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pardonnable, d’encourir la haine dequelques hommes de son état, dont1 avidité égaloit le crédit, & qui trou-vant dans fa régularité leur condamna-tion , s’en offensoient comme d'un traitde satyre.
Louis XIV , qui loin de craindre 8cde repousser le mérite , comme on l’areproché à plus d’un Prince , aimoit à1 attirer près de fa personne , connutbientôt tout celui de M. s Abbé deDan-geau, 8c se l’attacha en le nommant sonLecteur. Cette place , qui lui donnoit unaccès facile auprès du Trône , lui of-froit des occaíions fréquentes d’êtreutile aux Lettres , d’inspirer au Mo-narque une juste estime pour ceux quiles cultivoient dans l'obscurité avec plusde succès que de fortune , & de leurobtenir des grâces qu’ils méritoíent ^fans les rechercher. M. s Abbé de Dan-geau savoir que le rôle à'ami des Gensde Lettres est un des plus nobles qn’unsujet puisse remplir auprès de son Roi ;qu’en mettant le Souverain à portée deconnoître &. de favoriser la lumière queles Lettres répandent, on le dispose àprofiter de cette lumière pour lui mèmeen se la rendant propre & personnelle-,