202. ÉlOGE DE M. 1 A B B Étalens unis par les travaux & par i’ef-time, M. l’Abbé de Dangeau écartoitavec soin de la Société qu’il avoit formée,la médiocrité vaine & jalouse , impla-cable & vile ennemie du mérite éclatantqui lui fait ombrage. }’ abandonne 3 di-soit-il, ces rebuts de la Littérature à la.faveur ténébreuse de quelques Mécènesaufjì méprisables qu eux , & dignes à touségards de les rassembler & de les proté-ger. La plus parfaite liberté dans lesopinions étoit la premiere loi de fa pe-tite Académie j & il n’abusa jamais,pour y donner le ton, ni de son rang,ni de son mérite , ne voulant pas quela plus légere déférence pour lui fermâtla plus petite porte à la vérité. CetteSociété d’hommes honnêtes & instruitslui étoit st chere, qu’étant à son derniermoment le jour où elle s’asiembloitchez lui, il défendit qu’on renvoyâtaucun de ceux qui avoient coutume des’y rendre. II mourut ainsi dans le seindes Lettres , & pour ainsi dire au litd’honneur , le premier Janvier 17 2.3 rpleuré de tous ceux qui l’environnoient-Nous terminerons cet Eloge par le traitdesavieqùi nous intéresse le plus. Cette
Compagnie lui est redevable d’un se r '