D E M. DE S A C Y. 229don profonde. Cet Ouvrage néanmoins,malgré la vigueur ou la mollelse dotouche qu on y déliré, eut un succèsmérité, par la morale faine 8c délicatequi en fait la base, par l’élégance & 1*pureté du style, & sur-tout par l’hon-nêteté de caractère dont il porte 1 em-preinte. On Jugea que si l’Auteur s etoitpeint dans son livre avec trop peu d’énet-gie , du moins il s’étoit peint au naturel ;Lc ceux qui lurent M. de Sacy avec lemoins d’intérêt, ne purent se refuser àcelui que sa personne étoit si di^ne d’ins-pirer. C’est que le premier mérité d’unAuteur est d’être vrai ; être éloquentn est que le second ; on sent que M. deSacy, quand il parle de Pamitié 8c de lavertu, parle de ce qui le touche & dece qu’il aime ; 8c tout Ecrivain qui(exprime avec simplicité & vérité le sen-timent honnête qui est au fond de soname , n a pas besoin d’éloquence pourfait e partager ce sentiment à ses Lecteurs.
Notre Académicien , qui n’avoir oséou n’avoit voulu être que le Traducteurde Pline , sembloit, dans Les Ouvragesqui lui appartenoient en propre, aspirerà se montrer le rival de Cicéron , quoi-qu’en apparence beaucoup plus tedou-