Dî S AINT-PlIRRÏ I 17qu’un de ces métiers de mode ou de ca-price , dont il prévoyois Tanéantissementd’après les calculs qu’il faisoit sans cesse.Car semblable en quelque sorte à cetAnglois qui a poussé la fineíle de f Arith-métique jusqu’à déterminer l’annéeprécise de la fin du monde (i), T Abbéde Saint-Pierre avoir auilì calculé à famaniéré Tépoque où chaque préjugé ,chaque erreur, chaque sottise des hom-mes devoir finir j & nous pouvons don-ner par un seul trait quelque idée de lacertitude de ses spéculations. II n’hési-toit point à prédire qu’il viendroit untemps, où , pour emprunter ses proprestermes , le Capucin le plus Jimple enfauroit autant que le plus habile Jésuite,II regrettent feulement que ce tempsheureux ne pût arriver qu’avec beau-coup de lenteur, grâce aux causes fu-nestes qui conspiroient pour le retarder.En jetant les yeux avec douleur fur cettemultitude de siécles que Tesprit humaina perdus pour son instruction depuisqu’il existe des hommes, il accusait sur-tout de ce malheur le despotisme sous
(i) Voyez nos Mélanges de Littérature,T om.V , pag. 8 j.