De F e é c h i e r. 405parler & d’écrìre, avoir la manie dec hercher des Eleves & le malheureuxsalent d’en trouver , & se qualifioitModérateur de l 3 Académie des Philo-sophes Orateurs . Le Disciple recon-Coiíïartt, quoique très - mal instruit,^dressa un Madrigal à son Maître, mais
poussa pas la reconnoissance jusqu a
^imiter.
Ceux qui aiment à faire des compa-raisons , au risque de ne pas tracer tou-jours des portraits fort ressemblans,ont comparé Fléchier à Racine , Sc®ossu e t à Corneille. Quelqu’un a dita vec plus de justesse, qu’on ne pouvoiterre plus différent que les deux pre-miers , & moins se ressembler que lesdeux autres. Flcchier 11’a de communavec Racine qu une qualité qu’ils parta-gent avec pluíìeurs Ecrivains, l’éléganceêc la pureté du style; encore l’élégance0 a-t-elle pas lp même caractère dansj un & dans l’autre ; celle du Poète ,toujours facile , paroît naître Sc coulerde source; celle de l’Orateur, toujourssoignée, laisse voir, si on peut parlerain si, l’alignement & le compas. Quelledistance d’ailleurs de l’un à l’antre pour" vérité, le sentiment & le goût )