fi E DíSPRÉAU X.
59
fierté , forçant enfin à se réunir contrefiú i’Europe entiere irritée de ses triom-phes , & accablée du poids de fa gloire.
Quoique Despréaux ne se reposât furpersonne du soin de louer ses Ouvrages,h a plus d’une fois avoué, que dans toutc . e qu’il avoir écrit, il restoit un côté^°ible , & comme il s’exprimoit lui—'Heine , le talon d’Achille , qu’aucun de|hs ennemis n’avoit pu trouver ; il n’aJamais voulu s’expliquer davantage j &Commentateurs , car il en a déjàCr ois ou quatre , & qui ont bien le géniefies Commentateurs , se sont épuisés enr aisonnemens dignes d’eux , pour dé-couvrir ce coté foible. Des hommes plusfiaits pour juger Despréaux , ont mieuxrencontré ce talon d’Achille dans la par-rie du sentiment dont il paroît avoir étéprivé. C’étoit, qu’on nous permette cetteex prellion, une espece de iens qui man-cpioit à cet illustre Ecrivain. Car fi le1 oëte doit avoir le tact; sûr & le goûtrevere pour connoître ce qu’il doit saisirrejeter ; si l’imagination, qui est pourfin comme le sens de la vue , doit lui re-presenter vivement les objets , & les re-^ e rir de ce coloris brillant dont il animeres tableaux : la sensibilité, espece d’odo*
Cvj