diM. de Sac y. 115traduise un jour ^ commence\ par traduirevous-même. Cette réglé n’a peut-etred exception qne pour un très-petit nom-^te de génies supérieurs , qui sortanttout formés des mains de la Nature,
•a ont besoin ni de Maître, ni de modèle;le travail de la Traduction seroit pourtous les autres une riche moiflon deprincipes & d’idées , & une excellenteEcole dans l’art d’écrire. C’étoit l’avis deDespréaux (1). Que n’est-il plus suivipar no s jeunes Littérateurs, dont laplupart se hâtent de prendre la plumesans avoir appris à la tenir, & d’êtreAuteurs avant de penser ? On peut lescomparer à ces encans, qui, se mariantavant d'être hommes , veulent don-ner la vie à d’autres quand l’âge n'apas achevé de les former eux-mêmes, &font punis,par des productions avortées,de la violence qu ils font à la Nature,Mais le rang peu flatteur qu occupentdans les Lettres ceux qui fe dévouent ài’ingrat & pénible métier de Traducteur,rebute la vanité ardente d’un Ecrivainnovice , qui preTé de fe faire un nom ,
C)V: l’Hist. de l'Acad. Françoise , in-11 ,tora. j., p, i 1J , >