be t a Motte. 175Estent tous ses devoirs, & en regardantla mort comme le terme heureux deses maux.
Tandis que les prétendus amis dâM. de la Motte lui faisoient sentir unpeu amèrement toute la rigueur de leurzele pour la perfection de ses Ouvra-ges , il avoir aussi quelques amis vrais& honnêtes , qui savoient joindre à l’in-térêt qu ils marquoient pour sa gloire»les égards qu il méritoit & qu il ne de-mandoit pas. L’amitié dont il fut liéavec ïontenelle est digne sur-tout d’êtreproposée pour modele aux Gens deLettres. Cette amitié ne se démentitjamais , & fait l’éloge de l’un & de1 autre. ïontenelle a même dit pluíieursfois, que le plus beau trait de fa vie étoitde n’avoir pas été jaloux de la Motte.11s s’éclaìroient & se dirigeoient mu-tuellement , soit dans leurs Ouvrages,soit dans leur conduite ^ & ce fut par leconseil de la Motte que Pontenelle euta la fois le courage & la prudence dene pas répondre à un Jésuite , Censeuramer de son Hifíoire des Oracles. LeCritique , très-fin raisonneur , avoirprétendu , on ne sait pourquoi , quel’Auteur de cette Histoire avoir porté
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