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GRI
cheveux bruns et de cheveux hlancs dont onfait des perruques.
GRISAILLER. v. a. Barbouiller de gris.Faire gvisailler un plancher , un lambris.
Grisaille, ée. participe.
GRISATRE, adj. des 2 genres. Qui tire surle gris. Couleur grisdtre. Etoffe grisâtre.
GRISER, v. a. Faire boire quelqu’un “jus-qu'à le rendre démi-ivre. Si vous le faites boiredavantage , vous le griserez.
Il s'emploie aussi avec le pronom personnel.Pour peu qu'il boive , il se grise.
. Grisé, ée. participe.
GRISET. s. m. Jeune chardonneret qui estencore gris, qui n’a pas encore pris son rougeet son jaune vif.
GRISETTE, s. f. se dit d’Un habit d étoffégrise de peu de valeur que portent les femmes.du commun. Elle a une jolie grisette.
Grisette, se dit aussi d’Une jeune fille oud’une jeune femme de médiocre condition. Iln’y a que des grisettes à ce bal. Il ne voit quedes grisettes.
GRISOLLER, v. n. Il se dit Du chant del'alouette. L’alouette grisolle.
GRISON, ONNE. a'dj. Qui est gris. Il ne sCdit que Du poil, ou des personnes par rapportau poil. Il devient prison. Poil grisou. Barbegrisonne.
Ï1 est aussi substantif. C'est un vieux grisou.
On appelle aussi Grisou , Un homme de li-vrée qu'on fait habiller de gris pour l’employerà des commissions secrètes. On Va fait suivrepar des grisons. On lui a détaché un grison.
On appelle populairem. Un âne, Un grison.
GRISONNER, v. n. Devenir grison. Il ne sedit guère que Des personnes. JI Commence àgrisonner. La tête commence àlui grisonner.La barbe lui grisonne.
GRIYE. s. f. Oiseau qui est bon à manger,qüi ale plumage mêlé de blanc et de brun, et*qui est à peu près de la grosseur d un merle.Chasser, tirer aux grives. Les grives s’en-graissent dans la saison des vendanges. Il y ades grives qui sont oiseaux de passage.
On dit familièrement d’Un homme qui abu excessivement, qu’il est soûl comjne unegrive.
GRIYELÉ, ÉE. adj. Qui est tacheté, mêléde gris et de blanc. Un oiseau qui a le plumagegriv.elé.
GRIVELÉE. s. f. Petit profit illicite et se-cret qu’on fait dans un emploi.
GRIVELER. v. actif. Faire quelques petitsprofits illicites dans un emploi, dans une charge.Il rie s'est mis dans cet emploi que dans l’espé-rance d’y trouver quelque chose à grivcler. Il abien grivele dans celte charge , sur cette affaire.II est neutre dans cet exemple. Il est (lu stylefamilier ainsi que ses dérivés.
Griyelé, ée. participe,
GRIVÈLERIE, subst. font' Action de gri-
velcr.
GRIVELEUR. s. masc. Qui fait des grive-V:es. C’est un griveleur , un franc griveleur.
GRIVOIS, s . an. Terme qui se dit d’Un sok
GRO
' dat éveillé et alerte. C’est un grivois , un bongrivois.
U s’emploie aussi adjectivement. Il a le tongrivois. Chanson grivoise.
GRIVOISE, s. f. U se dit d’Une vivandière,ou d’une autre femme d’armée qui est d’unehumeur libre et hardie. C’est une grivoise.
GRO
GROGNÀRD. s. an. Qui est dans l’habitudede grogner. II est familier.
GROGNEMENT. S. m. Cri des pourceaux.Il se dit aussi figurément Des personnes dans lestyle familier.
GROGNER, v. n. Il se dit proprement Ducri du cochon. Les cochons grognent guand onleur donne é manqer.
U signifie figurément, Témoigner par unbruit sourd et entre ses dents qu’on a quelquemécontentement. Cette femme ne fait que gro-gner. Il est du style familier.
GROGNEUR, EUSE. adj. Il se dit d’Unepersonne qui grogne par chagrin, par mécon-tentement. Il est d'humeur ou d’une humeurgrogneuse. U est du style familier.
On dit aussi au substantif, C’est un gro-gneur , c’est une grogneuse.
GROIN, subst. m. Museau de cochon. Lescochons fouillent avec leur groin. Un groin decochon.
GROMMELER, v. n. Murmurer , se plain-dre entre scs dents quand on est fâché. Qu’a -vez-vous à grommeler ? Il grommelle toujours.Il est du style familier.
GRONDEMENT, s. masc. Bruit sourd. Legrondement du tonnerre sc fil entendre.
GRONDER, v. n. Murmurer , se plaindreentre ses dents. Il n'est pas content, .il gronde.Il gronde contre vous. Il faut le laisser gron-der. Il s’en va grondant.
On dit figurément, que Le tonnerre gronde,pour ‘dire, qu’il fait un bruit sourd dans la nue.
On dit dans le mêmç sens, L’orage gronde.
Groxder, est quelquefois actif, et signifieGourmander de paroles. Gronder ses valets. Sivous tardez trop , vous serez grondé, j
Groxdé, ée. participe.
GRONDERÏE. subst. fém. Criaillerie , ré-primande qu’on fait en colère. Ses valets sontaccoutumés a ses gronderies. Ce sont des gron-deries perpétuelles.
GRONDEUR , EUSE. adjectif. Fâcheux ,qui aime à gronder. Il est d’une humeur gron-deuse.
Il est aussi substantif. C'cçt un vieux gron-deur , une vieille grondeuse. i
GROS.OSSE. adj. Qni a beaucoup de cir-conférence et de volume. Il est opposé à Menu.Gros arbre. Grosse boule. Gros homme. Unegrosse femme. Il est gros et gras. Gros bras.Gros ventre. Grosse tête. Grosse jambe. Unegrosse bedaine. Un gros réjoui. ÏJnc grosseréjouie. Un gros garçon. Un gros volume in-folio .
Grosse, en parlant d’Une femme, signifie
GRO
quelquefois Knceinte , et c’est dans ce sensqu’on dit, Une envie de femme grosse. La dis-tinction que l’usage a mise dans le mot deGrosse , en parlant d’Une femme, c’est quetoutes les fois que l’adjectif Grosse suit immé-diatement le substantif Femme , il signifie En-ceinte , et que hors de là il n’a point d’autresignification que celle du masculin.
On dit figurément et familièrement, Parlerdes grosses dents à quelqu'un , pour dire, Luiparler avec hauteur en le menaçant.
On dit proverbialement, Toucher la grossecorde , pour dire, Toucher le point le plus im-portant d’une affaire. Vous avez touché lagrosse corde.
On dit proverbialement, Faire le gros dos,pour dire, Faire l’homme important. Depuisqu'il est devenu riche , il fait le gros dos.
On dit figurément et familièrement, Etreqros de savoir , de faire , de dire quelque chose,etc. pour dire, En avoir une extrême envie. Ilest gros de vous voir. Je suis gros de savoir lesuccès de cette affaire.
On dit proverbialement, Grosse tête , peu desens.
On dit proverbiâîem. et figurém., Lés qrospoissons mangent les petits, pour dire, que D’or-dinaire les puissans oppriment les foibles.
On dit proverbialement d’Un homme qui afait beaucoup de folles dépenses, ou qui aconté beaucoup à ses parons, à sa famille, etc.qu’// a plus coûté, qu’il a plus dépensé d’or etd'arqent qu'il n’est gros.
On dit familièrement, Avoir les yeux gros ,pour dire, Avoir les yeux bouffis, ou d'avoirpleuré, ou de n’avoir pas assez dormi.
On dit, Avoir les yeux gros de larmes>Lorsque les larmes viennent aux yeux enabondance , et qu’on les veut retenir.
On dit encore, Avoir le cœur gros de sou-pirs , pour dire, Avoir besoin de se soulagerle cœur en soupirant.
On dit aussi familièrement, Avoir le cœurgros, pour dire. Avoir quelque dépit, quelquechagrin. Il a le cœur gros de l'injustice qu'onlui a faite , il en a encore le cœur tout gros.
Gros, se dit aussi d’Un tout composé d’ut*grand nombre ou d’un grand amas de plusieurschoses, et il est opposé à Petit. Grosse armes-Grosse dette. Grosse somme d'argent. GrosBourg. Grosse rivière. Gros ruisseau.
On dit en fait de bâtiment, Le gros mur,les qros murs , par opposition aux Murs qui nssont que de cloisonnage.
Gros, signifie aussi Epais, et est opp osc ,lDélié, délicat. Gros fl. Grosse toile. Gros drap.Gros pain. Gros vin. Ce n'est que de la grossebesogne.
On appelle Grosse viande, La vjande deboucherie. Il n'aime que h grosse viande.
On dit d’Un homme qui a le sens bon etdroit., mais qui ne l'a pourtant pas fort délicat?qu’il n'a qu'un gros bon sens.
Cn appelle Un gros fin, Celui qui faitle fin, et qui ne l’est pas. Il est du style fa-milier.