iç)í Éloge de M. L’ABBéII étoit si satisfait de son travail sur cesujet, qu’il se surprenois quelquefoislui-même dans un enthousiasme dont ilrioit tout le premier. Quelqu’un luiracontoit un jour des nouvelles qui occu-poient fort les Politiques : il arriveratout ce qu il fourra , répondit en plai-santant M. l’Abbé de Dangeau, maisj’ai dans mon P orte-feuille deux milleVerbes François bien conjugués. II conté-paroit avec la même gaieté fa paillonpour la Grammaire , à celle d’un En-thousiaste plus sérieux que lui, & quis’écrioit en soupirant : les Participes nefont pas connus en France ■ semblable àcet Astronome qui plaignoit le malheur•de PEurope d’être inftclée de mauvaiseslunettes. Ceux qui seroient aífez simplespour prendre à la lettre & juger sérieu-sement ces traits de M. l’Abbé de Dan-geau, doivent se souvenir au moins quela plupart des Courtisans ses ennemis,qui se moquoient de ses occupations ,ne faisoient pas de leur temps un usag eauíïï estimable que lui. Les momen s
a u’ils confumoient à se déchirer & à f
étruire les uns les autres , auroient ete
mieux employés à l’étude d’une Lang lie
qu’ils ne rougiisoient pas d’ienorer,
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