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vrai, que les Grands ont voulu plusdune fois usurper; mais dont ils n’ontpu , heureusement pour les Lettres,enlever au Public la propriété exclusive.Cette femme dédaigneuse & bornéeavoit elle-même réfuté d avance cepetit trait de satire , ea s’abaissant àemprunter la plume de Segrais dansquelques petits Ouvrages de galanteriedont elle s’occupoit, & qu’elle vouloitparoître avoir faits j mais elle n’eutpoint recours à lui pour écrire ses Mé-moires , &. on s’en apperçoit assez.
Au sortir de chez Mademoiselle ,Segrais fut accueilli par une femmeplus faite pour f apprécier, par Ma-dame de la Fayette , qui écrivit fousses yeux les deux Romans célébrés dela P rince]]e de Cleves & de Z aide.File trouva dans les conseils & dans lacritique de cette maniéré de bel-efprit ,dés secours qui furent très-utiles à laperfection de ces deux charmans Ou-vrages ; les secours même furent a fiezgrands, pour qu’on ait souvent attribuél’un & f autre Roman k Segrais ; jn aisil n’a jamais hésité de les rendre à leuívéritable Auteur , & les lui a toujoursrendus avec la sincérité la plus franche»