37 1 Éloge
& presque les avoir faits eux-mêmes-Si Ton en cro.it les plaintes des Gens àeLettres, plus d’un Comédien les a forcesà mutiler ainsi leurs Ouvrages , & poUtl’ordinaire ne les a pas aulll - bien dé'dommages.
Les succès si multipliés de M.DestoU'ches croient d’autant plus flatteurs pou flui, qu’ilsne furent ni arrêtés ni arfoibh 5 ’par ceuxd’un rival redoutable, ducélèbreDufreiny,quibrilloità-peu-près dans I emême temps fur la Scene. Tous d eu ss’y distinguoient par des qualités diUe-rentes &: presque opposées ■ Desto 11 'ches, naturel & vrai , lans jamais êtreignoble ou négligé ; Dufreíhy , original& neuf, fans celser d’être vrai & narst'rel ; f un Rattachant à des ridicules pl liSappareils ; Tautre saisissant des ridiculesplus détournés ; le pinceau de Lebtouches plus égal & plus févere - la toU"che de Dufreíny plus spirituelle & pl llSlibre; le premier deslìnant avec plus àerégularité la figure ennere ; le seconddonnant plus de traits & de jeu à j 3physionomie ; Destouches , plus. ré-fléchi dans ses plans , plus inteiiig eni:dans l’enfemble ; Dufrefny,animant pardes scenes piquantes ia marche irregu-