9 8 Éloge db i’A bbé '
L’Abbé de Saint-Pierte & Varignon,enfermés dans leur solitude , & n étantplus condamnés 8 c réduits, comme dansîeur Collège, à l’étude d’une Philosophiepire que l’ignorance , renoncèrent bien-tôt au pitoyable jeu de l’ergotisme sco-lastique , dès que leur esprit juste 8 c so-lide eut connu & goûté des aíimens plussubstantiels ; ils étoient occupés chacunde leur côtéd’objetsintéreísans 8 c utiles,Varignon de Géométrie , & l’Abbé deSaint-Pierre de Politique & de Morale.Fontçnelle , leur compatriote & leurami, alloit quelquefois passer deux outrois jours avec eux , &nous a peint lui-même , plus de 40 ans après, les dou-ceurs qu il boûtoit dans cette petite so-ciété , (i véritablement philosophique.35 Nous nous rassemblions , dit-il, avec-- un extrême plaisir, jeunes, pleins de 1»» premiere ardeur de savoir , fort unis »,, 8 c ce que nous ne comptions peut-être» pas alors pour un assez grand bien,» peu connus. (1) « C’est ainsi, pour l’ob-server en passant, que le sage Fonte-nelle , un des hommes qui a le pl uS
(1) Voyez l’Elose de Varignon , par Fonte-nelle , Hist. de l'Acad. des S ciences 1711,