de Saint-Pierre. XI9par foibleíse dans les routes battues , ré-pètent , en la méprisant, l’opinion de lamultitude , qui s’y affermit ensuite elle-nicme en la répétant d’après eux , & quidevient à son tour leur écho , parcequ’ils ont été le sien. Notre Philosopheprétendoit que cette frayeur pusillanimede heurter les idées vulgaires , s’étoitétendue fur les matières mème où il estle plus évidemment permis de penserd’après foi, fur les objets de Littérature&c de goût ; il soutenoit que la craintede s’attirer des ennemis, ou tout aumoins des injures, avoir forcé des mil-liers d’Ecrivains de rendre humblementleurs hommages à des préjugés qu’ilssavoient nuisibles au bien des Lettres,d’adorer avec superstition ce qu’ils au-roient dû honorer avec discernement,de louer,à force de prudence,des produc-tions médiocres honorées de la protec-tion publique , d’empìoyer enfin à nepas dire leur pensée tout l’esprit qu’ilsauroient dû merrre à la dire. En déplo-rant cette foiblesse, l’Abbé de Saint-soerre auroit pu y trouver un remede.Ce seroit que chaque Homme de Lettreslaissât un Testament de mon , où il s’ex-pliquât librement fur les Ouvrages,
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