4^8 Éloge
veauté fut d’autant plus goûtée j qri ele Public étoit depuis long-temps fati-'gué de l’uniformité de ces Harangues»Cependant, soit timidité , soit paresse,le nouvel Académicien ne porta p aSl’mnovation auffi loin qu’il l’auroit pu,& que fa réputation , son âge & ^vœu unanime de ses Auditeurs l’y aU'torisoient. II conserva dans son Dis"cours le fond, déjà si usé, de tous ceu<dont nos Assemblées avoient tant defois retenti , & ne fit que répéter enVers , plus énergiques qu’élégans, 1 £SComplimens d’usage qu’on entendeurdepuis si long-temps en prose. On aesiayé depuis d’affranchir nos rémérésmens Académiques des entraves q lienOs prédécesseurs y avoient mises, &des bornes étroites où ces Discoursétoient circonscrits. M. de Voltaire,dont nous avons tant de fois parlé dan ycet Eloge , & si bien fait pour donner eutout l’exemple, a le premier prononceà fa Réception un Discours utile, ltnDiscours intéressant fur les progrès dela Littérature & du goût ; il a ose,avec le succès qu’il devoir en attendre,ce que les Despréaux & les Racines aU'soient dû oser il y a près d’un siécle j