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L’éloge ft’étoit ni fade , ni exagéré ; ilpouvoit être entendu , sans rougir, parun homme qui affectoit d’abhorrer éga-lement la satyre & les louanges ; & cefut pour avoir été renfermé dans cettejuste mesure , qu il eut l'este t dont lePoète s’étoit flatté. Encouragé par ce pre-mier succès, Despréaux se hâta de por-ter le dernier coup à l’austérité chan-celante de son détracteur, en lui avouant,avec un air contrit, combien il se sen-toit humilié de n avoir pas pour ami leplus honnête homme de la Cour. Dès cemoment, le plus honnête homme de laCour devint le protecteur & Papologistedu plus caustique de tous les Ecrivains.
Cependant d’autres personnes d’unepiété plus douce, ct par - là disposéesà pardonner tout , excepté la Satyre ,ne furent pas aulìl faciles à convertirque savoir été le Stoïcien de Versailles ,ct le Poète essuya plus d’un reproche deleur part , fur les traits dont 1 q prochainétoit percé dans ses Ouvrages; mais lesAuteurs de ces remontrances croientfans crédit à la Cour , ct Despréauxréécouta point leurs scrupules.
11 continua donc de se livrer au genrelatyriquç ; mais heureusement pour ía