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ce grand Théâtre, comme il l’â été sur leParnasse ; il eût introduit la véritableéloquence dans un pays où de nos joursmême elle n'est que trop souvent igno-rée , & où elle l’étoit bien plus il y acent ans • il eût fait main basse fur cetteRhétorique triviale, qui consiste à noyerun tas de soohismes dans une mer deparoles oiseuses & de figures ridicules.Bespréaux ne diffimuloit pas dans l’oc-casion ce qu’il pensoit des déclamationsdont le Palais est si sujet à retentir.Défendant un jour la cause du bongoût devant un grave Magistrat, qui secroyoit un aussi grand Juge en Littéra-ture qu en affaires ,& qui peut-être avoirplus de raison qu’il ne pensoit, notre
illustre Pocte louoit Virgile de ne dire• - . , °jamais rien de trop. Je ne me serois pas
doutés dit finement le Magistrat, que
ce fut là un fi grand mérite .... Si grand
répondit Bespréaux, que c’est celui qui
manque à toutes vos harangues.
L’anecdote suivante peut faire jugerde son goût pour le métier de Juris-consulte , auquel ses païens vouloient lecontraindre. M. Dongois , l'on beau-pré , Greffier du Parlement, l’avoirpns chez lui pour le former au style de