de Marivaux. 75quelquefois un moment son vrai lan-gage. Nous citerons pour exemple lesfcenes de la Mere confidente , entreMadame Argante St fa fille, Dans cesfcenes, une jeune personne qui aime,mais qui craint de donner trop d’en-tre'e dans son aine à un sentiment d’oùpourroit naître son malheur, fait con-fidence à sa mere, comme à sa meil-leure & à sa plus digne amie, dece sentiment quelle chérit St qu’elleredoute, St trouve dans la bonté ,dans la prudence, dans les conseilsde cette mere sage St vertueuse, lessecours St 1 appui que fa situation luirend nécessaires. II est vrai que. dansces fcenes touchantes, où la Naturedéveloppe toute fa naïveté d une part,St toute fa tendresse de l’autre , M.de Marivaux n’a pu résister à la ten-tation de se montrer encore quelque-fois , mais aussi rarement, Sc aussipeu qu’il lui est possible. 11 semble qu’ilait voulu seulement laisser dans cesfcenes l’empreinte légere de son ca-chet, dont nous conviendrons qu’ellesauroient pu se passer.
A l’exception de quelques fcenesde cette elpece , il v a, dans toutes
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