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Tome premier.
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54° Discoursvous me pardonnerez aisémen,t d’avoîfpeine à le quitter. Quelque admirationque doive inspirer son illustre antago-niste le grand Bossuet, & quoiqu’il se soitassuré l’immortalité par des Ecrits vrai-ment sublimes , il restera peut-être ànos derniers neveux encore plus d’Ou-vrages de l’intéresiant Archevêque deCambrai, que de leloquent Evêque deMeaux; non par l’estet d’une supério-rité de talens , fur laquelle nous n’avonsgarde de prononcer entre ces deuxGrands Hommes , mais par cette raisoníeule , digne d’être méditée par desPhilosophes, queFénelon, préférant,comme il le disoit lui-même , le genrehumain à tout , écrivit plus de chosesutiles à tous les íìecl'es & à tous leslieux j tandis que Bossuet, plus Théo-logien , & par-là plus concentré dans uníeul objet, fut obligé , soit par les cir-constances , soit par son ardeur natu-relle,de se dévouer presque entièrementà des' querelles de controverse. Or voussavez, Meilleurs, que ces malheureusesquerelles , attachées à la destinée desSectes qui les ont fait naître , font en-glouties tôt ou tard avec elles dans ce.fleuve de Toubli, où se perdent enfin.