DE B O S S V E T. l6íle même Archevêque, quelque humiliéqu’il se sentît par la force & la grandeurdu génie de Bossuet, étoit assez justepour ne pas souffrir qu on la méconnut,ìln jour que de jeunes Aumôniers dussoi, dont l’un a depuis occupé de très-grandes places, parlaient en fa présence,-avec la légèreté Françoise, des talens 8cdes ouvrages de l’Evêque de Meaux,qu ils osaient vouloir rendre ridicule :Tíásc\-vous 3 leur dit leTeliier, respecle\votre Maître & le notre.
La circonstance de la vie de Bossuetqui dut être la plus affligeante pour luiest l’obligation qu’il crut devoir s’im-poser de combattre dans la personne deïé ne Ion la vertu même, & la vertu quis’égaroit. Mais les opinions de "Arche-vêque de Cambrai fur le Quiétisme ,lui parurent d’autant plus dangereuses ,que celui qui les répandoit étoit bienpropre à séduire par la douceur de sesmoeurs, 8c par le charme de son élo-quence : on disoit de lui, en le compa-rant à P Evêque de Meaux , que ce der-nier prouvoit la Religion,& que Fénelonla faisoit aimer. Bossuet, inéxorablement.attaché à la saine Doctrine, y sacrifia,sans balancer l’amiúé qu il avoit témoi-