B E F È N E t O K. l 9Sbrai ponvoit, en quelque sorte , laRegarder comme une terre étrangère ,lorsque la France , déchirée depuis huitans par une guerre malheureuse j achevadetre désolée par le funeste hiver deFcnelon avoir dans ses grenierspour cent mille francs de grains ; il lesdistribua aux Soldats, qui souvent man-quaient de pain, & refusa d’en recevoirle prix. Le Roi dit-il, ne me doit rien •
& dans les malheurs qui accablent lePeuple , je dois } comme François &c _°mme Evêque rendre a F Etat ce que) en ai reçu. C’est ainsi qu il se vengeaitde sa diígrace.
Le charme le plus touchant de sesOuvrages , est ce sentiment de quié-tude & de paix qu il fait goûter à sonLecteur ; c’est un ami quis’approche devous, & dont l’ame se répand dans lavotre; il tempere, il suspend au moinsP°ur un moment vos douleurs & vosPeines j on pardonne à i’humanité tantd hommes qui la font haïr , en faveurde Fénelon qui la fait aimer.
Le peu d’écrits qu’il a laides fur laLittérature, est plein de goût, de finesseà de lumières. Nourri de la lecture desAn ciens , il fait damant mieux les
* Niv