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Tome premier.
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101 Él O G £ D£ i’AbbÍII ne reísembloit pas à ce dévot Ecrivain ,qui aimant à parler d u succès de sesOuvrages, ne manquoit jamais d’ajou-ter aux éloges qu’ilen faisoit, cette for-mule édifiante, il faut en rendre gloire àDieu j & croyoit s’ètre bien humilié.La simplicité de l’Abbé de Saint-Pierren’étoit pas auffi pieuse , mais plus vraie ;ce n’étoit ni humilité , ni modestie »c’écoit pur abandon de ses intérêts, fansprétendre même à l’honneur du sacri-fice. On ne l’accusera pas d’avoir aug-menté le nombre de ceux qui parlencde philosophie sans la pratiquer , &qui, comme il le disoit dans son lan-gage familier , mais expressif, chantentf office du Couvent sans en observer tarégie.

Inaccessible comme il Tétoit aux plai-sirs & aux chagrins de la vanité, la pluschere affection de presque tous les hom-mes , on lui pardonnera peut-être den’avoir pas été fort sensible aux peinesque les affections du cœur peuvent faire. éprouver. Bien opposé à ce Stoïciencharlatan , qui au milieu de ses souf-frances s’écrioit, avec un visage altéré,que la douleur physique n’ctoit point unmal, l’Abbé de Saint-Pierre ía regaxdoiï