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Tome premier.
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DE M A S S I L L O N. T<)Cxaminer la justice de ce reproche ,cette' vérité est si consolante pour tantd’hommes qui "émissent & qui souf-frent, si précieuse dans l’institution d’unjeune Roi , íl nécessaire ser-tout à faireentendre aux oreilles endurcies des Cour-ri fans qui l’environnent, que l’huma-nité doit bénir l’Orateur qui en a plaidéla cause avec tant de persévérance &d’intérêt. Des enfans peuvent-ils seplaindre qu’on parle trop long-temps àleur pere du besoin qu’ils ont de lui,êc du devoir que la Nature lui fait de lesaimer ?

La même année où furent prononcésces Discours, Maífillon entra dans l’Aca-démie Françoise (x). L’Abbé F leur y ,qui le reçut en qualité de Directeur,lui donna entr’autres éloges , celuid’avoir su se mettre à la portée du jeuneRoi dans les instructions qu’il lui avoirdestinées. 11semble 3 lui dit-il, que vousa ye\ voulu imiter le Prophète qui pourre jsusciter le fils de la Sunamite , se râpe -tiff'a , pour ainfi dire , en mettant sa bouchesar la bouche ,ses yeux fur les yeux , &

( } ) II fut reçu le r,; Février 1719 a la place® e 1 Abbé de Louvois.