î<>4 Éloge
Plein du désir sincere de réunir parla conciliation les Protestans à fEglife,il eut un commerce de lettres avec lecélébré Leibnitz fur cet objet, si digned’occuper ces deux Grands Hommes.Mais Leibnitz, plus tolérant que con-troversiste, & plus Philosophe que Pro-testant , traitoit cette grande affaire deReligion , comme il eut traité une né jgociation entre des Souverains. Peuinstruit ou peu touché de la rigueur in-flexible des principes Catholiques enmatière de foi , il croyoit que chacunedes parties belligérantes devoit faire àla paix quelques sacrifices , & céder unpoint pour en obtenir un autre ; BoíTuet,inébranlable dans fa croyance , vouloir,pour préliminaire, que les Protestanscommençassent par fe soumettre à toutce que le Concile de Trente exigeoitd’eux. On croira fans peine que le Né-gociateur Théologien ne put s’accorderavec le Négociateur accommodant. Envain dans un Ecrit public , un MinistreRéformé exhorta Bossuet à la condes-cendance. 6 ’ejl en bon François , difoitBayle, Vexhorter a sc faire Proteftantìl n’en fera rien • on peut l’ajsírersans êtfiProphète .