ÉLOGE
conclura peut-être que cette famil^de simples Citoyens, tant vexes par de§satires, n'a guere moins fait pour 1®gloire de son Roi, que si elle eût ét edécorée des places les plus éminente 5.Mais c’eít le fort du mérite modeste& fans pouvoir , d'éprouver l’injusti cede fes Contemporains, & de sien êtrepas toujours dédommagé par la Pos-térité.
Le crédit dont jouistoit Charles Pef-rault, & la reconnoi/fance que les Let-tres lui dévoient, lui avoient ouvert,dès Tannée 1671 , les portes de l’Aca"demie Françoise. II y fit, le jour de &réception, un discours de remercîment,dont cette Compagnie fut si contente»qu’elle prit la résolution de rendre pu-bliques à l’avenir les réceptions deMembres. II est vrai qu’elle fe fit UUdevoir trop gênant d’assujettir ces ré-ceptions à des formules de complime sl3&. d éloges depuis long-temps usés &monotones , & dont il faut espérsqu elle osera enfin s’affranchir un j o 1 ' 1 ’”
La faveur des Grands est raremen 1durable, & pour l’ordinaire lest d au-tant moins qu’elle est mieux méritée-Charles Perrault , très-capable de r e *