r.yr. Éloge
beaucoup le Tartuffe ; plus il aimoít fávertu naïve & sincère , plus il endétestoit le masque, qu’il se plaignoitde rencontrer souvent à Versailles, &plus il applaudissent à ceux qui eífayoientde l’arracher. 11 ne faisoit pas, commeBasilet , un crime à Molière d’avoifusurpé le droit des Ministres du Seigneur,pour reprendre les hypocrites ; Fénelonétoit persuadé que ceux qui se plaignentqu’on leur- usurpe ce droit, qui n’estau fond que le droit de tout hommede bien, sont pour l’ordinaire peuempressés d’en faire usage, & craignentmême souvent qu’on ne l’exerce à leurégard. Il osoìt blâmer Bourdaloue, dontil respectoit d’ailleurs les talens & lavertu, d’avoir attaqué dans un de sesSermons,par une déclamation insipide,.cette précieuse Comédie, où le con-traste de la fauíïe dévotion 8 c de lapiété sincere est peint avec des couleursíi propres à faire détester l’une & res-pecter l’autre. Bourdaloue, difoit-davec candeur, n’est pas Tartuffe , mai sses ennemis diront qu’il est Jésuite.
Pendant la guerre de 1701, un jeunePrince de l’armée des Alliés passa quel'que temps à Cambrai. Fénelon donna