutes rouges, elles m’ont grillé les mains.Il s'est chauffj de si près, qu'il s'est grillé lesjambes.
On dit aussi, La grand:, ardeur du soleila grillé toutes les vignes, toutes les herbes.
Il s’emploie aussi neutralem. Faites griller,laissez grillcj' ces côtelettes.
On dit fîgurément et familièrement, Jegrille d’impatience, ou absolument, Je grille,pour dire, Je brûle d’impatience; et populai-rement, Je grille dans ma peau, je l'ai faitgriller dans sa peau.
Grillé , ée. participe.
GRILLER, v. a. Fermer avec une grille. Ilfaut griller la fenêtre de ce cabinet.
On dit aussi, Griller une file, pour ffi re ’La faire Religieuse. Il avoit trois files, H en agrillé deux. U est du style familier.
Grillé, ée. participe,
GRILLET, s. m. ou GRILLETTE.s.f. Termede Blason . Sonnette ronde <r l ’ on met au «mdes chiens et aux jambes des oiseaux de proie.
GRILLETÉ.ÉE. adj. Terme deJilasou. U se,Ht Des oiseaux de proie fjui ont aux pieds des
sonnettes.
GRILLON, s. m. Petit insecte, qui est une