DE DesPRÉAUX, 85qui savent perdre & qui ne savent vasdonner , & qui ignorent que le défautd’économie , même avec un caractèrebienfaisant, est une espece de vol qu’onsût aux malheureux.
Le respect de Despréaux pour la Re-ligion étoit pur 8c íevere. S’il n’a pasfait contre les incrédules huit-cents Epi-grammes , comme un pieux Versifìca-íeur de nos jours, il n’a du moins laisteéchapper dans ses Vers aucune occasionde les rendre ridicules, sur-tout ceuxqui incapables même d’une mauvaise Lo-gique, mettent à l’incrédulité plus de pré-tention que de bonne foi, & dans les-quels, disoit-il,Terreur est encore moinsUn malheur qu’une sottise. II a montrédans la pratique de la Religion un dis-cernement austi éclairé que dans sonAttachement pour la croyance de sesLeres. Simple & vrai dans cette pratiqueÇomme dans tout le reste de ses actions,d n ’y porta jamais , ni hypocrisie, niv arn scrupule. 11 fut toujours l’Apolo-gie déclaré des Spectacles , quoiqueLouis XIV eût cellé d’y aller d’astezbonne heure , & que Racine, austi bonCourtisan que bon Chrétien , y eûtsévèrement renoncé. Despréaux écrivit