de M. de Sac Y. 117Amples & pénétrantes , cjui rendent íidélicieuse & íi douce la lecture de cedivin morceau des Essais (1). » Sion me» preíse de dire pourquoi je l’aimois ,
15 je sens que cela ne peut autrement»> s’exprimer, qu’en répondant, parcs» que c’étoit lui, parce que c’étoit moi....
” Depuis le jour que je le perdis , je» ne tais que traîner languissant, & les» plaisirs même qui s’offrent à moi,
« au lieu de me consoler, me redoublent» le regret de sa perte j nous étions à” moitié de tout, & il me semble que
” je lui en dérobe sa part «.C’est
ainsi que le plus Philosophe des Ecri-vains a exprimé ce qu’il sentoit pourson ami. Au contraire , un célébré Phi-losophe de nos jours (2), très-digned’ailleurs par ses vertus d’inspirer & desentir l’amitié, a mieux su la mériterque la connoître. Plus occupé d’en dé-velopper le principe dans les âmes vul-gaires, que d’en peindre les épanchemensdans les cœurs faits pour elle , il sembleavoir voulu bannir de sa spéculation
(i)Vovez dans Montagne le Chapitre de XA-initié Liv. I. Chap. XXVII.
, W M. Hclvitius, dans k livre de ïEsprit,
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